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Pansements humides consécutifs. Sur chaque pansement on retrouve l'iodoforme. La plaie se cicatrise bien. Il reste une petite fistule qui donne issue à un peu de pus mêlé à de l'iodoforme.
Fin avril, — Les pansements ne contiennent plus d'iodo-
forme. Suppuration très légère par une petite fistule.
OBSERVATION VI Due à l’obligeance de M. le professeur Imbert;
Ostéo-arthrite tuberculeuse du coude droit
Ber... ((.), 55 ans, terrassier, entre à l'hôpital le o juillèt 1908. Il présente une tuméfaction du coude droit. L'articulation conserve des mouvements limités. La pronation et la supination sont douloureuses. A l'interrogatoire on ne note rien de particulier, si ce n’est que la lésion s'est développée d'une façon lente et insidieuse sans traumatisme antérieur.
I] nie tout antécédent syphilitique. Néanmoinseon le soumet au traitement ioduré et aux piqüres de calomel. Au bout de vingt jours de ce traitement, la tuméfaction au lieu de diminuer n a fait qu empirer. À la radiographie on ne note aucune destruction des surfaces osseuses articulaires, ce qui élimine l'idée d’un ostéo-sarcome. Le diagnostic d'ostéo-arthrite est donc établi. Le maläde ne présente aucune autre lésion bacillaire ni aux poumons n1 aux autres organes.
Le 23 décembre 1908, Ber... souffre de plus en plus de son
coude et nous réclame une intervention chirurgicale. On fait
PRAGUE alors une deuxième radiographie et l’on constate une destruction des surfaces articulaires. A la palpation on constate de la rénitence qui indique la présence de fongosités.
Le 12 janvier 1909,on pratique la résection de l'articulation. Incision postérieure rectiligne. Résection des extrémités osseuses très altérées ; synoviale fongueuse ; foyers de ramollissement. Un trait de scie sépare les extrémités des os de l'avant-bras. On trouve dans l'humérus, à la partie moyenne de son épiphyse, un abcès gros comme une noisette. On le curette. Attouchement au chlorure de zinc. Résection de 1 centimètre environ de l’humérus. Incision latérale externe de décharge par où on introduit un drain. Un autre drain est placé dans la plaie. Pansement à l'iodoforme; on termine par un appareil plâtré du membre en extension.
Le 29 janvier, on défait le pansement et l'on constate une suppuration abondante. Les pansements sont faits ensuite régulièrement à l’eau oxygénée.
Le 2 février, on pratique le plombage articulaire avec le mélange de Mosetig. Suture des deux plaies sans drainage.
Le 20 février, on défait le pansement et l'on constate que le mélange s’est éliminé en grande partie. Il est cependant indéniable qu'il a favorisé la cicatrisation et diminué les sécrétions. La suppuration a en effet presque complètement cessé, cest à peine s'il y a un léger suintement jaunâtre s'échappant par une fistulette.
Le 25 février, on commence la mobilisation du coude.
Le 13 mars, l'appareil plâtré en extension est remplacé par un appareil en flexion.
Le 1° mai, la mobilisation dépasse 45° entre la demi-flexion et la demi-extension. Le malade n'éprouve plus aucune souf-
france et la plaie est presque complètement fermée.
Critique des observations
Il résulte de l'observation [ que la méthode de Mosetig donne d'excellents résultats dans les ostéites traumatiques. Cette observation ne fait que confirmer les nombreux cas de guérison qui ont été publiées à ce sujet.
Les observations 11 et IIT ont trait à une ostéomyélite chronique.
Il nous faut avouer que les résultats ont été moins satisfaisants.
Nous savons, en effet, que les cavités osseuses consécutives à l’ostéomyélite chronique se montrent réfractaires à tous les procédés imaginés jusqu’à ce Jour. Néanmoins, de l’avis de la plupart des chirurgiens qui ont employé la méthode, c’est ce procédé qui donne encore le meilleur résultat.
Pour le malade de l’observalion II, le docteur Masini n’a procédé que secondairement au plombage de la cavité, car devant l'étendue des lésions osseuses (le liers supérieur du tibia s'était séquestré), en présence d'une suppuration si abondante, le plombage osseux pratiqué d'emblée eût conduit sans doute à un échec complet. Le plombage
RÉ exécuté quelques jours après, lorsque la cavité fut suffisamment nettoyée, lui a donné un bon résultat.
M.le professeur Estor a essayé une seule fois le plombage osseux par le mélange de Mosetig. D'après la méthode de cet auteur, il a, dans la même séance, préparé la cavité, coulé le mastic et suturé les parois. L'échec a été complet. La malade a, deux Jours après l'opération, présenté des phénomènes de rétention, la température est montée à 40°, l'état général est devenu subitement mauvais. Tout est rentré dans l’ordre lorsqu'on a fait sauter les fils et évacuer le pus. Nous croyons que, si l'opération eût été faite en deux temps, les résultats en eussent été très différents. -
Le docteur Aubert se montre satisfait du résultat obtenu chez le malade de l'observation IV, pour lequel le mélange de Mosetig fut employé secondairement.