INTRODUCTION
Le traitement chirurgical de l’endométrite chronique pénétre chaque jour davantage dans le domaine de la thérapeutique utérine : ces dernières années, en Amérique, en Allemagne, en Angleterre, etc., nombre de travaux sont parus, affirmant son excellence, relatant d’éclatants succès. En France, il a rencontré et rencontre encore de nombreux adversaires : cependant, l'impulsion est donnée et beaucoup de gynécologues ont rompu avec les anciennes médications lentes et incertaines et se sont adressés aux moyens chirurgicaux, plus rationnels, qui s’attachent à la cause même du mal et le plus souvent le détruisent.
Le curettage, la trachélorraphie, l’amputation du col, etc., ont déjà fait l’objet de plusieurs thèses, de plusieurs publica-
tions de sociétés savantes : aussi n’avons-nous pas l'intention
Rhone
de faire leur étude complète, de relater toutes les observations qui y ont trait.
Nous avons eu, dans le cours de nos études médicales, la bonne fortune de voir M. le professeur agrégé Vautrin pratiquer ces opérations contre linflammation chronique de la muqueuse utérine : chaque fois les résultats ont été très satisfaisants: nous nous proposons, en les publiant, de contribuer dans la mesure de nos moyens à l'extension du traitement chirurgical de l’endométrite, de faire justice des objections qu’on lui oppose et de voir quels sont les cas où il faut l’employer. Nous montrerons que, pratiqué dans certaines conditions, il est inoffensif, moins dangereux, plus efficace que la plupart des médications auxquelles ont encore recours beaucoup de praticiens trop timides qui rejettent de parti pris toutes espèces d'opérations.
Nous devons ajouter que nous ne faisons pas entrer dans le cadre de cet ouvrage les cas où l’affection est causée ou entretenue par une complication locale, telle que l’existence d’un fibrome, d’une déviation utérine, etc.
Avant d'aborder l'étude de notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier M. le professeur Herrgott de l’honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse : nous tenons à lui témoigner ici publiquement notre profonde reconnaissance pour les marques d'intérêt qu’il n’a cessé de nous prodiguer, pendant le temps trop court que nous avons passé comme interne dans son service de la Maternité.
Que M. le professeur agrégé Vautrin veuille bien agréer l'expression de notre plus vive gratitude : nous lui devons le sujet de notre thèse et les observations qui en font toute la valeur : l’obligeance avec laqueïle il nons a dirigé dans notre
RS Use travail, nous a fait contracter envers lui une grande dette de
reconnaissance.
Nous adressons nos remerciements à M. le docteur Schuhl, chef de clinique à la Maternité, à qui nous sommes redevable de renseignements qui nous ont été d’une grande utilité.