‹ Du traitement de certaines affections chroniques par la bactériothérapieChapitre 11 sur 14 · Influence possible du salicylate · texte numérisé non relu

Influence possible du salicylate

En quelques jours l’eczéma suintant du Dire du scrotum, ainsi que les rhagades ont disparu.

12 mai : le malade est complètement guéri et a repris ses occupations habituelles.

O8s. IIX (Labonnette). —— Veuro-arthritisme. Bactériothérapie hétérogène per os. :

M. P..., soixante-treize ans.

À. H., arthritique nerveux.

À. P., depuis l’âge de quarante ans a toujours souffert de l'estomac, du foie. Troubles nerveux (insomnie, irritabilité, tremblements). = 1907. Août : crise de coliques hépatiques avec congestion du foie, nausées. Grosses réactions sur le système nerveux.

Octobre : foie gros (congestion), vésicule grosse et douloureuse. Poussée de rhumatisme dans l'arliculation sternoclaviculaire.

1908 : crises de foie, surtout congestion, le foie déborde de quatre travers de doigt. Douleurs d'estomac avec nausées, crise d'hyperchlorhydrie.

Juillet : saison à Vichy, traitement fait normalement. A la fin de la saison se sent très mal : grosse congestion du foie, poussées hémorroïdaires, décoloration des matières, selles fétides et blanches, crise d’auto-intoxication, dyspepsie hypersthénique avec crises douloureuses, longues et très péuibles.

À son retour à Paris, foie encore congestionné. Infection gastrointestinale, odeur mauvaise. Troubles gastriques, vertiges. Troubles oculaires, poussées d’entérite muco-membraneuse. Digestion pénible et difficile. Grande irritabilité nerveuse.

Octobre : coryza. Infiltration de la gorge et du pharynx, céphalées. .

Foie et estomac en meilleur état.

Novembre : poussées congestives du foie, diarrhées, bronchite.

1909 : poussées congestives du foie, selles légèrement décolorées.

Janvier : douleurs très fortes du côté du foie. Malade vu en consultation avec le Prof. Chauffard qui pense « à une congestion du foie avec cholécystite »,

Février : crises douloureuses au niveau de la vésicule biliaire. Douleurs d'estomac. Intestin en meilleur état.

Juin : crise douloureuse de la vessie sans calcul ni infection.

Décembre : dyspepsie hypersthénique avec crises nouourees, longues. Poussées hémorroïdaires.

1910. Janvier : crises d'hyperchlorhydrie. Re hépatique avee grosse douleur à la vésicule.

SRE k ‘

1914, 1912, 1913, 1914 : crises d'hyperchlorhydrie fréquentes avec irrégularité. Poussées congestives du foie. Douleur presque constante au niveau de la vésicule biliaire. Par périodes, poussées d'intoxication d'origine intestinale; amélioré par ferment lactique.

Poussées rhumatismales d' une articulation à une autre, surtout dans les mains et les pieds. Poussées hémorroïdaires. ee

De 1914 à 1919 : grande nervosité, troubles du foie, estomac, intestin. Tachycardie fréquente. Poussées congestives de la face, des globes oculaires. Poussées d’urticaire ou d’acné.

7 avril 1919 : examen : le malade se plaint surtout de troubles gastro-intestinaux (hyperchlorhydrie, spasmes de l'intestin, constipation).

Douleur au niveau de la vésicule biliaire et de toute la région hépatique. Tachycardie fréquente.

Nervosité. Le malade dort mal, très agité, obligé de prendre des calmants en quantité (valériane, pyréthane).

Il se plaint d’une grande dépression générale, accuse de la fatigue.

Poids : 72 kilogr. au lieu de 80.

État du malade :

Facies rouge, couperosé quelques boutons d’acné, prurit, langue sale recouverte d’un enduit épais.

Estomac douioureux à la palpation, surtout au niveau du creux épigastrique, légère dilatation, clapôtement.

L'intestin est sensible surtout sur le cæcum et le côlon ascendant. :

Le foie est un peu gros, déborde d’un travers de doigt le bord costal, vésicule très sensible. L'’auscultation révèle un peu de tachycardie. Tension 14 1/2 — 5 (Pachon).

Poumons : quelques râles’de bronchite.

Le voile du palais et le larynx sont légèrement congestionnés.

Réflexes exagérés.

Le malade dit avoir des insomnies, est dans un état d’irritabilité très grande et montre de l’affaissement moral.

L'analyse des urines montre une élimination des phosphates un peu plus marquée, la quantité d'urée légèrement diminuée et augmentation des chlorures.

Traitement : bactériothérapie (ingestion) :

Du 16 au 20 avril : chaque jour un tube d’une émulsion de 2 milligr. de corps microbiens hétérogènes (B. coli, diplocoques et entérocoques).

Dès le 19 avril, le malade se sent très amélioré. Langue propre,

les douleurs gastriques et hépatiques ont disparu. La constipation persiste.

.Le malade dort sans le secours d'aucun médicament. |

L’appétit est très bon; le malade commence à s'alimenter comme tout ie monde, régime ordinaire : viande, légumes, vin.

À noter que depuis plus de trente ans ce malade ne prenait que du lait (Yoghourt), bouillon de légumes, purées, œufs, pâtes. Ni vin nicafé. |

25 avril et 1°" mai : ingestion de la même émulsion. -

Le mieux persiste, très bon état général, pas de douleur, calme nerveux.

6 mai : crise Rs légère du foie, tachycardie et étouffements. 4

9 et 10 mai : ingestion de la même émulsion.

Le malade ne souffre plus, s'alimente bien et se sent beaucoup mieux. Calme nerveux.

Tension au Pachon 171/2—8.

17 et 18 mai : ingestion de la méfie émulsion. 30 mai : le mieux persiste.

O8s. IV (Labonnètie). — Füiblesse générale. Anémie. Crise appendiculaire en convalescence de grippe. Amélioration par la bactériothérapie hélérogène per os.

Mie M.., trente ans. N'a jamais fait de graves maladies, mais bien que d’une forte corpulence a toujours été anémique.

En février 1919 fait une grippe grave avec broncho-pneumonie qui fait craindre pour ses jours.

Elle allait un peu mieux quand le 15 mars, brusquement, elle est prise d’une violente douleur dans le côté droit de l’abdomen. Température : 40°, Vomissements porracés abondants et diarrhée.

Diagnostic : appendicite avec péritonite.

Traitement médical (diète, glace, ete.) d’atiente.

La malade se remet assez lentement.

Le 2 mai, la malade vue par le D' Labonnette, est lrès fatiguée, déprimée. Mauvais état général. Tous les soirs de huit à onze heures apparaît une violente crise douloureuse dans le côté droit de l'abdomen avec irradiations dans la jambe droite.

Elle accuse des nausées, des aigreurs d'estomac, se plaint de ne pouvoir rien supporter, même du lait.

L'abdomen est souple, on réveille cependant de la douleur au niveau du point de Mac-Burney, douleur se DEEP e0R dans la jambe droite.

Poumons : quelques râles disséminés, insignifiants.

Cœur : tachycardie par périodes.

Urines peu abondantes, ni sucre, ni albumine.

Mais dominant tout, un mauvais état général avec anémie et dépression morale.

Du 6 au 10 mai est soumise au traitement bactériothérapique. lungestion quotidienne d’une émulsion contenant 2 milligr. de corps microbiens hétérogènes.

Le 8 mai, la crise douloureuse nocturne est retardée de six heures et moins violente.

Le 9 mai,-elle est retardée de douze heures et encore plus atténuée. : à

Le 10 mai : disparition complète de la douleur abdominale, plus de douleur dans la jambe.

15 mai : la malade se sent beaucoup mieux d’une facon générale, le teint est d’ailleurs plus coloré. Les douleurs ort disparu. Plus de céphalée, elle dort bien. Estomac et intestin fonctionnent normalement, l'appétit revient. La palpation réveille cependant encore un peu de sensibilité au point de Mac-Burney.

Néanmoins, la malade peut aller et venir chez elle.

OBs. V (inédite, Danysz). — Fatique générale. Bactériothérapie hétérogène per os.

Jeune femme sans aucune tare organique. Trois enfants bien. portants. Se sent toujours fatiguée, incapable de faire une promenade de 4 kilom. Amaigrissement progressif.

Prend sous forme de boisson pendant cinq jours consécutifs un verre d’une préparation hétérogène (une émulsion de 3 milligr. de corps microbiens stérilisés dans un verre d’eau).

Le troisième jour du traitement elle fait avec plaisir et sans la moindre fatigue une promenade de 10 kilom. en montagne. Gagne 2 kilogr. de poids en un mois.

OBs. VI (inédite, Danysz). — Faligue générale. Bactériothérapie autogène polyvalente.

M G..., quarante ans. Fatigue générale, légère albuminurie d’origine inconnue (0 gr. 1 à Ogr.2 d’albumine par litre). OEdème des jambes à la moindre fatigue. Menstrues douloureuses, l’obligeant à garder le lit pendant deux ou trois jours chaque mois.

Traitement : préparation microbienne autogène prise sous forme de boisson. Un verre à boire par jour pendant six jours consécutifs.

Résultats : disparition complète de l'albumine, de la fatigue et des douleurs pendant les règles.

LRSITES

Ogs. VII (inédite, Danysz). — Troubles de la ménopause. Bactérothérapie hétérogène polyvalente.

M°®° B..., cinquante-trois ans. Rougeole à deux ans, ensuite santé parfaite jusqu à quarante-sept ans. Trois enfants bien portants. À quarante-sept ans congestion pulmonaire double. À quarante-neuf ans nouvelle congestion pulmonaire et depuis ce temps crises d'asthme avec poussées de bronchite aiguë. À cinquante ans ménopause.

Pendant sept ans, quatre ans avant et trois ans après la cessation des règles, crises sudorales. Vingt fois par jour, après une bouffée de chaleur, le front d'abord et tout le corps ensuite se perlaient d’une rosée sudorale tellement abondante, qu'elle obligeait la malade de changer de linge. Les crises sudorales étaient le plus souvent suivies de crises de bronchite. L’emphysème s’in- Stalle et augmente peu à peu.

La malade exaspérée par les étouffements et les sueurs persistantes, présente à la fin un état de névropathie très marqué et

accuse des accès de fausse angine de poitrine avec douleurs pré-

cordiales et sensation de mort immédiate. Un peu de trinitrine calme cet état, mais les sueurs persistent. L’extrait d’ovaire (0 gr. 30 par jour), le corps jaune (0 centigr. 10), la teinture d’hamamélis, etc. ne produisent aucun effet.

- L’auscultation pratiquée plusieurs foismontre des signes d’emphysème pulmonaire avec sibilance et râles sous-crépitants aux bases. ;

Traitement : une première série de cinq doses d’une préparation hétérogène, prise sous forme de boisson pendant cinq jours consécutifs. Pendant ces cinq jours les sudations sont sensiblement plus abondantes, mais huit jours après la cessation du traitement, on constate une amélioration très notable : disparition à peu près complète des sueurs et complète des étouffements. État général très bon. La malade réclame une nouvelle cure et prend encore cinq doses de la même préparation qui amènent la disparition complète de tous les symptômes. À l’auscultation on ne trouve plus ni rhoncus, ni sibilance. La malade déclare qu'elle ne s'est jamais si bien portée. Elle se sent rajeunie et elle en a l’'appa-

rence. :

Os. VIII (Danysz). — Urticaire. Bactériothérapie autogène hypodermique. |

M. L..…., quarante-deux ans. Maladie de la peau gagnée il y a quatorze ans en Afrique. Pelites phlyctènes qui apparaissaient

constamment sur toute la surface du corps et causaient des

TES de

démangeaisons intolérables. Réformé pour maladie de peau incurable.

Deux séries de dix piqûres faites à quinze jours d'intervalle avec une préparation microbienne isolée de la flore intestinale du malade ont fait disparaître les phlyctènes complètement. Les démangeaisons ont cessé d’incommoder le malade dès le début du traitement.

État de santé parfait depuis deux ans.

Ogs. IX (Danysz). — Psoriasis.-Baclériothérapie autogène hypodermique.

Mme H... Plaques plus ou moins étendues sur tout le corps, malade depuis sept ans. Réaction positive à la tuberculine.

Dix piqûres d’une préparation microbienne autogène pendant les premiers dix jours. Ensuite deux piqûres par semaine pendant six semaines.

Les démangeaisons ont cessé d’incommoder la malade après la première piqûre. Les plaques psoriasiques ont disparu après deux mois.

Sur quatre cas de psoriasis traités de façon analogue on a obtenu dans trois la disparition des lésions cutanées, disparition qui s’est maintenue depuis plus d’un an.

Le quatrième cas est celui d’une personne âgée qui na voulu accepter la préparation que par ingestions. Aucun résultat appréciable à enregistrer. à

Mais Le plus intéressantest celui de l'observation publiée par M. Danysz dans le n° 17 de Paris Médical du 26 avril 1919.

Il s’agit d’une jeune femme sans antécédents particuliers.

Traitée une première fois en 1915 par une préparation bactériothérapique autogène pour un psoriasis punctata à éléments disséminés sur tout le corps, et complètement blanchie. La jeune femme est revenue en 1917 avec les mêmes plaques localisées cette fois sur le dos du thorax. Ces plaques seraient apparues quelque temps après un badigeonnage de celte région à la teinture d’iode.

Blanchie de nouveau, mais cette fois à l’aide d’une préparation hétérogène contenant un mélange de bacilles coliformes et d’une petite bactérie immobile, elle est revenue

en 1918 couverte des pieds à la tête d’une multitude de plaques psoriasiformes qui lui éausaient par places des démangeaisons intolérables .et qui étaient apparues à la suile de l’ingestion d’une préparation iodée, « prise sur le conseil d'une amie » qui devait la guérir d'un peu de lassitüde générale. Cette fois, une série de dix piqûres d'un mélange préparé surtout avec des diplo, strepto et entérocoques hétérogènes a eu raison de l’éruption. |

Ons. X (J. Danysz) (‘). — Asthme. Bactériothérapie autogène hypodermique. Guérison.

M. M... quarante-sept ans, À. H. Rien à signaler.

A. P. S’est toujours bien porté jusqu'il y a cinq ans, où à la suite d'un coup de froid fut pris d’une dyspnée de plus en plus pénible depuis le coucher du soleil jusqu'au lendemain matin vers 10-11 heures. Les journées froides et pluvieuses sont également très mauvaises ; la dyspnée s'accompagne alors de’toux avec expectoration très difficile. Depuis la guerre cet état d'asthme chronique s’est sensiblement aggravé par suite de la vie en plein air qu'a mené le malade appelé à creuser des tranchées.

Le malade a recu dix piqûres hypodermiques d’une préparation microbienne isolée de sa flore intestinale et stérilisée par la chaleur (B. coli, B. tétragènes et diplocoques prenant le Gram).

Dès la première piqûre amélioration considérable qui s'affirme dans le cours du traitement, le malade peut sortir et travailler par le plus mauvais temps, son sommeil est normal, la toux a disparu complètement.

L'état général est très bon. Les fonctions gastro-intestinales sont redevenues également complètement normales.

Os. XI (Inédite Danysz). — Neurasthénie. Bactériothérapie autogène per os. J

M veuve C. H.,., jeune femme vingt-huit ans.

À perdu son mari à la guerre en 1916.

N'a jamais été alitée, réglée à douze ans, très bien d'emblée. Actuellement accuse de l’insomnie, rebelle à toute médication. Dépression morale profonde. Hypersensibilité aux moindres émotions. Idées noires, incapacité au travail. (Très musicienne ne peut toucher au piano.) |

1. Danysz. Traitement antianaphylactique de l'asthme, de certaines dermatoses. La Presse Médicale (n° 40 du 18- juillet 1918).

1917. Saison au Mont-Dore sans aucun effet.

Novembre 1918. Analyse de la flore intestinale : B. coliforme, petit coccus prenant le Gram, formant sur gélose de petites colonies punctiformes transparentes, très rares B. subtilis.

Bactériothérapie autogène, par émulsion de 2 milligr. par vingtquatre heures, au bout de deux jours la malade passe une bonne nuit. Après dix jours de {raitement retour complet de la santé.

Etat maintenu depuis six mois à l’heure actuelle

O8s. XII (personnelle). — Dysménorrée s'accompagnant d'urticaire el nervosité extrême. — Amélioration par la Bactériothérapie antianaphylactique.

Me M, O..., vingt-huit ans, A. H. Rien à signaler.

À. P. Rougeole et variole dans l’enfance. Réglée à douze ans.

Règles très douloureuses, irrégulières (intervalles de plusieurs mois) pendant longtemps, ce n’est que vers la vingtième année que le flux menstruel apparait tous les mois avec trois ou quatre jours de retard. Durée trois jours.

Deviennent de plus en plus douloureuses. Les douleurs sont plus vives, durent plus longtemps par crises de quelques heures pendant les deux premiers jours. À peine calmées par l'absorption de 1 gr. de pyramidon.

Mais ce qui attire surtout l'attention de la jeune fille est un état particulier de nervosisme qui l’inquiète.

Elle se sent irritée par le moindre bruit, la plus légère contradiction, par les odeurs vives.

Ressent en même temps des bouffées de chaleur, des nausées, parfois vomissements alimentaires ou bilieux.

En résumé syndrome hystériforme surtoutaccentué à l’approche

des règles, s'accompagnant de lassitude générale. Fatigue au

moindre effort.

Depuis novembre 1918. Traitement thyro-ovarique, action nette sur l’état de fatigue générale. La jeune fille remarque qu’elle va et vient est «longtemps sur ses jambes sans ressentir de fatigue ». Aucun effet sur la nervosité ni sur la douleur des règles, qui sont aussi pénibles et auxquelles succède un état de lassitude extrême.

Vers le 15 mars. Poussée fugace d’urticaire attribuée à l'ingestion de poisson, qui semble disparaître mais revient plus vive le surlendemain.

Prend à cette occasion un premier tube de 2 milligr. de culture microbienne hétérogène, en plusieurs fois ; le 21 mars. L'aprèsmidiles règles surviennent précédées de quelques douleurs vagues de l’hypogastre. Mais à la grande surprise de la jeune femme

LL dans RER

ose 1. €, 00

CAMES Re

absence complète de bouffées de chaleurs, pas la moindre nausée habituelle et surtout disparition complète de l'état de nervosité constant jusque-là. Flux d'emblée normalement abondant et indolore.

Mais le lendemain la douleur apparaît aussi violente que d’ordinaire, dure (rois heures sans cependant s'accompagner des autres syndromes habituels de dysménorrhée. Ne laisse pas la jeune fille brisée de fatigue et dans un état de lassitude générale. L’urticaire a disparu.

En prévision des prochaines règles on prépare une émulsion autogène. 2

18 avril. Le traitement est commencé per os deux jours avant la date présumée des règles, sans tenir compte du retard habituel possible.

Le 21 avril quelques douleurs vagues dans l’hypogastre dans la matinée. L'après-midi les règles surviennent, le flux s'établit d'emblée normalement abondant et absolument indolore.

Le 25 avril les règles sont terminées, et se sont passées sans Le moindre ennui, ne laissant derrière elles aucun souvenir douloureux ni trace de lassitude.

25 mai. Les règles sont survenues à la date prévue, le traitement, bactériothérapique autogène per os avait été commencé deux jours auparavant.

Aucun trouble dysménorrhéique à signaler.

O8s. XIII. — (personnelle). — Douleurs rhumatismales améliorées par bactériothérapie hélérogène.

M'e du P.., quarante-deux ans. À. H. Rien à signaler, père vivant quatre-vingts ans, relativement bien portant, mère morte à soixante ans.

A. P. aucune maladie de l'enfance, fièvre typhoïde à dix-huit ans, depuis ce temps ne s’est jamais sentie très bien. Souvent poussée d’amygdalite avec température 40°. Syndrome appendiculaire en 1896. Depuis ce temps régime des pâtes. 1912 saison à Châtelguyon lui fait beaucoup de bien ; en 1913, deuxième saison moins efficace. 21 avril, attaque brusque de rhumatisme.

Douleur dorso-lombaire « violente à crier » par paroxysmes aux mouvements du corps. Céphalée intense. Anorexie.

La malade s’alite. Urines rares foncées. Elle prend de l’aspirine, une préparation pharmaceutique à base durotropine et se met à la diète. s

Vue pour la première fois le 23 avril. La malade est alitée, se tient dans le décubitus dorsal légèrement penchée sur le flanc

gauche, paraît vivement souffrir au moindre mouvement. La peau est chaude, température axillaire 37°8, pouls 96, langue saburrale. Urines rares, l'analyse faite sur les indications de la Dinde mentionne abondance d’Indican. se

Cœur, poumons, rien à signaler.

Ventre assez souple, là pression n’éveille aucune douleur profonde.

La palpation ne provoque aucune douleur dans Ja région lombaire.

Rein droit flottant et logé dans la fosse iliaque. N'est pas particulièrement douloureux.

En résumé, douleur névralgique dans la colonne lombaire provoquée par les mouvements actifs, résistant aux analgésiques. Etat saburral de la langue, céphalée violente, état nauséeux s'accompagnant de fièvre ; faisant penser à une crise rhumatismale.

Des diurétiques, théobromine 50 centigr par jour et salicylate de soude 4 gr. sont prescrits, pendant trois jours (23, 24 et 25)

Aucune amélioration sensible. La douleur est moins aiguë, plus plus diffuse, mais se propage aux épaules, aux genoux.

Au petit jour, après une nuit d'insommie, la malade se sent gênée dans ses mouvements respiratoires par une sorte de ceinture encerclant la base du thorax.

Le 26 malgré l’adjonclion de 1 gr. d’aspirine au traitement précédent, pas d'amélioration, tempéralure reste à 37°8 le soir, 31°4 le matin.

La malade se désespère, incapable de faire aucun mouvement sans provoquer des douleurs insupportables, refuse les analgésiques.

Bactériothérapie hétérogène per os. — Première dose.

Le lendemain la Céphalée a disparu, la malade a dormi la sensation de compression fut moins vive au réveil. 2 dose de la préparation hétérogène polyvalente.

Le 28 les douleurs des épaules, des genoux, de la région lombaire ont disparu, plus de sensation d’étouffement le matin.

La malade se sent un bon appétit. Température 37°, pouls 72.

On prescrit deux nouvelles doses à prendre dans deux jours.

La malade quitte le lit, reprend ses occupations habituelles.

19 mai. — Indisposition mensuelle, nausée, coliques douloureuses, diarrhée profuse (s’est relevée dix fois dans la nuit), selles abondantes liquides.

20. — Nombreuses selles dans la matinée, la malade prend de l'élixir parégorique (une demi-cuillerée à café dans un peu d’eau sucrée) les coliques disparaissent.

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