CHAPITRE III
Etude comparée du spasme dans les thèses de Maffré de Lastens et de Meunier et dans nos Observations.
Chez nos 37 sujets, nous avons noté avant l’atropine 31 yeux atteints d’amétropies sphériques et 43 d’amétropies cylindriques. Ces amétropies sphériques comprennent 10 cas d’hypermétropie et 21 cas de myopie. Les amétropies cylindriques comprennent :
& cas d’astigmatisme hypermétropique composé. O
1 cas — hypermétropique simple.
14 cas — mixte.
16 cas — myopique composé.
1 cas — hypermétropique composé inverse.
2 cas == mixte inverse.
D cas — myopique composé inverse.
Nous considérons d’ailleurs comme astigme tout œil présentant une différence, aussi minime soit-elle, dans la valeur réfringente de ses méridiens ; les chiffre précédents ne sont donc pas comparables à ceux donnés par Meunier, qui néglige les astigmies égales ou inférieures à 0,75 d. Meunier confond en cela astigmatisme total et astigmatisme cornéen ; l’astigmatisme cornéen de 0,75 d. est considéré comme physiologique parce qu'il est très fréquent et presque toujours neutralisé par le cristallin, tandis que l'astigmatisme total de 0,75 d. est pathologique nécessitant souvent l'emploi de verres correcteurs.
Nous pourrions relever maintenant les modifications subies
Esp jee
sous l'influence de l’atropine par les diverses variétés d'amétropie citées précédemment ; nous ne ferons pas celte étude que nous estimons d'une utilité et d’un intérêt médiocres. Les variations qualitatives de la réfraction sont bien moins importantes que ses variations quantitatives ; celles-ci régissent d’ailleurs celles-là. Aussi allons-nous étudier de suite ces variations quantitatives : on trouvera dans le Tableau I les différentes valeurs du spasme tonique obtenues par la comparaison de nos examens pratiqués avant et après l’atropine.