RECHERCHES STATISTIQUES ET MÉDICALES
COiNSIDÉRATlONS PRÉLIMINAIRES.
On a beaucoup écrit sur le suicide. On a très longtemps et très longuement disserté sur la question de savoir s'il est permis h Thomme de mettre fin a sa vie , ou si cet acte doit être considéré comme un crime. Personne n'ignore que cette question a été très diversement résolue par les différents écrivains qui s'en sont occupés , mais jamais d'une manière complètement satisfaisante. J.-J. Rousseau lui-même, qui a résumé avec tant d'éloquence les raisons alléguées u l'appui des deux opinions contraires, n'a pas été plus heureux que ses devanciers , et la lecture de ses deux admirables lettres ne sert évidemment qu'a démontrer l'impossibilité d'arriver jamais a une solution définitive de ce difficile
problème. Est-ce donc k dire que toutes les recherches sur le suicide soient aussi inutiles, et doivent être abandonnées comme tout à fait stériles ? Non sans doute. On s'est peu inquiété jusque dans ces derniers temps de la recherche du principe même de cet acte et des causes si nombreuses et si variées qui peuvent y conduire. On ne s'est pas inquiété davantage de connaître son degré de fréquence, selon les lieux et selon les époques , les mœurs, les formes de gouvernement, elc. Il y avait la cependant une mine féconde à exploiter, et bien autrement digne d'attirer l'attention et les méditations des philosophes. Montesquieu paraît être le seul écrivain, tant du siècle dernier que des époques antérieures, qui en ait entrevu l'importance. Ce grand homme ne craint pas, en effet , d'attribuer Une grande influence sur la production du suicide aux circonstances extérieures climatériques et sociales. La fréquence de cet acte chez les Anglais s'explique , selon lui , par une maladie du climat, qui affecte tellement Vâme^ qu'elle peut porter le dégoût de toutes choses jusqu'à celui de la vie. Puis il ajoute : « Cette action tient a l'état 9 physique de la machine, et est indépendante de
CONSIDÉRATIONS PRÈLlMiNAinES. S
% toute autre cause. Il y a apparence que c^est » un défaut de filtralion du suc nerveux; la » machine dont les forces jmotriccs se trouvent » à tout moment sans action , est lasse d'elle- » même ; Tâme ne sent point de douleur, mais ji Une certaine difficulté de rexistcncc. La dou- » leur est un mal local qui nous porte à désirer » de voir cesser cette douleur : le poids de la vie » est un mal qui n*a point de lieu particulier, » et qui nous porte au désir de voir finir cette « vie (1). »
11 y a, dans cette explication de Montesquieu, quelque chose d'ingénieux et de séduisant qui a pu satisfaire ses contemporains. Mais il n'est plus permis de nos jours de rechercher la vérité dans des théories pures, dans de vaines abstrac* tions ou des hypothèses gratuites. L'observa* tion rigoureuse des faits est devenue , a juste titre , le point de départ et la base de toutes nos connaissances. De ce positivisme éclairé, qui forme le principal caractère de notre époque , est née l'application de la statistique a la méde^ cine et k l'étude des questions morales etpolitiques. Ces sciences si diverses en ont retiré déjà
(i) Esprit des Ms, liv. XlV, chap. xu.
k CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIKES.
de très grands avantages. C'est ainsi , sans parler de la médecine, qu'on a pu se rendre compte du mouvement de la population d*un pays et de rimportance de ses richesses industrielles , commerciales ou agricoles. On a même été plus loin; on a demandé a la statistique la solution des plus hautes questions de législation criminelle, d'instruction et de moralité publiques. Celle du suicide devait nécessairement trouver place au milieu de ces recherches si nouvelles. Aussi des faits nombreux ont-ils été recueillis par des travailleurs isolés d'abord , et un peu plus tard, par les administrations publiques de quelques-uns des principaux pays de l'Europe. Il en est résulté la publication d'un grand nombre de tableaux statistiques plus ou moins exacts et complets dans leurs éléments constitutifs. Laissant désormais de côté la question de savoir s'il est ou non permis à l'homme de se donner la mort, on a cherché à déterminer, à l'aide de ces faits , quelle influence exercent sur le plus ou moins de fréquence des suicides, les climats, les saisons, les sexes, les âges, les formes de gouvernement, les progrès de la civilisation , les bouleversements politiques , les
opinions religieuses ou philosophiques, etc. On est allé plus loin ; on a voulu connaître les causes intimes , immédiates de cet acte. On a interrogé avec soin les dernières paroles et les dernières actions des malheureux que le déses-^ poir ou le dégoût de la vie entraînaient a se donner la mort. On est descendu , pour ainsi dire , dans le secret de leur conscience , et Ton s'est demandé si ce désespoir et si ce dégoût , souvent inexplicable de la vie , n'étaient pas des signes d'une véritable maladie morale. Dès lors la question rentrait , en partie du moins , dans le domaine de la médecine. Mais après avoir constaté que , dans un grand nombre de cas , le suicide est un signe d'aliénation mentale , on a fait , comme il n'arrive que trop souvent , on s'est hâté de conclure du particulier au général, et Ton est arrivé à cette conséquence dont nous démontrerons plus loin l'erreur et le danger, que le suicide est toujours le résultat d'une affection mentale qui , après avoir troublé profondément l'intelligence, destitue le malheureux qui en est atteint de toute liberté morale , et le porte fatalement , irrésistiblement , au meurtre de luimême. C'est ainsi que de conséquence en consé-
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qiience on en est arrivé a assimiler an suicide provoqué par des hallucinations ou par le délire delà manie, W mort volontaire de Calon,do Brulu», de Cassius, de Démosthène , etc., et de tant d'autres grands hommes de l'antiquité. On a du encore ranger sur la n^me ligne le ■malheureux qui se tue pour échapper a la 1er-' fwr de ta damnation éternelle ou aux persécutions incessantes d'ennemis invisibles , et rhomme, plus malheureux encore, qui n'a pas la force d'affronter, après avoir vécu dans le luxe et l'abondance, toutes tes horreura de la misère et de la faim. Et comme il est rare qu'on s'arrête lorsqu'au ne fois on est entré dans ta voie de l'exagération et de l'erreur, il s'est trouvé des médecins qui ont disserté très longuement et très sérieusement dans \c but de démontrer que le suicide est une maladie du cerveau , suî yenerû, dont l'anatomie pathologique et l'étio logie physiologique, s'il est pcrmisdes^cxprimer ainsi , révèlent incontestablement Vexisteoce. Enfin, quelques-uns, plus habiles ou piius hardis, ont prétendu que toutes les fois qu'un ^onosvaese tue, il existe dans son cerveau une n^diUçation UMlérieUe , palpable y toujours U m^iae ,. Wk àM
GOHSiflliitATlONi PRÉLIMIIUIABS. T
moins de nalure analogue, qui rend parfaite^ ment compte de son action. Seulement ils sa sont contentés de proclamer l'existence de celte altération pathologique, el ils ont remis a un autre temps d'en faire connaître les caraclèret essentiels. Mais jusqu'à ce que cette grande découverte ait été mise au jour, nous ne craiiH drons pas d'avouer notre complète ignorMee 9: et aussi notre incrédulité, qui est partagea d'ailleurs par un certain nombre de médecint d'aliénés. Ceux-ci ont résisté avec courage à renlraîacmcnt général , et ont protesté de tout^ leurs forces contre l'admission d'une doclrinQ aussi diîsastrcuse. Pour eux, dans uu grand nombre de cas , le suicide est une faute ou une faiblesse , mais toujours un acte parfaitement raisonné , et accompli avec une pleine liberté de pensée et de volonté.
La question du suicide est donc encore loin d'être jugée, ^ien des points Testent aéclaircir» bien des problèmes à résoudre, mêfpe au p^ipt de vue purement médical. C'est probablement cetl^ considération qui a décidé l'Acadéqiitl royale de médecine a la mettre au comrQurs f(9W^ le pU fo^dé par i«adlam^B«r«*ird4* Cixmw.
C'est aussi celte conviction qui nous a engagé k entreprendre ces recherches. Nous n'ignorons pas quenousnouschargeonsd'une tâche ingrate, et quehien des écueils nous attendent. Peut>être même aurons-nous le malheur de froisser quelques amours-propres en combattant des opi nions quinousparaissenterrûnées.Maisnouscroirions manquer à tous nos devoirs si nous hésitions a faire taire nos convenances et nos prédilections personnelles en présence d'un intérêt aussi sacré que celui de la vérité. Et puis , d'ailleurs , que nous ayons k exposer nos propres idées ou k disenter celles des autres, nous aurons toujours soin de ne nous écarter en rien de la dignité et de l'impartialité qui doivent toujours présider aux discussions scientifiques.
Avant d'aller plus loin , il importe de bien s'entendre sur la signification du mot suicide. La plupart des auteurs qui ont étudié cette question au point de vue de la médecine ont indifféremment désigné sous ce nom l'acte par lequel un homme se tue , et la maladie qui , d'après eux , est la cause prochaine de cet acte. Il en résulte une confusion dans les termes , qui n'est pas sans quelques inconvénients , surtout
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pour les lecteurs étrangers a la médecine. Aussi aurons-nous soin, dans tout le cours de ce travail , de ne prendre le mot suicide que dans l'acception la plus généralement adoptée , c*est-a-dire pour désigner Vacte par lequel un homme se donne la fnorê , quelle que soit d^ ailleurs la cause déterminante de cet acte, et le moyen employé pour raccomplir.
Ce que nous avons déjà dit du suicide suffit pour faire voir que celui-ci n'est pas seulement un malheur partiel bu une maladie individuelle, dont il importe de rechercher les causes et d'étudier la marche pour en empêcher le retour ; mais qu'on doit le regarder en même temps comme un fait général , d'une importance capitale , dont l'étude approfondie devrait appeler sérieusement l'attention des gouvernements et des assemblées délibérantes. Car , ainsi: que nous le prouverons plus tard, les suicides augmentent depuis quelques années dans une propprtion effrayante. 11 semblerait qu'à mesure que le bien-être général et la fortune publique fon t des progrès, il s'accomplit dans les entrailles de la société un travail de décomposition lente, mais tous les jours plus active , d'où naissent
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ce facile désespoir, ce dégoût profond de la Tie^ qui font uq si grand nombre de victimes. Seraitce donc qu'on aurait le droit d'accuser la civi«* lisatioQ de corrompre tout ce qu'elle touche , et de s'écrier , avec Rousseau , que l'homme n'est pas né pour la société , et que la vie sau* vage est seule compatible avec sa nature ? Cette question , si importante et si délicate, dominera une grande partie de nos recherches ; et comme des déclamations vagues, de vaines théories , ne prouvent rien en détinitive, nous aurons soin d'appuyer toutes nos déductions sur des chiffres
positif^ el officiels.
JNous avons déjii dit que, depuis quelques années, des documents statistiques plus ou moins détaillés, tant sur le nombre des suicides que sur les circonstances très variées qui ont présidé à leur accomplissement, ont été recueillis par les soins de plusieurs go^vernenpients d^ l'Europe. Malheureusement il nous a été impossible de noua procurer aucune des recherches de cette nature qui ont été faites a l'étranger, et qui, nous avons quelques raisons de le croire , s^ni bien moins complètes que celli^ que vfi^s devons k notre gouvernement.
GOmiDÉRATIOTfS PlitLIMIllAmn. It
Nous seroils done obligé d« nous en tenir à celles qui ont été publiées , depuis 1827, dans les comptes rendus de la justice criminelle. Mais, quoique le chiflre en soit assez élevé pour être concluant, nous ne saurions trop regretter de ne pouvoir le comparer aui premières, et contrôler ainsi les unes par les autres.
Les premiers documents publiés en France par le ministère de la justice remontent, avons-nous dit, a 1827. Pendant les premières années, on se contenta de faire connaîtra le nombre des suicides survenus dans Tannéo dans cbaque déparlement. Ces renseignements, quoique très incomplets , ne laissaient pas que
d'avoirdéjkunegi'andeimportance,etM.Guefry a su en tirer un gr^i^nd parti , commQ nouii le verrons plus tard, dans son bel ouvrage sur la statistique meorale de la France. Une innovation radicale fut introduite dans le compte rendu de 1835 , par les soins de M. Baribe » alors^ ministre de la justice, a J'ai dû, dit il, m'^çcuper du » suicide, cette maladie qui travaille nos sociétés » modernes. Deux nouveaux tableaux présentent, » sur les individus qui se sont donné la niort , » npn-se^leJmeat 1 ^\4tç4tiaR di;! li^eu à^ leur
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y> décès, mais de leur sexe, de leur âge, de leur » profession , du mois où ils ont accompli leur r> triste résolution , et de l-instrument ou des » moyens dont ils ont fait usage (1). »
Un peu plus bas, le ministre ajoute : a Des » recherches ont été faites sur les causes qui » ont déterminé les suicides. Mais les résultais » ne reposaient pas sur des bases assez sûres, » pour que j'aie cru devoir les publier. Rien, » dans ce compte, ne doit être conjectural : tout » doit s'appuyer sur des données certaines. » J'espère pouvoir, l'année prochaine, publier ce » document important (2). »
L'année d*après, M. Barthe a, en eflfet, tenu parole : « Des soins particuliers, dit-il, ont été » pris pour que les motifs des suicides fussent re-- » cherchés et constatés avec le plus d'exactitude » possible. Votre Majesté comprend que la certi* » tude de cedocument ne peut être complète. Tel x> qu'il est, cependant, il renferme des éléments » assez sûrs pour être d'un grand intérêt (â). »
Nous n'avons cité aussi longuement les paroles
(1) Comptes de la justice criminelle , année iS35, p. 27.
(2) /(fem.p. 2S.
(3) Comptes de la justice criminelle ^ année 1S3S, p. 27.
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du ministre, que parce qu'elles nous ont paru la meilleure réponse a faire aux attaques diri< gées contre Tutilité et Texactitude de ces comptes rendus, par des médecins estimables, et entre autres par EsquiroL « Ces relevés, dit ce dernier, sont peu propres a éclairer l'histoire du suicide, parce qu'ils manquent ordinairement des documents nécessaires pour en constater la vraie cause et le motif qui a déterminé le sui« cide; parce qu'on est rarement informé de l'état physique et moral des individus qui se sont tués ; parce qu'on ignore si un homme qu'on trouve mort était aliéné, s'il s'est tué par une détermination soudaine de désespoir ou par une résolution réfléchie; parce que, enfin, on ne sait pas s'il est victime d'un assassinat (1). » 11 est parfaitement vrai de dire, en effet, que les motifs du suicide, l'état physique et moral des individus qui se sont tués, ne sont pas toujours indiqués d'une manière très exacte dans les procès- verbaux des juges-de-paix ou des commissaires de police, sur lesquels ont été faits les relevés du ministère de la justice. Car, comme le dit si bien M. Barthe, on doit corn-
(1) Esqnirol, Maladies mmtalea ^ t. I,p. 576.
ik GONSiOÉRATIOIfS PRÉLIMmAlHES.
prendre que la certitude de ce document ne peut êtrexromplète. Qui pourra jamais se flatter de voir clairenient dans les actions humaines, même les plus simples? Mais est-ce là une raison suffisante pour condamner tous les autres renseignements consignés dans les tableaux statistiques de ce ministère, et s'ensuitil qu'on ne doive ajouter aucune foi aux indications données par ces procès-verbaux sur Tàge, le seie, la. profession, etc., des suicidés?
Cependant quelque importance que nous reconnaissions aux tableaux publiés par Tadministration, nous ne devons pas oublier de signaler une grande lacune qui, toute grave qu'elle est, ne change rien eh réalité k la valeur des résultais. 11 est constant, en effet, que bien des suicides doivent échapper a la surveillance de Tautoriié. Les procureurs généraux ne peuvent faire entrer dans les relevés partiels qu'ils envoient chaque année au ministère de la justice, que ceux qui sont suivis de mori et ont donné lieu k uncommencement d'instruc* tion judiciaire. Mais ils doivent nécessairement omettra toutes les tentatives qui^ n'étant pas suivies de mort, ne sont pas constatées pifi*
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ciellemetit, et sont, au contraire, cachées avec beancoap de soin par les fannilles. Il est donc certaîa que les chifires consignés dans les comptes rendus de la justice criminelle ne représentent pas le chilTre exact des suicides qui se commettent annuellement dans les divers départements de la France. Cependant, tels qu'ils sont, ces chiffres n'en sont pas moins probants; les suicides qui restent inconnus ft'ai^complissant^ selon toutes les probabilités, dans des circonstances analogues, et sous rinspiration des mêmes causes que ceux qui sont constatés. Ceux-ci, d'ailleurs, représentent une masse assez imposante de faits pour donner aux considérations qui vont suivre toute l'aiitorité d'une observation rigoureuse. C'est donc dans les comptes rendus de la justice criminelle que nous puiserons la majeure partie des éléments de nos recherches. Aussi tenions-nous beaucoup à les justifier des reproches qui leur ont été adressés. Nos calculs embrasseront la période de dix-sept années, comprise entre 1836 et 185^. Car, ainsi que nous l'avoTis dit déjà, c'est seulement à dater de 1836 que les comptes rendus ont subi les
améliorations demandées par M. Barthe (1). Qoiant à l'ordre que nous suivrons dans l'exposition de nos idées, il nous est tout naturellement tracépar les considérations qui précèdent. Il ne s'agit pas, en effet, de faire l'histoire d'une maladie, et d'en étudier classiquement les causes, les symptômes, la marche, etc. Nous avons dit en commençant que, pour nous, le suicide ne constitue pas par lui-même une maladie, mais qu'on doit le considérer plutôt comme un simple fait , dont les causes productrices sont extrêmement variables. Ce sont donc beaucoup plus ces causes et leur mode d'action que le suicide en lui-même que nous devons étudier. Or celles-ci peuventse distingueren deux classes bien déSnies : les unes, plus générales, indirectes et éloignées, n'agissent qu'avec une extrême lenteur, et tendent, comme à notre insu, a affaiblir en nous Tinstinct si puissant qui nous rattache a la vie; les autres, plus individuelles et plus directes, exercent en même temps une influence plus intime et plus énergique, et peuvent être considérées comme le complément nécessaire des premières. Nous diviserons donc
(i) Page H.
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toutes nos recherches sur ce sujet en deux chapitres^ dans lesquels nous traiterons successivement de chacun de ces deux ordres de causes et de leur mode d'action dans la production du suicide. Enfin, nous consacrerons un troisième et dernier chapitre à l'étude des moyens les plus propres k prévenir ce funeste penchant , ou a en atténuer les effets.