‹ Du sérum artificiel en aliénation mentaleChapitre 3 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'application du sérum artificiel au traitement de

l’aliénation mentale est une chose toute nouvelleet l’on

peutdire que cette méthode est encore au berceau. Les premières constatations de l'action du sérum sur l’étai mental remontent à peine à 1892, et les premiers tra-

vaux importants parus en psychiatrie sont ceux de

M. Cullerre et de M.Jacquin qui, on le sait, sont tout récents. Si l’on ne peut pas encore augurer de la mé-

thode, il faut cependant reconnaître qu’elle répond

parfaitement aux idées nouvelles. Les infections et les intoxications tendent à prendre une place de plus en

plus grande dans la genèse des maladies mentales. Cette théorie, que défend si vaillamment M. le profes-

seur Pierret, se confirme tous les jours et l’on comprend maintenant comment des toxinesempoisonnant l’organisme puissent empoisonner en même temps les cellules nerveuses et amener les perturbations psychiques

quel’on rencontre chezlesaliénés. Il était donc logique

de chercher une méthode qui puisse diminuer les toxines dans l'organisme et provoquer leur rapide éli-

mination. Le sérum artificiel, mieux que tout autre, répond à cette indication et devait nécessairement prendre place dans une thérapeutique rationnelle de l’aliénation mentale.

M. le professeur Pierret, qui depuis longtemps déjà prévoyait les résultats que l’on pouvait obtenir en psychiatrie grâce aux injections de sérum, nous a vivementengagé, en raison des résultats obtenus dans cette voie par son élève M. Jacquin,à faire notre thèse sur ce sujet.

Qu'il nous soit permis maintenant de remercier ici nos maîtres et tous ceux qui, au cours de nos études médicales, nous ont témoigné leur sollicitude et leur affection.

M. le professeur Soulier a bien voulu accepter la pré= sidence de notre thèse. Nous lui savons gré de l'honneur qu’il nous fait et le prions de recevoir l’expression de notre vive gratitude. i

C'est avec un profond respectquenous venons aujour d’hui remercier M. le professeur Pierret et lui donner ici un témoignage de notre éternelle reconnaissance. Cet excellent maître, qui nous a inspiré notre thèse et à qui doit revenir tout l’honneur de ce travail, n’a pas peu contribué, tant par son enseignement à la Faculté que par ses conférences au lit du malade, à nous faire aimer l'étude, cependant si aride, des maladies mentales. |

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Nous ne saurions oublier la grande bienveillance que M. le profésseur Poncet nous à de tout temps témoignée et les conseils dévoués qu'il n’a cessé de nous prodiguer pendant notre premier semestre d’externat. Nous avons à cœur de lui offrir l'hommage de notre inaltérable reconnaissance. |

Nous avons eu le rare bonheur de pouvoir suivre comme externe les services de MM. Bard et Bouveret et: nous garderons le meilleur souvenir de leur enseignement si fécond. Ces deuxsavants maîtres ont guidé nos premiers pas en médecine et nous ne saurions trop les remercier de leur sympathique accueil.

Nous sommes heureux de saisir cette occasion pour adresser nos remerciements les plus sincères à M. le professeur agrégé Gangolphe, qui a toujours été pour nous d’une extrême bonté.

Que M. le docteur Lyonnet, médecin des Hôpitaux, M. le docteur Villard, chirurgien des Hôpitaux, M. le docteur agrégé Siraud, qui ont toujours mis à notre disposition, avec tant de dévouement, leur expérience clinique, veuillent bien agréer nos hommages les plus respectueux.

Nous adressons également tous nos remerciements à M. le docteur Rousset, médecin-chef à l’asile de Bron, pour l’aimable attention qu’il nous a toujours portée.

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