‹ Du traitement des cancersChapitre 12 sur 36 · TRAITEMENTS PALLIATIFS ACTIFS · texte numérisé non relu

TRAITEMENTS PALLIATIFS ACTIFS

On peut les diviser, suivant le mode d’action, d’ailleurs en général encore assez mal déterminé de leurs agents, en trois grandes classes : 1° les applications et injections interstitielles modificatrices; 2° les applications et Injections interstitielles caustiques ; 3° les sérothérapies.

Les deux premières divisions, nous ne l’ignorons pas, sont un peu artificielles, car tel corps employé plus ou moins concentré, agira de façon différente et appartiendra dès lors, tantôt à l’une, tantôt à l’autre. L’arsenic, par

exemple, fera partie de la première classe par la méthode

des injections interstitielles de liqueur Fowler ; par le procédé de Cerny et Trunecek, il sera de la seconde. C’est cette division que nous choisissons pour lui et nous classerons dans l’une ou l’autre les agents thérapeutiques, suivant la dose à laquelle on les emploie et selon l’effet immédiat que l’on veut en obtenir, la sclérose étant presque toujours le dernier aboutissant.

Nous réunissons applications et injections, parce que la plupart du temps on ne sépare pas ces deux modes d’action des corps employés.

Pour être complets, nous ferons mention de l’exérèse sanglante et de l’électricité. Nous ne dirons qu’une chose de la première : c’est que l’intervention doit être précoce et que l’ablation doit être large et aussi complète que possible. Quant à la deuxième, que l’on emploie ses propriétés électrolytiques, ou son action escharifiante, ses rayons cathodiques ou ses courants d’induction, qui répondent à la théorie de désorientation de Fabre-Domergue, nous la laisserons aux spécialistes, son emploi nécessitant des connaissances particulières et, au point de vue pratique, une installation coûteuse et compliquée. De plus, les résultats qu’on en a obtenus sont très discutables et très discutés.

Page 1