‹ Du système social et des lois qui le régissentChapitre 30 sur 86 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Analoffleii entve les loU physl^uMi et les lois

morales.

Nous sommes si vains , si fiers de la faible portion d'intelligence que l'Être suprême a mise en nous, que l'idée d'avoir quelque chose de commun avec la matière suffit pour exciter notre indignation. Si nous venons à nous heurter contre un obstacle ou à choir accidentellement, nous rougissons de subir le sort de la pierre abandonnée à son propre poids ; et ce pendant toutes les forces de notre raison ne pourraient , pendant notre chute , altérer les conséquences des lois de la gravitation. Galilée même , en tombant du haut de la tour de Pise , aurait fourni un exemple de plus de l'invariabilité de la loi que son génie a fait connaître.

L'homme semble croire que la matière seule obéit à des principes immuables de mouvement et de conservation, comme si le Créateur avait laissé ses œuvres imparfaites et s'était moins occupé d'assurer la stabilité du monde moral que celle du monde physique.

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