LE SECRET MERVEILLEUX
et parce que sa sensibilité et son goût de rélégance morale Tempêchaient de jouir de rien qui fût public. Il s'organisait une vie inconnue. Il goûtait avec frénésie la joie d'être différent de ce qu'il paraissait. Vivre une existence double ! Être et paraître ! Les grands aventuriers affirment qu'ils y trouvent une intensité de plaisir nerveux qui triple la joie de vivre.
C'est l'histoire du prince Rodolphe, dans Eugène Sue, grand seigneur et ouvrier, et du Vautrin de Balzac, qui passionnèrent si fort l'imagination populaire. Mais voilà des histoires un peu grosses. Selon moi, le piquant n'est pas d'avoir un vestiaire nombreux, mais plusieurs âmes. Il ne s'agit pas de faire un personnage dans beaucoup de milieux différents, mais d'avoir une vie intérieure et secrète infiniment variée. Quel faux nez du prince Rodolphe vaudrait la joie de garder dans son âme un secret ! Combien il doit être vif, le frisson de ces ventureux qui, tout en s'accommodant de mr milieu ordinaire, goûtent et réalisent les
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voluptés de deux ou trois vi.
l'entes et contradictoires! C'est
faire qu'un personnage. Et j
avec un goût exti'ème à cet \
dont le prélat disait : « Il a vi
les ordres, puis il s'est mis dans le tiers-ordre
et le voilà dans le désordre. »
Sans doute, il est fâcheux que sa mémoire soil liée pour moi à un badinage de mots aussi pitoyable, mais cette tache de sang trop ilcre qui masque son impassible visage me révèle qu'il possède te don précieus, qu'on peut blâmer, mais qu'il est difficile de ne pas admirer : le sérieux qui couvre et peimet loules les fantaisies.
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ibre, on peut comu la manifestaient Ile eût été iinpuisi92, par éclairs, je i visages ... J'ai vu ;lé d'un spasme de 1 adversaire, le rcehies et tombantes.
e qui sort de son les yeux, entre les
j^ .^ .„^j. e dure histoire, —
sans doute une légende — des guerres civiles d'Espagne.