‹ Du système social et des lois qui le régissentChapitre 76 sur 86 · TROIS · texte numérisé non relu

TROIS

jeunes

Ifldieni.

DU

soldats belges.

Canlfleld

En faisant des rapprochements entre Cantfield et la moyenne des trois jeunes Indiens qui avaient à peu près le même âge et la même taille, et dont le développement était d'ailleurs extraordinairement beau, on pourra remarquer une similitude très-grande. Peutêtre s'élonnera-t-on de trouver que la têle des Indiens était un peu plus forte que celle de Thercule. La largeur de la poitrine^ chez ce dernier, était tout aussi remarquable et la distance des deux seins dépassait également de trois centimètres environ celle qui avait été observée sur les poitrines de dix soldats belges d'un régiment d'éUte (les guides).

(( Le pouls des jeunes gens esl-il plus lent que celui

des vieillards? » Page 48.

Nous extrayons les passages suivants de l'ouvrage de MM. Leuret et Milivié, intitulé : De la fréquence du pouls chez les aliénés. Paris, chez Crocbard 1832, în-S"*, pages 29 et suiv.

Galicn, dans son Traité sur le pouls^ traité dont on a dit trop de bien et trop de mal» et que Ton n*a pas assez lu, s'exprime ainsi : « Le pouls de Penfant est très-fréquent, celui du vieillard est très-rare ; pour les autres le pouls varie suivant que les âges se rapprochent de Tenfance ou de la vieillesse. »

Pendant toute la période de temps qui s*est écoulée depuis Galien jusqu'à Haller, la même progression a été indiquée, sans qu'à notre connaissance au moins, personne ne Fait révoquée en doute. Haller s'exprime ainsi : a La connaissance de Tétat du pouls est trèsimportante, elle est d'un usage continuel, et le fondement de tout pronostic.

<K Kepler est, si je ne me trompe, continue Haller, c premier qui ait entrepris de déterminer combien il y a de pulsations dans un temps donné ; ensuite Jean Ployer a indiqué les variétés que présente le pouls chez les différents sujets et suivant les maladies. Thomas Schwenke, Bryan, Robinson etRye ont traité la même question. Moi-même, à l'aide d'une horloge marquant les secondes, j'ai fait de très-nombreuses expériences sur mon pouls et sur celui des personnes de ma famille.

<( Ployer fixe à 134 le nombre des pulsations d'un enfant nouveau-né; huit jours après la naissance,

Bryan en a compté 150 ; pour moi, je n*ai jamais po en compter au delà de 140. Sauvages en a compté 120 chez un enfant de trois mois; Floyer, 105 chez un enfant de cinq à six ans ; Boissier, 90 chez un enfant de sept ans, et 80 chez un enfant de quatorze ans.

« Le pouls est un peu moins fréquent dans l'â^ adulte que dans la jeunesse et l'enfance, je croirais assez que la différence, pour cet âge, est comprise entre 60 et 80. Je n'admettrais pas volontiers que le pouls d'un homme bien portant descende au-dessous de 60, ni qu'il monte beaucoup au delà de 80.

ce J'ai déjà dit que le pouls des vieillards est plus rare que celui des adultes. Rolfing a compté 50 pulsations chez un vieillard phlegmatique; Floyer fixe à 55 le nombre des pulsations des vieillards; Boissier, à 60.; Si l'on en croit Sauvages et Marquet, le pouls de certains vieillards aurait baissé jusqu'à 40, 30 et même 20 pulsations » (Haller, Elem. pftys., lib. 6, sect. H, chap. 16).

Depuis Haller jusqu'au temps présent, l'opinion dti décroissement dans la fréquence du pouls, suivant ïes^ progrès de l'âge, s'est conservée invariable

(MM. Leuret et Mitivié montrent ensuite, d'après leurs propres observations, que le pouls des jeunes gens est plus lent que celui des vieillards.)

(( On ne saurait méconnaître quil existe des rapports bien déterminés entre les différentes qualités phtisiques de ï homme. » page 49.

En prenant pour unité le nombre des inspirations de Vhonuue pendant une minute, on arrive à des rap-

ports assez simples, qu'on trouvera dans le tableau suivant :

Voitéi.

Par niiite.

inspirations.

pulsations, pas du promeneur, tours de valse, battements des rameurs.

pas modérément accéléré.

pas accéléré.

pas de charge.

pas le plus rapide.

Je me suis rappelé à ce sujet des observations que j*ai faites autrefois, avec M. Plateau, sur les intermittences auxquelles la rétine est soumise dans le phénomène des couleurs accidentelles. Voici quelle était notre manière d'opérer. L'un de nous regardait fixement, pendant un nombre déterminé de secondes, un morceau de papier orangé placé sur un fond noir dans un lieu bien éclairé; puis, il portait aussitôt les yeux sur un mur blanc. Alors il indiquait avec le plus de précision possible les instants où Fimpression accidentelle atteignait ses maxima successifs dHntensité, tandis que Vautre observateur, muni d'une montre marquant les demi-secondes, notait aussitôt le temps. L'effet produit dans les expériences se bornait à des disparitions et réapparitions de l'impression accidentelle, sans retours de l'impression primitive.

Voici nos résultats : les nombres expriment les temps écoulés depuis l'inslant où l'observateur cessait de regarder l'objet, jusqu'à ceux où l'impression atteignait ses maxima successifs.

io PEND M. Quételet.

APRES Ay<

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