SIROP
Sirops. — Les sirops se font ainsi qu il suit, avec tontes les substances dont on veut faire usage. Je prends pour exemple le sirop de navet dont j’ai déjà décrit la composition. On coupe par ruelles de bons navets, après les avoir pelés; on en fait une couche dans un pot approprié à la quantité qu’on veut en faire; on saupoudre cette couche dune couche de sucre ordinaire ; on fait une deuxième, troisième et dernière couche de cette manière en saupoudrant chacune avec du sucre jusqu’à ce que le vase soit plein; on le couvre de son couvercle qu’on lute avec un peu de pâte, si faire se peut; puis on le met, pendant quelques heures, sur un feu très doux, ou, ce qui est bien préférable, on lui laisse passer six heures dans un four de boulanger, après que le pain en est sorti ; on filtre ce sirop au clair et on le verse dans des bouteilles que l’on serre dans un lieu frais, pour s’en servir au besoin, soit pour joindre à des tisanes ou pour prendre par cuillerées dans des quintes de toux, étant très souverain contre les maladies de poitrine (voy. où il est indiqué). Si l’on vent le rendre très calmant, et un peu plus échauffant quand c’est le froid qui a causé la toux, ou y ajoute,
entre chaque couche , quelques fleurs de coquelicot. Une grande partie des sirops se fabrique de cette manière. Celui de mou de veau s obtient ainsi du suc d’un mou réduit comme nous venons de le décrire.
Nous ne croyons pas inutile de faire observer que , si les substances qu’on emploie pour faire de tels sirops ne possèdent pas de sucs en assez grande abondance pour l’obtenir convenable , il est nécessaire d’y ajouter un peu d’eau avant de les mettre cuire.
Nous ne pouvons terminer cette minime nomenclature de remèdes sans recommander de nouveau aux malades d’avoir confiance :
i° Dans le* sirop de navets pour les affections de poitrine, principalement la coqueluche chez les enfants ;
2° Dans le vin aromatisé que nous avons décrit contre les affections que nous avons mentionnées ;
3° La pommade de fleurs de carotte sauvage contre les névralgies aiguës, la goutte et les rhumatismes ;
4° La pommade de racine d'orpin contre les hémorrhoïdes ;
5° La pommade camphrée contre les étouffements et les commencements de