FRICTIONS, MASSAGE, ETC
marqué eu avant, en ligne droite du sternum au plexus solaire, c est-à-dire du bas du cou au creux de l’estomac, et le dos dans le même sens, quoique opposé en apparence, les frictions doivent donc, dans ces deux parties du corps, commencer dessous les aisselles et suivre, en descendart, les côtes jusqu’à leur jonction, qui est 1 épine dorsale (ou l’échine du dos).
Les membres étant des assemblages de filaments différents, comme un écheveau de fil déplié, on doit en suivre la direction des jointures supérieures (des épaules ou des cuisses) aux jointures inférieures , qui sont les poignets , ou les chevilles des pieds. Comme ces membres sont noueux et qu’ils ont des charnières nommées articulations ou jarrets , qui ont besoin d’être plus ou moins travaillées, on y arrête un moment la main , en les pressant légèrement.
massage s’exécute delà même manière.
Il a de particulier, qu’au lieu de frotter doucement la partie endolorie , on la presse avec les doigts, comme si on la pétrissait, en commençant très doucement , puis en augmentant selon la sensibilité du malade. Le massage s’emploie ordinairement en sortant
du bain ; cet usage nous vient de l’Orient, où ce mode de tonifier le corps humain est très répandu. Il commence à s’implanter en France ; et certes , il est d’un grand secours dans les faiblesses générales, les courbatures, les lassitudes, etc. Il n’est d’un puissant effet que lorsque les rapports de pudeur le permettent.
I À insufflation se fait à froid et à chaud ; à froid, en soufflant à une distance de quelques pouces sur la partie du corps qu’on désire calmer, et à chaud, de la même manière, en appliquant du linge blanc sur ladite partie du corps à nu, puis posant ses lèvres sur le linge et soufflant ainsi à travers, avec concentration du souffle sur le mal, pour y apporter le soulagement désiré. Ce souffle sous le sein gauche est plus puissant que tous les sels du monde pour faire cesser une syncope; sur le creux de l’estomac il en chasse les vents comme par enchantement ; sur le nombril , il calme les coliqnes les plus violentes, et facilite les garde-robes (il ne faut pas oublier ces observations). Dans les étranglements par une attaque d’hystérie, on souffle à chaud sur la gorge; dans le délire et dans toute congestion cérébrale on souffle à froid sur le front ;