‹ Du Traitement de l'Hypertension ArtérielleChapitre 14 sur 26 · HET | ES · texte numérisé non relu

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artérielle dans les hypertensions accompagnées de sclérose rénale. En outre de même qu’expérimentalement, on observe une action tonique sur le rythme et les contractions cardiaques, un ralentissement du pouls.

à Enfin, LEMAIRE et Mouceort, LoEprr (1922), de SÈZE et GUILLON (1930) ont noté une augmentation

de l’indice oscillométrique.

PHENYLETHYLMALONYLUREE

Alors que la diéthylmalonylurée (véronal) était lécouverte en 1903 par Fisner et MERING, il faut arrirer en 1911, pour que HOERLEIN par substitution du radical éthyl, établisse la phényléthylmalonylurée. Elle est étudiée du point de vue pharmacologique et propagée dès 1912 par IMPENS, en Allemagne. Considérée au début, uniquement au point de vue hypno-

tique, elle fut surtout employée contre l’épilepsie, déjà

‘ en 1912 par KiINo, puis par GEYMAYER, HAUPTMANN

et d’autres. En France, en 1913, COMBEMALE, puis CARNOT en font les premières applications. Mais ce n’est qu’en 1919 que l’usage s’en répand et que la valeur de ce médicament se trouve reconnu par B41-

BINSKI, CLAUDF, BARRE, CLovis-VINCENT; mais c’est

‘surtout à MAILLARD que revient le mérite d’avoir inten-

sifié et codifié son emploi.

Désigné sous le terme de Luminal en Allemagne, ce produit difficile à obtenir, fut préparé en France sous le nom de Gardénal.

Parmi la série des barbituriques, c’est grâce à son

pi te

radical Phényl, que le Gardénal n’est pas simplement un hypnotique mais également un antispasmodique. Ce médicament se présente comme un poudre cristallisée, de saveur amère mais non désagréable, très peu soluble dans l’eau, à moins qu’il ne s’agisse du gardénal sodique, plus instable et moins actif. Il traverse l’estomac sans modification et est absorbé par l'intestin, dans le milieu alcalin duquel, il se dissout. Il ne s’accumule pas et s’élimine en grande partie par

les urines, très peu par les fèces.

Expérimentation.

L’effet de tous les barbituriques se manifeste par une action dépressive sur le myocarde. Le cœur se dilate et les contractions deviennent plus faibles. Ce fait a été démontré sur myocardiographie de Cusany appliqué sur le cœur (AVERETT) et par des expériences des cœurs isolés perfuses (Srorm). Les barbituriques, ont dans l’ensemble un pouvoir hypotenseur modéré, écrivent LAYANI et BERNARD. Ils provoquent la vaso-dilatation sur des vaisseaux isolés. Ils exercent une action dépressive sur les extrémités périphériques du pneumogastrique; il faut une excitation plus forte pour inhiber le cœur. Ils ont une légère action bradycardisante. Ils diminuent l’excitabilité des ter-

minaisons sympathiques (ARNELL).

Une injection rapide de barbituriques provoque

une chute rapide de la tension artérielle, par dilata-

tion des artérioles, des capillaires et des veinules de tous les organes du corps (OLsonN et van Ess). Par contre, on sait depuis les travaux de UNGAR, que dans l’hypertension adrénalique expérimentale, le gardénal augmente les effets hypertenseurs de l’adrénaline. Cet

effet se rapproche de celui de la cocaïne (HAMET).

Les modifications vasculaires peuvent également retentir sur les poumons (GRUBER). Un œdème aigu pulmonaire peut survenir; de même il peut se présenter une broncho-pneumonie au cours de la convalescence de l’animal (Weiss, MALONEY, FITETs et TATUM,

SEVERS et TATUM, MOoRE, WATMORE).

Sous l’effet des barbituriques, la respiration présente un rythme irrégulier et une diminution de la

ventilation pulmonaire (LAUNOY).

Sur la musculature lisse, ils exercent un effet dépressif, surtout en injections. Cet effet est particulièrement évident sur l'intestin; mais celui-ci revient

rapidement à l’état normal.

Mentionnons encore leur action antidiurétique qui

a été signalé par de nombreux auteurs (MINTZz, WaL-

TON, HELLER, BANSMANN) ; l’hypothermie qui se ma-

nifeste dans l’expérimentation, présente le plus sou-

vent en clinique un effet fébrile. Sur les centres ner-

veux, leur action est des plus évidentes.

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