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V. — SOINS POST-OPÉRATOIRES

Ils présentent, au point de vue des résultats. une importance très considérable.

On continuera à soutenir énergiquement l’état général da malade : injections répétées et abondantes de sérum ; huile camphrée, strychnine. On fera de nouvelles injections de ce puissant antiseptique interne qu'est l’électrargol.

On conservera soigneusement le malade dans la position de Fowler.

Le sérum en injections sous-cutanées favorise l'élimination des toxines du sang. Murphy conseille de l'employer encore en lavements, estimant de plus qu'il y a avantage à débarrasser l'intestin des matières qu'il contient. C’est Warbasse qui, dans un article de American Journal of the Medical Sciences de juillet 1905, conseillait le premier cette méthode, que Ross combat d’ailleurs.

Peut-être encore, avec les auteurs américains, pourrait-on donner aux opérés, à partir de la douzième heure, un peu d'eau de boisson (Evian, Thonon, Vittel, etc.) par cuillerées à calé.

«J'ai moi-même suivi pendant longtemps cette pratique, dit Moty, mais j'ai constaté que les rechutes mortelles coïncidaient

OU

souvent avec l'ingestion de ces faibles quantités d’eau. D'après la pratique des chirurgiens américains, ce ne seraient là que de simples coïncidences. » Il vaudrait donc mieux s'en abstenir dans la majorité des cas et retarder jusqu’au delà de la vingtquatrième heure toute absorption de liquide par la bouche.

Nous signalerons enfin un procédé recommandé par M. Chantemesse : le surchauffage intermittent de l'abdomen (à l'aide d’un appareil spécial, mais que l’on peut réaliser aisément par d’autres procédés). Il aurait pour effet de dilater les capillaires abdominaux, de faciliter la diapédèse, d’exalter la phagocytose, en un mot d'augmenter les procédés de défense de l'organisme.

Les mèches de gaze seront retirées au bout de quelques jours (3, 4, ou même plus). Les drains seront alors changés ; remplacés par d'autres de mème calibre, mais un peu plus longs, et poussés jusque dans le fond du cul-de-sac de Douglas.

Le traitement chirurgical de la perforation intestinale typhique, ainsi logiquement conduit, répondant aux conditions qu'on doit lui demander, ménager des forces du malade, curateur et prévoyant, permettra d'améliorer dans une large mesure les résultats opératoires encore si mauvais.

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