‹ Du système social et des lois qui le régissentChapitre 7 sur 86 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

scieoce nouvelle qui tend à se faire jour, el qui a pour objet d'étudier rhomme dans ses divers degrés d'agrégation, depuis Tétat individuel jusqu'à l'état de combinaison le plus élevé qui comprend l'humanité tout entière.

Chaque combinaison donne naissance à un corps distinct qui est animé d'une vie particulière, et qui a sa naissance, sa fin et ses conditions d'existence. Des lois spéciales président au développement de ces corps et en règlent les destinées. H faut cependant que la combinaison soit réelle, et que le prétendu corps ne se compose pas d'une réunion d'éléments dissemblables qui répugnent à subsister d'une vie commune.

La combinaison la plus remarquable est celle qui constitue une nation. Tout en elle mérite une élude spéciale ; aucune des phases de la vie de ce grand corps ne doit échapper à

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PRÉFACE. XIH

Dolre examen ; il faut suivre progressivement son développement sous le triple rapport du physique, du moral et de TinteUigence. Les caractères de la jeunesse, de Tâge mûr et de la décrépitude s'y dessinent avec autant d'énergie que chez les différents êtres de la créalion. Un pareil corps a sa physiologie spéciale; il pense, il écrit, il s'énonce d'une manière qui lui est propre; il a ses crimes et ses vertus.

L'économie politique n'est qu'une branche des sciences qui se rapportent à l'homme ; elle se borne à rechercher comment les richesses se produisent, se distribuent et se consomment. Elle examine d'une manière absolue la plupart des grands problèmes qui touchent à la vie matérielle d'un peuple. Mais aucune science, jusqu'à présent, n'a recherché les principes d'équilibre et de mouvement, et surtout les

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