‹ Du Traitement de la Péritonite appendiculaire « Péritoine fermé, paroi ouverte »Chapitre 30 sur 44 · I — LOCALISATION PRECISE DE LA LESION · texte numérisé non relu

I — LOCALISATION PRECISE DE LA LESION

La première condition d’une bonne intervention réside en la bonne situation de l’incision. I faut attacher une grande importance à la topographie de l’incision. Lorsque le diagnostic topographique, aussi serré que possible, a rétréci et précisé le champ de l’action opératoire, le chirurgien marche droit à la lésion, selon un

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plan méthodique, bien arrêté, exempt de fausses manœuvres. L'opération devient plus nette, se simplifie et s'accélère. Le trauma opératoire est réduit à sa plus. simple expression, l’asepsie mieux garantie, le résultat thérapeutique amélioré.

Dans l’appendicectomie, en particulier, ce diagnostic topographique devra être recherché avec précision, car, comme dit Moxpor: « de l’ombilie au fond de Douczas, de l’épine iliaque droite à l’épine iliaque gauche, l’appendice peut être partout. L’appendice pour se cacher, dispose de beaucoup de repaires ». Au chirurgien de le découvrir et de le déloger de ceux-ci... È

Et Mouroneuer ajoute que: « l’appendice est un organe dont la situation est variable, et le foyer d’appendicite aiguë peut être situé en des régions très diverses de l’abdomen, et parfois très distantes de la ligne spinooembilicale classique où sont tracées les incisions habituelles d’appendicectomie ».

Il est évident qu’une incision tracée un peu en dehors du foyer appendiculaire — et le cas n’est pas rare — oblige le chirurgien à agrandir l’incision et faire une véritable laparotomie exploratrice, ou bien à rechercher malaisément à erand renfort d’extériorisations et de brassages d’anses intestinales, l’appendice situé loin de son champ opératoire. | :

Donc on le voit,-la mauvaise topographie de l’incision initiale, risque de compliquer techniquement l’opération, et elle fait courir ensuite au malade des risques de péritonite par suite des véritables décharges septiques provoquées par toutes ces manipulations de tissus infectés.

L’abord direct de l’appendice est donc une bonne condition de simplification de l’acte opératoire, et, par

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la suppression du temps de recherche et de manœuvres traumatisantes, évite de nombreux risques d’infection. Comment va-t-on exactement répérer le foyer, afin de l’aborder par le plus court chemin?

A cet effet, deux manœuvres sont préconisées : — l’étude de la contracture.

— la palpation sous anesthésie.

À) Recherche de la contracture. — Ce signe révélateur des catastrophes abdominales (Moxpor) désignera ax chirurgien, par sa localisation, la région exacte du foyer appendiculaire enflammé. Mais cette contracture, très limitée à une période précoce — et par là exactement indicatrice — s’élargit rapidement, et il y a bientôt une large région contracturée — le ventre de bois — dans lequel il serait vain de vouloir localiser avec précision le foyer infecté, même en recherchant, comme l’ont préconisé certains auteurs, une zone de contracture moins marquée.

De ce point de vue, comme y insiste le Professeur Movraue-Morixes, la contracture principale est souvent mieux localisée par la percussion que par la palpation. Le doigt qui percute, par petits coups, prestes et détachés, provoque dans la zone centrale de l’inflammation, une contraction douloureuse de la paroi qui permet de délimiter, parfois très axactement la région où les lésions sont à leur maximum.

B) Palpation sous anesthésie. — C’est la méthode préconisée par Mouroxauer. L’anesthésie étant faite, le chirurgien pratique une palpation minutieuse du ventre. Si l’anesthésie est complète et parfaite, le relachement musculaire permet une palpation profonde facile dans toute la région abdominale détendue, sauf dans le terri-.

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