‹ Du traitement des maladiesChapitre 31 sur 64 · VOIES URINAIRES · texte numérisé non relu

VOIES URINAIRES

parties qui avoisinent d’aussi près les organes qu’ils traitent. Les voies urinaires sont trop dépendantes de ces viscères pour ne pas être troublées de leurs troubles , et malades de leurs maladies , quoiqu’elles peuvent avoir en elles une autre cause de trouble; mais ordinairement ces causes ne proviennent que de quelque vice de construction de ces parties. Dans ces cas, la nature seule peut remédier à ses défauts ; mais dans ceux dépendant des vices du sang, des viscères dont ils sont les récipients, et de l’abus de l’acte vénérien , il faut remonter à la source du mal et le combattre par des armes convenables. La gravelle provient d’une trop grande chaleur des reins, qui, elle-même, est alimentée fort souvent par une maladie intestinale. Il faut avoir recours aux plantes citées dans cet article , en se reportant également aux suivantes : asperges , céleri, , cerises, chiendent, fraisier , fèves de marais , lichen , lin, marrons , pariétaire , moutarde , patience, thé, tilleul, vigne.

Dans les échauffements d’urine , la guérison des intestins les enlève tout de suite. Dans le cas contraire, les plantes que nous avons citées le font avec succès.

maladies.

Dans les urines abondantes en glaires , le traitement de 1 estomac est souvent celui qui convient le mieux.

Dans les rétentions d’urines, voyez (avant tout) fèves, cerises , marrons , asperges, puis les dernières plantes citées.

Dans les désordres vénériens, voyez l’article Priapisme.

Dans les grandes inflammations de ces parties, on fait usage de bains de siège ou de bains locaux, auxquels on joint des infusions de plantes toniques ou rafraîchissantes, selon le besoin.

Les substances rafraîchissantes sont : fraisier, asperges , chiendent , pariétaire , laitue, son, etc. ; les fortifiantes sont : le sel, sauge , romarin , thym , camphre , muguet , pavot , jnenthe , vin, etc. On n’aura recours à ces dernières que dans un besoin impérieux. Les forces de ces organes ne sont pas aussi nécessaires que celles des bras, et servent fort souvent à causer plus de désordres que les quelques instants de do uces sensations quelles procurent.

MATRICE

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Descente , F lueurs blanches , Suppressions , Ulcères, Priapisme.

On ne saurait croire combien de femmes ont des déviations de cet organe, qui ne s’accusent que par une pesanteur vers le basventre , d’un côté ou de l’autre , ou uu feu plus ou moins constant et vif dans l’utérus. Selon l’approche des règles , ces déplacements desquels les victimes ne se doutent pas fort souvent, sont dus au moindre effort, écart, fausse position, suites de couches, etc. Dans les descentes bien accusées , ou a recours aux pessaïres , pour soutenir cet organe et faciliter les ligaments qui le suspendent de reprendre un peu de force et moins d’élasticité ; ces pessaires sont ordinairement de matières dures , qui blessent plus qu’ils n’apportent de soulagement : il y en a de bois, d’ivoire, de caoutchouc; ces derniers sont les plus usités, mais ils présentent encore trop de résistance à ces parties si délicates, absorbent des mucosités et des fluides desquels ou ne les décharge pas facilement. 11 s’ensuit des échauffemenls affreux, engcn.

maladies.

cirant de petites excoriations qui dégénèrent bientôt en ulcères. Pour se soulager d’une incommodité, on se procure une terrible maladie. Nous avons vu notre lucide proscrire ces instruments incommodes, et les remplacer avec un grand avantage par une éponge fine qui soutient aussi bien la matrice, est plus moelleuse, n’offense pas ces parties, et offre beaucoup plus d’élasticité ; cette éponge se nettoie avec une grande facilité, ayant le double avantage de pouvoir s’imbiber de certaines infusions qui adoucissent le feu de ces parties, fortifient l’orifice de la matrice et de l’utérus, et sont absorbées par les ligaments qui y puisent une force dont ils sont privés; ces infusions facilitent les ligaments à se raccourcir, et quelquefois procurent la guérison. N’obtiendrait-on que du soulagement, il est bien préférable à celui qu’offrent les pessaires.

Voici deux infusions qui ont réussi très souvent :

i° Fumeterre , roses rouges , cerfeuil, pasd'âne. Une pincée de chacune pour un verre d’eau; en imbiber l’éponge, et la mettre surtout la nuit, où elle est plus facile à garder.

2° P as-d’ alouette , verveine , petite sauge ,

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cerfeuil , line pincée de chacune des trois premières, et cinq ou six feuilles de la dernière seulement pour un verre d’eau ; on en imbibera leponge et l’on boira une infusion de fumeterre à jeun. Cette plante a la vertu de détruire des petits vers qui s’engendrent des mucosités séjournant dans les replis de l’orifice de cet organe. (Voy. aussi, pour injections, noix de galle , noyer , chiendent , ronce.)

Surtout de la propreté.

Le magnétisme est puissant dans ce cas. On pose les mains sur le haut des flancs, en entourant les reins de ses doigts, de manière qu’ils se touchent près de l’épine dorsale. Après un séjour de cinq minutes, on les descend doucement en les ramenant vers le ventre jusqu’aux aines, non en pensant attirer quelque chose, au contraire, en désirant fortifier les deux grands ligaments qui l’attachent vers les reins. On se figure les imbiber de fluide, et les faire remonter vers leur point de départ.

On se couchera toujours les épaules plus bas que les reins, on ne lèvera rien de lourd; on évitera les fausses positions et de trop éteudre les bras. Au premier enfant qu’on

maladies.

aui a, on avertira le médecin, qui pourra facilement la remettre en place.

On se lavera avec de l’eau magnétisée.

FLUEURS BLANCHES,

Cet écoulement , si commun chez les femmes et surtout chez les jeunes filles , est dfl a plusieurs causes , dont la première et f>7 uicipale est un mauvais état de l’estomac 5 la deuxième dépend de la pauvreté du sang; la troisième d'une menstruation mal réglée; la quatrième de l’abus du plaisir vénérien, pris isolément ou naturellement. Pour la première cause, voyez les plantes enseignées a 1 article Estomac. Pour la deuxième, fortifiez le sang par des substances appropriées et un exercice au grand air. Pour la troisième, voyez Suppression. Pour la quatrième, soyez sobre et modérez vos désirs. (Voy . Priapisme.)

Nous avons toujours vu un bon effet de l’emploi de camomille, céleri , millefeuille , orties , dans les écoulements abondants.

Eau magnétisée à jeun.

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