‹ Du Traitement de l'Ozène par l'Anatoxine DiphtériqueChapitre 11 sur 15 · OU · texte numérisé non relu

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Au début de ce traitement on note quelques petites poussées de température, mais dans l’ensemble celuici est bien supporté. L'amélioration se fait rapidement sentir et le 4 janvier la fétidité de l’haleine a totalement disparu. Il n’y a plus de croûte à gauche; on en trouve encore quelques-unes à droites au niveau du plancher et de la cloison, celles-ci sont molles, blanch tres, se détachent facilement et ne sentent plus. Les céphalées ont beaucoup diminué.

Fin février on cesse le traitement, plus de croûtes, plus de fétidité de l’haleine, presque plus de céphalées. Amélioration très nette de l’odorat.

Le 1° juin, la guérison s’est maintenue.

NES" 16" ans

Examiné pour la première fois le 26 novembre 1931. Les fosses-nasales sont bourrées de croûtes jaunâtres, dures, d’odeur infecte et adhèrent fortement au niveau des cornets, des méats moyens et du plancher, ainsi que du cavum sur lequel la beance des fosses-nasales permet une vue directe. L’haleine est très fétide. L’odorat presque complètement disparu.

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Les piqûres d’anatexine sont bien supportées par ce jeune homme. Très rapidement une amélioration sensible est observée. Le 11 janvier la fétidité de l’haleine a complètement disparu, les croûtes sont moins nombreuses, sont expulsées plus facilement, sentent moins mauvais. L’odorat n’a subi aucune modification.

À la fin du deuxième fois de traitement, cette amélioration s’est maintenue, mais n’a pas progressé et on continue les piqûres.

À la fin du deuxième mois de traitement, cette améble, plus de fétidité de l’haleine, presque plus de croûtes. Odorat en partie revenu.

Au début de mai l’amélioration s’est maintenue.

MIE GC. Sans.

Jeune fille vue pour la première fois par nous fin novembre 1931. Rhinite atrophique typique. Haleine extrêmement fétide, cornets inférieurs et moyens très atrophiés, fosses-nasales bourrées de croûtes très volumineuses, verdâtres, se détachant difficilement, sentant très mauvais et en abondance telle que la vue du cavum est impossible. L’odorat est disparu.

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On commence aussitôt les piqûres d’anatoxine et

au bout de 3 semaines l’amélioration est très sensible.

Malheureusement à ce moment apparaissent des céphalées intenses et fréquentes, des poussées de température et une altération de l’état général qui obli-

gent à abandonner le traitement.

Mile F... F..., 30 ans.

En 1930, cette malade fait une rhinite aiguë qui dure environ deux mois. À la fin de cette même année, elle fait une broncho-pneumonie à la suite de laquelle elle commence à moucher des croûtes assez volumineuses, mais non fétides. Un érysipèle de la face survenant chez cette malade au mois de novembre 1931, aggrave la rhinite atrophique et nous voyons cette jeune fille pour la première fois le 2 décembre. Elle présente une rhinite ozéneuse typique avec haleine fétide, fosses-nasales bourrées de croûtes volumineuses, jaunâtres d’odeur infecte tapissant le cavum, la cloison, le plancheur et les cornets inférieurs et moyens qui sont très atrophiés. L’odorat a

disparu.

Le traitement à l’anatoxine institué aussitôt chez cette femme amène très rapidement une grosse amélioration. Fin décembre la fétidité de l’haleine a disparu, les croûtes se mouchent plus facilement, elles sont moins grosses, moins nombreuses et surtout sentent moins mauvais. Fin janvier l’amélioration s’est poursuivie, il n’y a presque plus de croûtes, l’odorat

est en partie revenu.

Le 15 février on arrête le traitement. Plus de croûtes, plus de fétidité de l’haleine. L’odorat est complètement revenu. Au début de mai l’améliora-

tion est conservée.

MIIe NT TT ATans.

Est venue consulter à l’hôpital Saint Joseph en 1929 pour une rhinite ozéneuse. Des badigeonnages à l’acécoline d’abord, à l’acide lactique ensuite n’ont amené chez cette jeune fille qu’une amélioration très légère et de très courte durée.

Au mois de décembre 1931 elle vient à nouveau

dans cet hôpital où nous la voyons pour la première fois.

HES rs

La fétidité de l’haleine est très marquée, l’odorat par contre n’est que peu diminué. À l’examen en note des cornets moyens et inférieurs considérablement atrophiés permettant une vue directe sur toute l’étendue du cavum qui est tapissé d’une épaisse couche muco-purulente jaune verdâtre; le plancher du nez et les cornets sont également tapissé de grosses croûtes épaisses, sèches, verdâtres et d’odeur infecte.

Le 20 décembre, la première piqûre d’anatoxine est faite à cette jeune fille. L'amélioration se fait très lentement. Au bout d’un mois de traitement, seule la fétidité de l’haleine a disparu, mais les croûtes sont

toujours nombreuses et sentent toujours très mauvais.

Durant le second mois de traitement les croûtes perdent leur mauvaise odeur, mais leur nombre n'a que peu diminué et à la fin de ce second mois la continuation de ce traitement est décidée. Le 12 mars les croûtes ont presque disparu. Au début d’avril il n’en reste plus.

Un mois après l’amélioration a persisté.

ND: L7ans.

Vu pour la première fois par nous le 27 décembre 1931. Rhinite atrophique typique avec fétidité de l’haleine marquée, cornets inférieurs et moyens très

pre

atrophiés, fosses-nasales bourrées de croûtes volumineuses, sèches, se détachant difficilement et sentant très mauvais. L’odorat est sensiblement diminué.

Les piqûres d’anatoxine amènent chez ce malade une amélioration rapide. La mauvaise odeur des croûtes et de l’haleine diminue considérablement. Après deux mois de traitement plus de fétidité de l’haleine, plus de croûte à droite. Amélioration très nette de l’odorat. En raison de la persistance des croûtes à gauche on poursuit les piqûres pendant un 3° mois, au bout duquel les croûtes qui restaient disparaissent et l’atrophie des cornets diminue.

Fin avril, l'amélioration a persisté.

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Enfant vue pour la première fois fin décembre 1932. Rhinite ozéneuse surtout marquée à gauche. Haleine fétide, cornets atrophiés, nez bourré de croûtes jaun tres d’odeur infecte. Les piqûres sont très bien supportéés par cette fillette et une amélioration sensible ne tarde pas à se faire sentir. Fin janvier la fétidité de l’haleiné a presque disparu. Les croûtes

bi

sont un peu moins nombreuses, se mouchent plus facilement, sentent moins mauvais. Au bout de deux mois de traitement, grosse amélioration, plus de mauvaise odeur. Beaucoup moins de croûtes. Un troisième mois de piqûre achève l’amélioration et fin avril il ne reste plus de croûte, la disparition de la fétidité de l’haleine s’est maintenue.

Mlle Y...P.. 19 ans. :

Examinée pour la première fois le 11 janvier 1932. Rhinite atrophique avec haleine particulièrement fétide, diminution notable de l’odorat et céphalées fréquentes.

L’examen montre des cornets moyens et inférieurs très atrophiés et tapissés de croûtes jaunâtres et fétides, le cavum et le plancher du nez sont recouverts d’une épaisse couche de muco-pus. Le sinus maxillaire gauche est légèrement obscur.

Au bout d’un mois de piqûres, cette jeune fille respire beaucoup plus facilement par le nez, elle expulse plus facilement ses croûtes qui sentent moins mauvais, l’haleine n’est plus fétide, l’odorat s’est amélioré; les céphalées par contre sont toujours aussi fréquentes.

Fin février grosse amélioration, fosse-nasale droite normale. Encore quelques croûtes à gauche, mais sans odeur. Plus de fétidité de l’haleine, plus de cé-

phalée.

Au bout de deux mois de traitement, plus de

croûtes.

Deux mois après la fin du traitement l’améliora-

tion est la même.

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Vue pour la première fois le 15 janvier. Haleine fétide, perte de l’odorat et céphalées. L’examen montre une rhinite ozéneuse typique : cornets moyens et surtout inférieurs atrophiés et tapissés de grosses croûtes sèches et sentant très mauvais. Le cavum est lui aussi tapissé de larges croûtes qui se détachent difficilement. La cloison est légèrement déviée à gauche.

Trois semaines après la première piqûre, amélioration très nette. Haleine moins fétide, croûtes moins

nombreuses, moins dures, sentant moins mauvais,

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