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ORTHOSIPHON STAMINEUS

Historique.

L’Orthosiphon Stamineus, ainsi dénommé par BENTHAM, est une plante vivace de la famille des Labiées. Elle fut utilisée par les Javanais depuis un temps immémorial. Elle se rencontre surtout aux Indes Néerlandaises, mais aussi en Australie et dans l’Amérique tropicale. Elle passe ensuite en Europe où elle est utilisée en premier lieu aux Pays-Bas.

Ce sont les feuilles de cet arbrisseau, récoltées avant la floraison et désséchées, qui constituent un médicament fréquemment utilisé dans ces régions, sous

divers noms comme thé de Java India kidney herb,

etc. Ces feuilles ont l’odeur du thé de caravane.

Chimie.

L'étude chimique de l’Orthosiphon, écrit Gozp- FIEM, fut commencée en 1886 par VAN ITALLIE, qui isola un glucoside, l’orthosiphonine, puis en 1927, par GRUBER, par HEDRicH; FÉVRIER en 1932, KELLER en

1934, enfin par GOLDFIEM.

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L'activité de cette plante réside dans ses constituants hydrosolubles.

Chimiquement l’Orthosiphon comprend :

une glucoside — l’orthosiphonine;

une ou deux saponines (KELLER et FÉVRIER) ;

plusieurs sels, surtout ceux de potassium;

des traces de tannin;

une huile essentielle (0,20 à 0,66 %).

Dans l'essence il y a des aldéhydes; l’huile grasse

renferme une phytostérine.

Expérimentation.

Les essais expérimentaux ont porté suivant les auteurs, sur le cobaye (GoLpriEM), le lapin et le chien (MERCIER, F., MERCGIER, L.-J. et DECAUX), sur le chien (GOLDFIEM), sur l’homme sain (GOLDFIEM, auto-obser-

vation et collaborateurs).

Expérimentalement, chez le lapin et le chien, il fut démontré que l'extrait aqueux de l’Orthosiphon exerce une action duirétique marquée, diurèse qui s’exerce à la fois sur l’élimination aqueuse et sur lélimination des chlorures et de l’urée; l’hydrurie, de même que le débit uréique peuvent être triples, celui des chlorures quadruple. L’extrait aqueux utilisé en injections, a donné des résultats tout à fait comparables à ceux obtenus en clinique avec l’infusion de la

drogue.

Ski R ES

Les diverses expériences effectuées, démontrant que l’Orthosiphon constitue un stimulant puissant de l’urogénèse, de l’excrétion des déchets et probablement

de l’uréopoièse.

Clinique.

Dès 1889, FRISTEDT fait une étude thérapeutique des propriétés de l’Orthosiphon. En 1895, Bocquir- LON-LIMOUSIN décrit son emploi dans la cystite calculeuse, puis on peut citer parmi divers auteurs, ATTEN- DOLI, LECLERC, DECAUX, MERCIER (F.) et MERCIER (L.) de GOLDFIEM, qui publient les résultats de leurs observations cliniques sur l’Ortosiphon.

L’Orthosiphon est donné en général sous forme d’infusion; 5 à 10 grammes dans un litre d’eau bouillante, à la dose quotidienne de 500 cc3, répartis en 5 prises au cours de la journée, pendant 5 à 12 jours.

En 1935, LECLERC et DECAUX rapportent plusieurs observations, traitées de cette manière : oligurie au cours d’une grippe, une angine grippale, une cholémique avec bactériurie, une oligurique avec des sédiments uratiques et un cas de cystite chez un prostatique.

De leurs observations, ils dégagent la conclusion qué l’Orthosiphon doit être considéré comme un diurétique puissant, indiqué là où il faut augmenter le

débit urinaire et favoriser l’excrétion des composants

Den RE LE

de l’urine, à savoir en particulier dans les cas de troubles urinaires, de rhumatisme goutteux ou simplement de l’arthritisme.

Ces mêmes auteurs, en 1938, présentent un certain nombre de cas d’hyperazotémies, traités par l’Orthosiphon, qui leur avait déjà donné des succès dans l’oligurie, qu’elle fût d’origine rénale ou extra-rénale. Parmi les 9 cas publiés, on peut relever celui d’un hypertendu de 33 ans, avec des antécédents de néphrite, une tension artérielle de 19/12 au Vaquez, une urée sanguine de 0 gr. 52, et un volume d’urine de 1000 à 1300 cc3. Sous l’influence d’un traitement à l’Ortosiphon, la quantité des urines s’élève progressivement au cinquième jour à 1.800 cc3 avec disparition des vertiges, tandis que l’azotémie régresse à 0,41.

Aïnsi, l’Orthosiphon se trouve indiqué dans les cas où existe de l’oligurie et une rétention des déchets azotés. Sous son action, la baisse du taux de l’urée sanguine est constante.

Parmi d’autres auteurs, on peut citer avec DECAUX, Mercier F. et MERCGIER L.-J., qui apportent un certain nombre d’observations d’arthritisme, de rhumatisme goutteux, de lithiase hépatique et rénale, et également d’oligurie et d’hyperazotémie, avec des résultats très favorables. Parmi ces cas, nous en relevons ceux ou la tension artérielle était notée avant et après

le traitement à l’Orthosiphon.

Cas n° 1. — Mme G.., 42 ans, arthritique, pléthorique, pesant 71 kg.; souffre d’arthralgie des 2 genoux et de vertiges.

Avant le traitement : 0,051 % d’urée:; T. A. 18/10; Au dixième jour : 0,038 % d’urée: T. A. 15/10.

Cas n° 2. — M. C..., 56 ans, goutteux, 3 crises aiguës; actuellement, douleurs et impotence fonctionnelle des’ 2

genoux.

Avant le traitement : 0,050 % d’urée; T. A. 16,5/10; Au dixième jour : 0,040 % d’urée; T. A. 16/10.

Cas n° 3. — M. P.., 62 ans, hépatique, cholélithiase, crises hypertensives malgré le régime, urée sanguine oscillant entre 0,50 et 0,62 depuis 2 ans.

Avant le traitement : 0,051 % d’urée; T. A. 20/12;

Au dixième jour : 0,035 %; T. A. 17/11.

Cas n° 4. — Mme B..., 36 ans, troubles urémiques lé-

gers chez une insuffisante hépatique, obèse.

Avant le traitement : 0,068 % d’urée; T. A. 17,5/10; Au dixième jour : 0,043 %; T. A. 15,5/11,5.

Cas n° 8. — M. M... 33 ans, azotémie, vertiges. Avant le traitement : 0,049 % d’urée; T. A. 19/12; Au cinquième jour : 0,049 % d’urée; T. A. 19/12.

Cas n° 9. — Mme M... 37 ans, urémie légère, arthralgie, oligurie.

Avant le traitement : 0,047 % d’urée: T. A. 18/12;

Au sixième jour : 0,032 %; T. A. 15/10.

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Dans les observations ci-dessus nous notons en dehors de l’action hypotensive un abaissement de l’urée sanguine. En outre, les auteurs ont observé dans tous leurs cas une action hydrurique, déchlorurante et azoturique avec disparition des symptômes subiectifs (arthralgies, cystalgies, vertiges) en général au troisième jour du traitement.

Si on veut résumer d’après les travaux récents cliniques et expérimentaux, les faits observés après une cure d’Orthosiphon, on constate :

1°) un abaïssement du taux de l’urée sanguine anormalement élevé;

2°) un abaiïssement de la tension artérielle;

3°) une diminution de la constante d’Ambard;

4°) le retour à l’équilibre du cholestérol. Pour de GoLDFIEM, cet équilibre est réalisé par la combinaison des saponines de l’Orthosiphon avec les glycérophospho-aminolipides du plasma et avec le cholestérol sanguin.

5°) une diminution de la viscosité sanguine (rôle des saponines) ;

6°) une diminution de la turgescence des cellules hépatiques;

7°) une augmentation de pouvoir de concentration du rein et de la capacité fonctionnelle de l’épithélium

rénal avec diurèse abondante (les urines triplent de

PSS PA

… volume). action déchlorurante et fonte des œdèmes

azoturiques.

el est à noter que le seuil d’action est très faible : Tuisque d’après GOLDFIEM, on observe l'influence de 3 À

JOHN partir de 0 mg. 125 par kilogramme.

ASSOCIATION DE L’AIL-PHENYLETHYLMALONYLUREE ORTHOSIPHON STAMINEUS

Dans les observations inédites qui suivent, nous verrons que par cette triade médicamenteuse, on ob-

tiendra les meilleurs résulats dans les différents états

hypertensifs :

Ail — action hypotensive constante; Phényléthylmalonylurée — action antispasmodi-

que et calmante;

Orthosiphon stamineus — action diurétique, antiazotémique, déchlorurante.

Rappelons que cette association médicamenteuse ne libère ses principes actifs que dans l’intestin, grâce à un enrobage de gluten.

Les doses comprises de chacun de ses composants

sont les suivantes :

Extraitd ailes 2 Per Re 0,05 Phényléthylmalonylurée ............... 0,01 Orthosiphon stamimeus + 22740 0,10

On peut prendre sans inconvénients 3 à 4 dragées par 24 heures et pendant un temps prolongé sans au: cun inconvénient, par cures de 10 jours avec repos

d’une durée analogue.

Sur près de 200 observations d’hypertension artérielles recueillies par nous et le Docteur FIERRER, nous pouvons rapporter les plus typiques, traitées par l’association médicamenteuse ail-phényléthylmalonylurée-

orthosiphon.

Hypertension artérielle idiopathique de l’adulte jeune

Mai... Paul, 30 ans, vient consulter pour vertiges, éblouissements, bourdonnements d’oreille surtout à gauche, et quelques palpitations après effort.

L’examen clinique le plus minutieux ne révèle rien d’anormal si ce n’est une hypertension artérielle à 22/11 au Vaquez. Nous le mettons quelques jours en observation pour exploration de la fonction rénale : pas de cylindres granuleux dans le culot urinaire, élimination normale des chlorures, urée sanguine : 0, 30 pour mille. L’orthodiagramme cardio-vasculaire est normal. Les épreuves d’exploration du tonus vasculaire ROC et com-

pression sinus-carotidienne sont normales.

SHhpgies

Nous lui conseillons 3 cures de l’association médicamenteuse : 3 comprimés par jour pendant dix jours, avec repos de dix jours pour chaque cure. À un nouvel examen la tension est à 16/10. Nous le revoyons régulièrement tous les 3 mois, avec cure trimestrielle : mêmes

résultats excellents depuis 2 ans.

Hypertension artérielle de l’adulte jeune avec hémiplégie gauche.

Chez un malade de 35 ans apparaît en pleine santé dans l’après-midi, lors d’une promenade, une hémiplégie gauche. L’hémiplégie est manifeste : à la face, au membre supérieur gauche. Hémiplégie d’allure corticale à tendance monoplégique qui apparaît primitive. Urée sanguine normale. Les réactions de Hecht, Calmette-Massol, Meïnicke, Wassermann sont négatives. Rien dans les antécédents si ce n’est quelques troubles oculaires à type de choroïdite idiopathique peu améliorés par le traitement symptomatique. Rien au cœur, ni à l’aorte. L’examen clinique reste négatif par ailleurs. Sa tension au Vaquez donne 22,5/12. Le malade refuse énergiquement toute piqûre. On conseille l’association médicamenteuse et on constate :

1°) L’amélioration rapide de l’hémiplégie: quelques jours après le début des accidents apparaissent des con-

tractures, surtout marqués au membre inférieur avec

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