LES SACRIFICES TAUROBOLIQUES , DAPRÈS PRUDENCE
Summus tacerdos nempe svb ter- i.e grand prëlre qui doit être con-
[fiiw icrobe sacré est plong* dans une fosse pro-
Acta in profondum cottsecrattdus fonde et creusi'e sous terre. Magni-
\intrgitur ; fiquemeni vèlu, il a, comme aux
Mirt infnlatni, ftiia vïllis Umpora jours solennels, le front ccini de
fftctfiu, corona tum repfxut aurea, bandelettes et orné d'une couronne
Cinetu gabino stricamfuliut togam. d'or; sa robe de soie est relevée à la
gsbienne.
Ttbulit tuperHt strata texuut pul- La fo5se est recouverte de planches
\fiia, dont l'assemblage laisse des vides et
Rinteia rari ptgmalis compagibus : des fissures. On découpe ensuite, ou
Seiiutttnt tubint/r, vrl ttrehrant bien on perce ce plancher de mille
\aream, petits trous, pour établir une com-
Crtbrogue lignutn ptr/araiit acu- tnunication complite avec Tinté-
\mine, rieur. -^f Pattat minutis ut fregiimis liiatibus.
Hue iaurus ingcns, fi-oiite lorva C'est là qu'on amène un taureau
[(7 hispida, A la lèle menaçante et hérissée. Dei
Sertis reviiicliis nul p,-r armas guirlandes de fleurs chargent ses
'\Jloreis, épaules, ou embarrassent ses cornes,
Aut tmpeditus cornibus dediicîlur : l.efrontdela viclimeesl tout Élince-
Necnon et aura frons ciruscat lias- lant d'or, et son poil reflète l'éclai
\tiac. des feuilles du même métal.
Selasque fulgar brarh-alls infcil.
Hic, ut statula est iiiuiiolutida Dès que te farouche animal est là
\beHua fixé sur le lieu du sacrifice, on oo-
Pectus sacrato dividunt remibiih : vre sa poitrine avec le couteau
Eructai amplut» vutiius iiiidam San- sacré ; un ruisseau de sang brûlant
' guiiiis s'échappe de l'ample blessure, se
Ferventis, inque texia puntis subdili répand comme un torrent plein de
Fundit vaporum fiiimen, et late vapeurs, et bouillonne sur les ais
\oestuat. mal assemblés du pont.
(c Est-il besoin de rappeler la dictature, jugée par nos pères comme pouvant procurer une autorité plus forte que le consulat lui-même, pendant les plus rudes guerres et les troubles civils les plus difficiles à apaiser ? Faut-il parler de ces tribuns du peuple, créés pour prendre les intérêts des plébéiens? de ce pouvoir transféré des consuls aux décemvirs? de cette restauration du consulat lorsque le règne décem viral fut brisé? Que dire de cette même autorité consulaire fractionnée entre les mains de ceux qui furent appelés tribuns militaires, consulart imperio, au nombre, tantôt de six, tantôt de huit? A quoi bon mentionner le partage des magistratures patriciennes avec les plébéiens? Et je ne parle pas seulement ici de Yimperium, mais aussi des sacerdoces; et que serait-ce si je racontais ces guerres entreprises par nos pères et poursuivies par nous?... Mais je craindrais que cela ne parût un étalage excessif, une jactance oiseuse de gloire, pour cet empire étendu par delà l'Océan..., mais revenons plutôt à ce qui concerne la Cité
Deuxième colonne.
«« Assurément, c'est par une disposition nouvelle qu'Auguste, mon grand-oncle maternel, et Tibère, mon grand-oncle paternel, voulurent que toute la fleur des colonies, dans tous les pays de la terre, et que la fleur des municipes romains, — c'est-à-dire, que ce qui compose l'élite du
CAKSAR. OMNRM. TLO'rEM. YBiaUE, COLOXIa'RTM. AC. MFNICIFIO- '
aVlD. ERGO. VOtt. ITALICTS. SBMATOR. PROTINCIALI. POTIOR. BST. tAM VOtils. CVM. HANC. FARTBU. CEySVRAE. KEAZ. AnPROaA'R.a, COEPKRO,
DE. EA'. RE'. 9INTIAM. REBVS. OSTENDAM. 1«ED. ME. PROVIXCUI.fS,
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SIMODO. ORNARC. CVRUM, POTERIKT. RSICIENDOS. PTTO
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