‹ Du Traitement chirurgical de la perforation intestinale typhiqueChapitre 46 sur 276 · L’'OPÉRATION I. — QUAND DOIT-ON OPÉRER · texte numérisé non relu

L’'OPÉRATION I. — QUAND DOIT-ON OPÉRER

. La majorité des auteurs admet, à l'heure actuelle, que l’opération doit être pratiquée aussi précocement que possible.

Harte dit « que le diagnostic précoce de la lésion et que la |

rapidité aussi grande que possible avec laquelle on opère sont de première importance ».

Stewart dit que « l'opération doit être faite le plus précocement possible » (be done at the earliest possible period).

Harte et Ashhurst disent que « moindre est le temps qui s'écoule entre le diagnostic et l'opération, meilleur il est pour le malade » (the less time that elapses betiveen diagnosis and operation, the belter for the patient).

D’après Long « le pronostic est influencé plus par l'intervalle entre le moment de la perforation et celui de l’opération que par aucun autre facteur isolé ». :

Nous pourrions multiplier ces citations. C'est l’opinion de Zésas, de Manges, de Scott, de Michaux et de la plupart des chirurgiens qui ont pris part à la récente discussion de la Société de Chirurgie, etc.

Keen dit cependant : « Le meilleur temps pour opérer n’est pas pendant le choc immédiat qui se produit durant les premières heures... Les deuxièmes 12 heures sont les plus favorables. » Mais ensuite « chaque heure compte, puisque l’infeclion du péritoine devient plus diffuse et plus intense... D'un côté est le shock, de l’autre l'infection croissante du péritoine. Sera le meilleur chirurgien celui qui, comme un bon matelot, évitera Scylla et Charybde ».

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Abbe, rapporte-t-il encore, dit avec justesse qu'il est essentiel que le chirurgien ne se hâte pas.

Loison (séance du 1! mars 1908 de la Sociétés de Chirurgie) émet une opinion analogue. « Il semble, dit-il, contrairement à ce que nous pensions jusqu'ici, que le retard dans l'intervention, loin d'être un facteur nuisible, serait, au contraire, avantageux dans une certaine limite. Aussi y aurait-il lieu de commencer par traiter médicalement la péritonite engendrée par la perforation iutestinale, et de moins se presser pour prendre le bistouri. » Et dans son article de la Revue de Chirurgie, il est d'avis de laisser s'écouler les six premières heures afin de permettre au shock dûü aux phénomènes initiaux de s’amender.

Logiquement, il semble a priori que plus on interviendra rapidement, moms l'écoulement du contenu intestinal septique sera considérable, moins intense la péritonile, moins considérable l’intoxicalion. Les faits démontrent que c'est à cette opinion qu'on doit se ranger.

Des 113 cas de Hartmann :

75 opérés avant vingt-quatre heures donnent 19 guérisons, soit 25,33 0/0

38 opérés après vingt-quatre heures donnent 6 guérisons, soit 13,63 0/0

Dans 492 cas de notre stalistique, est indiqué le délai entre la perforation et l'opération. Ils se répartissent ainsi :

Opération dans : Guérisons Morts Total Mortalité 0/0 Premières 12 h, 3) 168 2/9 68,57 Deaxièmes 12 h. SH) 89 124 STE Troisièmes 12 h. 5 32 37 86,48 Quatrièmes 12 h. EE 28 39 71,79 Après 48 heures. 19 32 47 68,08

Ou encore Premières 24 h. 112 257 369 °: 69,64 :

Deuxièmes 24 h. 16 6o 76 78,94

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