‹ Du Traitement de la Coxalgie: Curettage Suivi de PlombageChapitre 8 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Mélange de Mosetig

Bien avant Mosetig, on avait essayé de combler les pertes de substance osseuse. Les premières tentatives dans cet ordre d'idées visaient l’obturation des cavités osseuses au moyen de greffes osseuses, puis on essaya des greffes musculaires ou cutanées. Ces essais ne furent pas poursuivis. |

Après avoir essayé des substances organiques pour remplir les cavités osseuses, on essaya des substances inorganiques. Dressmann, en 1892, le premier, expérimenta le « plombage osseux », il se servait d’une bouillie plâtrée faite avec une solution d'acide phénique à 5 0/0. Puis, en 1893, Martin essaye sur des animaux le ciment dentaire. Puis Mauclaire, Marion, etc., se servent d'un alliage métallique; mais ce corps étranger n'est pas toléré, il est éliminé et dans un cas des accidents infectieux survinrent, d’allure $i grave, qu'il fallut faire une amputation.

HG

Il y a quelques années, M. Bérard (Soc. Chirurg. de Lyon, 30 janvier 1908), avait essayé de remplacer le mélange de Mosetig par d’autres préparations plus consistantes, telles que les paraffines aux sels d'Ag et divers ciments plus ou moins analogues à ceux des dentistes. Mais, malgré toutes les précautions d’asepsie prises, ces diverses préparations ont été mal tolérées et se sont plus ou moins rapidement éliminées.

En somme, à l'heure actuelle il n’y a qu’un seul mélange qui soit utilisé, c'est celui de Mosetig.

Il se compose de :

Iôdofonmene ter A0 parties Huile de Sésame :2: . 030 »

Blanc de baleine. . . . 30 »

Malgré cette proportion assez forte d’iodoforme, 40 pour 60, M. Vignard n'a jamais observé d’accidents d'intoxication, bien que la quantité de mélange introduite ait pu atteindre 150 grammes.

Le mélange est stérilisé au bain-marie et enfermé dans des flacons en étain à paroiïs souples.

Emploi du mélange. — Le mélange peut être introduit directement dans la cavité osseuse, M. Bérard a fait construire des canules de longueur et de courbure variées permettant de porter directement le mélange au niveau de lacavité à combler. Les canules offrent l'inconvénient de se refroidir assez rapidement, le mélange en passant dans le tube se solidifie, obstrue la lumière ; il suffit alors de tremper la canule dans de l’eau chaude stérilisée.

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