OBSERVATION VI
Mlle N.., 19 ans. Annexite bilatérale,
La malade entre à l'hôpital le 28 février pour douleurs bilatérales dans le bas ventre. Ces douleurs ont débuté il y a 17 mois à la suite d'une grossesse normale, sans complications ultérieures, L'enfant est mort à 4 mois de cause inconnue,
Les règles ont toujours été régulières, mais peu abondantes ; par contre, elle présente depuis longtemps des pertes verdâtres abondantes. Elle avait en réalité peu de douleurs jusqu'au 4 août 1925, date à laquelle elle a commencé à souffrir dans le bas ventre, les douleurs survenues brusquement, ne s’accompagnant pas de vomissements, mais d’une température aux environs de 40°. Elle aurait été à cette époque hospitalisée pendant 21 jours à Lariboisière, sans autre traitement que le repos au lit.
En septembre, elle est de nouveau reprise de douleurs abdominales bilatérales, non calmées par lie repos.
À son entrée à l'hôpital, la malade présente des douleurs assez marquées, une température à 38°8 et le toucher fait constater dans les culs-de-sac droit et gauche, l'existence d’une masse annexielle de la grosseur d’une mandarine et douloureuse. Elle a eu des pertes sanglantes pendant 10 jours.
Les jours suivants, la température oscille entre 380 et 39°, et la malade continue à souffrir. Le 5, première injection de 1/2 cm de vaccin Pasteur, à la suite de laquelle la température tombe à 8703, mais elle remonte le 6 pour atteindre 40°2 le 7. Nouvelle injection de 1 cm® de vaccin et le lendemain, la température est à 3703. Les douleurs sont presque complètement disparues. Le 10 et le 13, injection de 2 cm$ de vaccin Pasteur ; la température reste toujours entre 37 et 37°5 et au toucher, on constate que les culs de-sac ne sont plus douloureux ; les masses droite et gauche ont nettement diminué de volume.
Le 18 mars, la malade sort de l'hôpital ne présentant plus aucun trouble,
Elle nous écrivait le 23 avril n’avoir plus rien ressenti depuis
ES ee
sa sortie et qu'elle avait repris sa vie normale, Par contre les pertes blanches persistaient, quoique moins abondantes.
A côté de ces malades qui ont été hospitalisées, nous avons recueilli un certain nombre d’observations parmi celles des femmes qui ont été traitées à la consultation sans être immobilisées. Chez elles, les doses de vaccin employées ont été plus fortes.