‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 76 sur 110 · EXPÉRIMENTALE CERTAINE · texte numérisé non relu

EXPÉRIMENTALE CERTAINE

Depuis que Moebius en Allemagne, Gauthier de Charolles et Joffroy en France, souunrent, vers la fin du xix* siècle, le rôle de la glande thyroïde dans la pathogénie de la maladie de Basedow, la majorité des auteurs se sont ralliés à cetle théorie. Déjà certaines constatalions cliniques l'avaient donné à penser, Lel le fait que sa symptomatologie est exactement l'inverse du tableau du myxædème que nul n'a jamais contesté relever d’une déficience thyroïdienne, tel le fait qu'il est fréquent de trouver à la base du syndrome une lésion infectieuse et que le Basedow se présente alors comme relevant manifestement d’une thyroïdite inflammatoire. A ces remarques cliniques, preuves d'impression, l'expérimenlation apporte des arguments de fait. Il y a longtemps que l’on avait remarqué que l’ingestion ou l'injection expérimentale ou clinique de substance thyroïdienne ou d'extrait thyroïdien provoquent l'apparition de troubles analogues à ceux du goitre exophtalmique, tachycardie, amaigrissement (Ballet et Enriquez). A cela-on objecte que l’analogie n’est pas complète: l'hyperthyroïdisme expérimental n’est pas exactement superposable au tableau clinique du Basedow, car il manque l’exophtalmie et les signes d’excitation sympathique. Les recherches plus récentes de Klose à l’Institut de chirurgie expérimentale de Francfort par leurs résultats impressionnants sont venues combler cette lacune: faisant ingérer ou injectant à des chiens des extraits de glande

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