In Presse Médicale, 14 septembre
Ammoniol. — Sous le nom d’ammoniol, Moreau 1 entend un mélange de sulfate de cuivre ammoniacal, d’acétate de plomb cristallisé, de chlorure de sodium, que l’on fait dissoudre en proportions variables, généralement de 4 à 10 grammes pour 100 grammes d’eau acidulée, additionnée ensuite de teinture d’eucalyptus, de teinture de thuya et de menthol.
Ï1 fait deux séances d’ignipuncture profonde à quinze jours d’intervalle; des cautérisations plus superficielles plus fréquemment et, entre tout cela, il fait des applications de compresses imbibées de la solution que nous venons d’indiquer.
Chlorate de potasse. — Le chlorate de potasse est entré depuis longtemps dans la thérapeutique : déjà en 1817, il est employé contre les ulcères de mauvaise nature et Swiedaur en fait mention dans son traité des maladies syphilitiques. C’est Tedeschi, qui semble l’avoir employé le premier, en 1847, contre les ulcères cancéreux, en solutions aqueuses à 8/135. Milon l’emploie régulièrement et en fait l’objet d’un mémoire pour le prix Corvisart en 1857 et de sa thèse inaugurale en 1858.
On l’ordonne également à l’extérieur, en poudre ou en solution et à l’intérieur, généralement jusqu’à 5 grammes. C’est un antiseptique faible, irritant les muqueuses en solutions concentrées, peu toxique, puisque les doses mortelles doivent atteindre au moins 35 à 40 grammes.
1. Moreau. Avch. de la Policlm., Toulouse, mars 1900, et Revue maladies cane., 20 juillet 1900.
Son action interne est mal connue. Il est absorbé très rapidement et semble s éliminer en nature, par l’urine, la salive, le lait, les larmes, le mucus nasal et bronchique, la sueur, la bile.
Devergie n’a retiré aucun bénéfice de l’administration à l’intérieur. D’autre part, Bergeron ] reconnaît son impuissance locale sur le cancer des muqueuses. Son action se réduirait donc aux cancroïdes peu étendus de la peau à leur début et lorsqu’ils ont une marche lente. Mais il est à peu près certain qu’on a affaire seulement alors à des polyadénômes sudoripares et sébacés 1 2, qu’il vaut mieux 11e pas toucher, le chlorate de potasse leur donnant parfois le coup de fouet qui hâtera leur évolution et les transformera en véritables cancroïdes, contre lesquels il sera absolument impuissant. Il est préférable, lorsqu’on veut les faire disparaître, de les attaquer énergiquement, et l’arsenic donne ici d’excellents résultats.
Chlorate de sonde. — Le chlorate de soude agit physiologiquement comme le précédent, mais il ne présente pas la même innocuité. Il s’emploie intus et extra : à l’extérieur sous forme de poudre pure ou mélangée, par exemple,
selon la formule de Boucher 3.
Iodoforme . 5
Sous-nitrate de bismuth ^
Chlorate de soude . ^ «d 10