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traitement, durant lesquels on lui fait deux injections ; il reste un an et demi sans traitement. Il en résulte une suppuration secondaire, d’ailleurs d'allure bénigne. |
Le cinquième (obs. XXXV), après trois mois seulement de traitement, durant lesquels on lui fait une seule injection, reste un an et demi dans un état stationnaire, après quoi se déclare une suppuratiou secondaire.
Le sixième (obs. XXXIV), après deux ou trois mois seulement de traitement, reste deux ans sans aucun soin.Actuellement arthrite en pleine évolution.
Le septième (obs. XXXVIIT) part après dix mois de traitement, durant lesquels on fait trois injections. La guérison parait en bonne voie. Suppression absolue du traitement pendant deux ans et demi, d'où, actuellement, récidive de l’arthrite, qui est en pleine évolution.
Donc sur sept cas défavorables nous en trouvons cinq où le traitement a été manifestement insuffisant comme durée. Sans vouloir attacher à ces faits une importance exagérée, il est permis de penser que le succès, dans les formes fongueuses, dépend en grande partie de la durée suffisante du traitement, et que les statistiques seraient grandement améliorées, si l'on n'avait trop souvent à compter avec la négligence des malades et de leur entourage.
3° Arthrites suppurées. — Nos 20 cas d'arthrite suppurée se répartissent, avons-nous dit, en 7 cas sans fistules et 13 cas avec fistules.
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A. Cas avec fistules. — Le genou est atteint deux fois, dont une guérison avec limitation considérable des mouvements, et une aggravation nécessitant la résection.
La tibio-tarsienne est atteinte dans 5 cas, sur lesquels nous relevons une guérison ‘avec ankylose, une guérison avec mouvements complets, une guérison avec mouvements limités, une agoravation nécessitant l'ablation de l'astragale et enfin une mort par septicémie.
Le coude est atteint quatre fois; nous trouvons deux guérisons, dont l'une avec intégrité des mouvements, l’autre avec limitation, et deux aggravations nécessitant la résection secondairement.
Le poignet est atteint dans deux cas, guéris tous deux avec mouvements complets.
B. Cas sans fistules. — Le genou est atteint quatre fois; nous relevons trois résections secondaires, nécessitées par l’aggravation continue des lésions, et une mort par cachexie progressive.
La tibio-tarsienne nous fournit deux cas, dont un guéri avec limitation des mouvements, et un terminé par l’ablation de l’astragale.
Le coude n'est atteint dans aucune de nos observations de cette catégorie, de même que le poignet.
Nous relevons un cas d'ostéo-arthrite suppurée du tarse antérieur; aggravation nécessitant la tarsectomie. :
Au total nous trouvons pour les formes suppurées : 61,5 p. 100 de guérisons, dans les cas avec fistules et
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une seule guérison dans les cas non fistuleux, soit 14 p. 100.
On remarquara tout d'abord que. contrairement à ce quiaété publié jusqu'à nous,.nous avons observé plus de cas favorables dans les arthrites avec fistules que dans les arthrites non ouvertes. Nous nous contenterons de signaler ce fait qui, vu le nombre restreint de nos observations, n’a peut-être pas une grande signification. Il tend néanmoins à prouver qu'une arthrite avec fistules peut ètre ramenée, si l’on prend des soins d’asepsie minutieuse, à un degré de gravité très sensiblement atténuée.
Si maintenant nous cherchons à pénétrer les causes qui ont empêché le traitement de réussir, tant dans les arthrites fistuleuses que dans les autres, nous voyons que, dans tous les cas où on a eu la possibilité d'intervenir, on a découvert des lésions profondes des épiphyses: tubercules plus ou moins volumineux, dégénérescence de l'os.
Cette constatation a, comme nous le verrons au chapitre suivant, une grande importance au point de vue des indications.
4 Arthrite à forme sèche (carie de Volkmann). — Nous ne pouvons fournir qu'une observation d’arthrite de cette nature, et encore est-elle douteuse au point de vue du résultat. Aussi est-il impossible de formuler une appréciation nette sur l'efficacité des injections iodoformées dans ce cas.
De cet exposé il ressort, nous semble-t-il, avec évidence que les injections de glycérine iodoformée
constituent un progrès vraiment considérable dans lc traitement des diverses formes de la tuberculose articulaire, si l’on considère que, au regard des chiffres élevés que nous produisons, le traitement conservateur employé auparavant ne donnait pas un pourcentage supérieur à 50 à 60 p. 100 de guérisons dans les statistiques les plus favorables.
Il. — ANALYSE DES RÉSULTATS
SUIVANT L'ARTIQULATION ATTEINTE
Si maintenant nous envisageons le résultat pour chaque articulation respectivement nous faisons les constatations suivantes :
Le genou est atteint dans la majorité des cas, trente et une fois sur soixante-cinq cas, dans notre statistique. Le traitement par les injections iodoformées y donne d'excellents résultats dans les formes à hydarthrose simple et dans les formes fongueuses, où l’on obtient jusqu'à 80 pour 100 de guérisons; par contre les formes suppurées y sont particulièrement graves, si nous en jugeons par nos résultats, qui ne nous montrent qu'une guérison sur six cas. Il est également une des articulations où l’on obtient le plus difficilement la guérison intégrale, c’est-à-dire avec mouvements normaux; nous n'en avons observé en chtebque2-9p 4100.
La #ibio-tarsitenne vient après le genou comme fréquence. Le traitement dans les formes fongueuses nous a donné 75 p. 100 de guérison dont 50 p. 100
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avec retour intégral de la mobilité. Dans les formes suppurées, nous relevons 57 p. 100 de succès, dont une seule ankylose.
Le coude et surtout le poignet sont les articulations où nous avons obtenu les meilleurs résultats. Au coude, six guérisons sur six cas d’arthrite fongueuse, dont deux, c’est-à-dire 33 p. 100, avec guérison intégrale, et les quatre autres avec limitation plus ou moins considérable des mouvements.
Pour les formes suppurées, deux guérisons dont une avec retour complet de la mobilité sur quatre cas.
Au poignet, dans les formes fongueuses aussi bien que dans les formes suppurées, deux guérisons, dont une avec retour complet de la mobilité sur quatre Cas.
Au poignet, dans les formes fongueuses, aussi bien que dans les formes suppurées, lesquelles étaient fistuleuses dans les deux cas que nous avons observés, nous avons obtenu la guérison dans toutes nos observations, avec intégrité des mouvements, sauf dans un cas.
Si nous récapitulons tous les chiffres précités, nous voyons que le résultat global de notre statistique s'exprime ainsi :
Nombre de cas observés : 65.
Guérison : 69 p. 100 dont :
Avec intégrité des mouvements. 26 p. 100 Avec limitation des mouvements 37p. 100 AVec ankylose re SRE ODA