I. TRAITEMENT MÉDICAL
Méthodes
ayant
pour but de modifier
la tumeur.
Méthodes ayant
pour but
de détruire
la tumeur.
Méthodes ayant pour]
but d'extirper
la tumeur.
sous- cutané.
Compression.
Ecrasement
Broiement
Ligature des artères afférentes.
Application du froid.
Application d'électricité.
Ponction et injections (kystes).
Cautérisation
actuelle, potentielle
Ligature en masse. Ecrasement linéaire.
Gralvanocaustie.
Cautérisation linéaire.
Instrument tranchant.
Traitement médical. — Le traitement purement médical d'une néoplasie quelconque qui n'est ni de nature syphilitique, ni inflammatoire, n'a jamais été suivi de guérison. L'iode et l'iodure de potassium qui forment la base la plus commune de ce traitement peuvent parfois amener une certaine amélioration au début, soit parce que la tumeur est très bénigne (fibro-adénome), soit parce qu'elle est constituée par un hybride de syphilis et de cancer par exemple. Dans ce cas, la part spécifique de cette tumeur disparaît sous l'influence du médicament approprié. Mais cette amélioration ne conduit pas
à une guérisou complète b1 généralement La continuation prolongée de l'iodure, à fortes dose- surtout, suivie d'inconvénients très sérieux et qui son! de deuxordres.
Employés à doses assez fortes et continues, les iodur sans avoir du reste aucune influence sérieuse sur [a marche des tumeurs mômes bénignes, amènent des troubles digestifs variés auxquels ne sont que trop disposés les néoplasiques arthritiques. À l'inconvénient causé par la présence de la tumeur s'ajoutent ceux que crée un étal général lâcheux. Que si la tumeur est de nature maligne, le remède est pire encore; non seulement la malade souffre de l'administration du médicament, mais sous cette influence le cancer prend un accroissement plus rapide, et le fait a été plus d'une fois constaté de la manière la plus nette.
On sera donc autorisé, dans certains cas où le diagnostic est douteux, ou lorsqu'il s'agit de tumeurs petites et manifestement bénignes, à donner l'iodure de potassium qui a pu dans quelques cas améliorer l'étal local; mais les doses du médicament devront être as faibles et l'administration n'en être pas prolongée longtemps.On ne doit pas oublier que cette médication est faite pour inspirer plutôt de la méfiance qu'une confiance qu'elle ne mérite qu'exceptionnellement, et qui se mesure par des effets généralement assez minimes.
Donc, beaucoup de prudence dans l'administration à l'intérieur de l'iodure de potassium, mais jamais à Vextè* rieur ! Qui a vu les pommades dites fondantes produire autre chose que des eczémas rebelles, irrités, des lyin-