‹ Du Saint-Gothard à la mer (volume 2)Chapitre 68 sur 75 · I.e grand prêlre qui doîtttrc con · texte numérisé non relu

I.e grand prêlre qui doîtttrc con

[ram scrobe

sacré est plongé dans une fosse pro-

Actn ÎH frofondum cautccrandin

fonde et creusée sous terre. Magni-

fiquement vôtu. il a. comme aux

itirt infulatut. fesia v.'llli ttmpora

jours solennels, le iront ceint de

Nrettra. eoroim lum repuus aurea.

bandelettes et orné d'une couronne

CittctH gabino serieamfultutlogam.

d'or; sa robe de soie est relevée â la

g^bienne.

TabuUtsufn'mstrata lexuitt fiul-

La fosse est recouverte de planches

[fiita.

Pimota rari ptgmatU compagibus :

des fissures. On découpe ensuite, ou

1 SeinJunl tvbindt. vel Urckranf

bien on perce ce plancher de mille

petits trous, pour établir une com-

fc Crebroque lignum ptrforanl acu-

munication complète avec Tinté- ^.

Pateat minutisul freqiieiis Itiatibus.

Hue iaurus ingens, /route torva

[et kispida.

Sertis revinctus aut par armos

Aut impeditus comibus deduciiur :

Necnon tt auro frons roriiscat hos-

Stfasque fulgor bractealis inficit.

Hic, ut slatuta est immolanda

{betlua

Peclus sacralo dividuiit venabulo :

Eructât amplum vulnusundamsan-

[guirns

Ferventis, inque teita pontis subdili

Fundit vaporum Jîumeii, et late

\aesluai.

C'est là qu'on amène un taureau à la tête menaçante et hérissée. Des guirlandes de fleurs chargent ses épaules, ou embarrassent ses cornes.

Le front de la victimeest tout étincelant d'or, et son poil refîète l'éclat de.s feuilles du même métal.

Dès que le farouche animal est là fixé sur le lieu du sacrifice, on ouvre sa poitrine avec le couteau sacré ; un ruisseau de sang brûlant s'échappe de l'ample blessure, se répand comme un torrent plein de vapeurs, et bouillonne sur les ais mal assemblés du pont.

Alors, pénétrant par les mille ou- Tumper fréquentes mille rimarum

vertures, ce sang, comme une pluie ^^vias

ou une rosée infecte, tombe dans la Jllapsus tmber, tabidum rorem

fosse. Le prêtre qui s'y trouve le \j>luit

reçoit, et, avide d'en recueillir jus- Defossus tntus quem sacerdos exci-

qu'à la dernière goutte sur sa tête [^«V,

hideuse, il en sature ses vêtements Guttas ad omnes turpe sujectans

et tout son corps. \caput,

Et veste, et omni piitrefactus corpore,

Bien plus, rejetant son front en Qutn os supinat, obvias offert

arrière, il y expose ses joues, ses ^ gênas,

oreilles, ses lèvres, ses narines ; il Supponit aures, labra, nares objicit,

oint de cette liqueur jusqu'à ses Oculos et ipsos perluit liquoribus :

yeux ; il n'épargne pas même son Necjam palato parcit, et linguam

palais ; il en arrose sa langue ; il rigat,

veut en imprégner tout son être. Donec cruorem totus atrum corn-

bibat,

Les flamines ayant débarrassé le Postquam cadaver sanguine egesto pont du cadavre épuisé et raidi, il \rigens

sort de sa retraite, horrible à voir, Compage ab illa flamines retraxemais consacré. Il montre avec orgueil \rint,

sa tête ensanglantée, sa barbe char- Procedit inde pontifex, visu horrigée de caillots, ses bandelettes dé- jdus;

gouttantes et ses vêtements saturés Ostentat udunt verticem barbant de sang. [gravent,

Vittas ntadentes, atque amictus

[e brios,

A l'aspect reix)ussant de cet homme Hune inqtîinatum talibus conta-

tout souillé des marques du sacrifice ^gUs,

expiatoire qu'il vient d'accomplir, Tabo recentis sordidum piaculi,

tous les assistants se prosternent et Omnes salutant, atque adorant

adorent de loin, persuadés que le [eminus:

sang d'un vil taureau, en coulant Vilis quod illtim sanguis, et bos

sur lui dans une fosse fétide, l'aura [mortuus

complètement purifié. Faedis latentem sub cavemis lave-

[rint,

(Trad. de Boissieu.) (Prudence, Hymn. X, vers 1021

et suiv. — Passio sancti Romani Martyris,)

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