CHAPITRE XII
leurs, la rareté de l'offre de leur travail doit amener une hausse des salaires qui sera au moins proportionnée à rintensité du risque couru. Une proportionnalité exacte aurait été la conséquence naturelle d'un libre débat entre les parties intéressées, surtout lorsque quelques années d'expérience auraient déterminé d'une manière suflBsamment exacte l'intensité du risque dans chaque contrée et pour chaque genre d'exploitation.
Indépendamment des caissesgénérales de secours, communes à tout un district minier, il existe des caisses particulières à chaque établissement. La part contributive des ouvriers et des patrons y varie sans aucune règle déterminée : tantôt elle est égale de part et d'autre, comme dans les caisses générales ; tantôt les patrons se bornent à administrer le fonds commun, en comblant le déficit formé presque chaque année par l'excédant des dépenses sur les receltes. Ce mode a l'inconvénient de laisser les ouvriers presque totalement en dehors de l'administration de ces caisses, et de les maintenir dans leurs habitudes d'imprévoyance, puisque les conséquences de celle-ci ne peuvent peser sur eux, étant constamment annulées par Tintervention des patrons.
* On peut encore signaler quelques autres défectuosités dans l'administration de la caisse générale de retraite : c'est d'abord le détournement annuel d'une partie des fonds destinés à des pensions ou à des secours , poiir être consacrée à l'enseignement des enfants des mineurs ; certes, cette destination