P P. O P III ÉTÉS M É D I C A LES
i! est très tonique, adoucissant et calmant; il convient aux estomacs fatigués.
Café. Infusion. Stimulant et calmant, réjouit le cœur ainsi que les idées, détourne la migraine; il est légèrement narcotique pour certains tempéraments, mais ayant des effets contraires pour d’autres. Il demande à être administré avec étude , depuis une légère teinture à l’essence , selon la sensibilité du sujet.
Caille-lait. Infusion bonne contre l’épilepsie, agitations et faiblesses nerveuses (soir et matin).
Camomille romaine. En infusion , est bonne pour débarrasser l’estomac et les intestins des insectes qui y pullulent; elle chasse aussi la bile, ranime l’appétit, guérit les flueurs blanches , calme les crampes d’estomac et les coliques. Prise en temps opportun on le matin à jeun , elle apaise les vapeurs qui montent au cerveau, et fortifie les idées. Son huile, qui se fait en mettant une poignée de ses fleurs infuser à une chaleur douce dans de bonne huile d’olive, est très bonne en frictions contre les crampes et toutes douleurs nerveuses; en imbiber une
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cravate chaude et la mettre sur la gorge, clans les extinctions de voix, elle les guérit... Il ne faut pas faire les infusions trop fortes: trois têtes pour un verre d’eau ; car faire un grand usage de cette plante, serait s’exposer à des effets contraires.
Camphre. Le camphre , généralement , est un bon tonique nerveux, un rafraîchissant sanguin et un calmant de premier ordre, mais il ne convient pas et ne produit pas les mêmes effets sur certaines natures nerveuses qu’il irrite : la cause en est dans ce que ces maladies ont plutôt besoin de perdre les fluides qu’elles possèdent en trop grande quantité que d’en acquérir de nouveaux : il y a trop de force chez elles au lieu d’épuisement. Il ne faut donc pas se servir de camphre lorsque son parfum irrite. Il est antipestilentiel . ordinairement utile et employé de toutes manières pour assainir depuis l’air des appartements jusqu’à l’air qui entoure les plaies menacées de gangrène. On le fait fondre dans du saindoux pour en faire une pommade qui est excellente dans les frictions, les bubons, les engorgements. On en fait également une huile ayant à peu près les mêmes effets : on en frictionne les don-
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leurs locales, goutteuses ou rhumatismales, elle les apaise : ne pas en abuser.
Cannelle. Infusion clans du vin rouge , Une bonne pincée pour un litre, accélère la circulation du sang; elle est légèrement sudorifique , et tonifie l’estomac ( un verre dans la journée).
Capillaire. Infusion contre les inflammations et fluxions de poitrine; ce sudorifique précieux pousse aux urines quand les autres les rendent ordinairement rares; boire à discrétion.
Carotte. Décoction , ou cuite en aliment, sépare la bile du sang , la fait couler, enlève la jaunisse, et est très rafraîchissante; prendre trois verres par jour de sa décoction.
La fleur de carotte sauvage cuite à petit feu ail bain-marie, dans du beurre frais, est excellente pour frictionner les douleurs goutteuses et rhumatismales. Ce remède est connu en Champagne et fut présenté à l’étude d’Adèle en sommeil, qui l’approuva beaucoup et en fit l’application tout de suite.
Cassis. La liqueur qu’on fait avec son fruit est très tonique pour l’estomac ; l'infusion des feuilles détruit les aigreurs; à
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l’exemple de la magnésie, elle absorbe les acides contenus dans cet organe. Un verre soir et matin.
Céleri. En décoction , ou la racine cuite comme aliment, guérit les flueurs blanches, la gravelle , chasse et détruit les vents; cru, il n’a pas les mêmes vertus.
Centaurée (petite). Infusion. Très bon dépuratif; elle sépare lentement la bile du sang, nettoie le foie des obstructions, pustules ou taches dont il est affecté, d’où découlent tant de maladies dangereuses, qui se font sentir habituellement par des points ou élancements dans le côté droit , sous les dernières côtes; elle fortifie l’estomac en débarrassant ses papilles des glaires ou mucosités qui le tapissent, rétablit la circulation sanguine, dégage les intestins, rafraîchit les urines et les fluides , calme les nerfs en modifiant la chaleur du sang , apaise les fièvres les plus tenaces : c’est une plante dont on devrait faire un usage soutenu dans les maladies .chroniques ; elle n’est pas assez connue ni assez estimée. En prendre une légère infusion le matin à jeun.
On peut prendre également, le matin à jeun, un petit verre à liqueur de vin ronge,
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dans lequel (un litre) on aura fait infuser une bonne poignée de cette plante pendant au moins vingt-quatre heures. Ce vin se prend dans les fièvres opiniâtres.
Cerfeuil. Infusion dans des bouillons , rafraîchissant , dissout les engorgements bilieux, glaireux et sanguins; il est rafraîchissant.
Cerises. Les queues en décoction contre les rétentions et chaleurs d’urine, grand feu dans la vessie; six queues pour un verre d’eau. Prendre le matin.
Clinuvre (fleurs de). Infusion. Calmant et narcotique , très bon contre les insomnies, agitations nerveuses , impatiences; il peut faire un effet contraire sur quelques natures, il faut l’essayer. Prendre un verre le soir.
ClieueMe (fleurs de petite L Infusion.
Peut être substituée ou alternée avec la petite centaurée ayant les mêmes vertus ; mêlées ensemble, elles ont plus de force.
Cltc%pc-fetillle. Infusion. Est un excellent calmant contre les spasmes de l’estomac. Prendre à discrétion.
f;i»if!orce Infusion. Chasse la
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bile de l’estomac et ranime l’appétit. Prendre le matin à jeun.
Chiendent. Décoction. Bon dans les commencements de la gravelle, les maladies de la vessie, urines rares ou même milles. II est très froid et demande à ne pas en faire abus, rapport aux autres organes qu’il traverse , et auxquels il pourrait être nuisible. Un verre le matin.
Citron. Infusion à chaud et non à froid , comme on le fait dans la limonade : on coupe un citron par rouelles pour un litre d’eau à laquelle on ajoute du sucre convenablement. Cette infusion rafraîchit le sang échauffé, détruit les vers et la bile, chasse les idées noires , réjouit le cœur, calme les caractères emportés ainsi que les nerfs et les rafraîchit en même temps, ouvre l’appétit. bon suc est un acide très incisif, et son écorce antivermifuge est stimulante. 11 y a de très bons résultats à attendre de celle tisane pour les sangs épais et viciés, mais il ne faut pas en faire un abus, la prendre avec modération ; aussitôt que l’estomac est agité par des rapports aigres ou des crampes, il faut cesser d’en prendre. En boire à discrétion , mais mettre toujours au moins
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une heure d’intervalle avant et après le repas.
Coing. Le fruit inf usé vingt-quatre heures dans du vin rouge est bon contre la dyssenterie et la jaunisse.
Concombre. Cuit. C’est un aliment très bon qui rafraîchit et adoucit les feux du sang; cru , il n’a pas les mêmes vertus.
Coquelicot (fleurs de). Infusion légère.
C’est un stimulant bon dans les crachements de sang, contractions des bronches, et tout embarras sanguin du haut du corps. Il est légèrement narcotique, par conséquent utile contre les insomnies ; on le conseille contre la coqueluche des enfants , et il détruit les petits vers qu’ils ont dans l’estomac.
Cresson. En salade, au printemps, à jeun, est souverain contre les sangs scrofuleux et vénériens. C'est un très bon dépuratif.
Dattes. La décoction, adoucissante et rafraîchissante, se joint ordinairement à la figue grasse , au jujube et au raisin de Corinthe , égale quantité, comme excellente boisson contre les inflammations, fatigue et délica-
UES PLANTES
tcsse cle poitrine; on l’édulcore avec du suci c candi. Boire a volonté.
Eau-<le-vie camphrée. Appliquée extérieurement en frictions, elle guérit les enflures causées par des derangen^ents de nei fs, ou de muscles, tendons, etc., ce qu on nomme foulures , entorses , etc. Elle fortifie beaucoup les nerfs affaiblis , ainsi que les fibrilles musculaires et les papilles. Quelques personnes ne peuvent supporter son odeur ; il faut éviter, si elles sont nerveuses, de les irriter par cet arôme que beaucoup d’autres recherchent; car, en tout traitement, il ne faut jamais remplacer un mal par un mal plus fort , mais faire concorder le plus possible les goûts avec les besoins.
Quelques gouttes d’eau-de-vie camphrée dans une cuvette d’eau sont très rafraîchissantes pour les bains de propreté; elles calment les parties génitales en les assainissant.
Eau sédative. En lotions, elle rétablit la circulation, calme les grandes fièvres du sang et est un stimulant incontestable cont re les engorgements sanguins , surtout appliquée en
compresses ou en lot iorissur les parties en flammées, qui peuvent en supporter la vigueur.
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Lviter d en toucher des parties dénudées, ain;,i que les yeux; se garantir de son odeur dans les cas d irritation de poitrine, être très méfiant à cet egard. Elle calme aussi les fièvres lentes, appliquée en compresses sur les articulations ( i ).
Eclaire. En cataplasmes , calme les inflammations d’intestins et cicatriseles ulcères. Son jus, appliqué sur les verrues à plusieurs reprises, les guérit.
Églantier. Décoction du fruit ou en confitures. Il est bon contre les dyssenteries et les diarrhées de toute nature. En confitures, une demi-once sur une tranche de pain, et en décoction , un verre soir et matin.
(i) « Celle eau, décriée par les uns, vantée par les autres, selon l’intérêt que chacun trouve à combattre les opinions de son inventeur dans ses sublimes découvertes, n’en est pas moins d’un immense secours dans un grand nombre de cas de congestions sanguines, et je ne vois pas ce que le nom de Raspail pourrait inspirer de répulsion à celui qui ne s’occupe que de soulager ses semblables. C’est au contraire dans ce but que cet honorable citoyen devrait être pris pour exemple. Qui plus que lui a doté son pays de découvertes plus utiles et bienfaisantes? Que m’importe la politique où je ne dois voir que la science? Il serait à désirer que le dernier des hommes fût un Raspail. Dieu, sans en être plus grand, n’en serait pas moins loué. »
[Noie île l’auteur .)
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Élixir antiglaireux. Nous parlerons de cet élixir, autorisé que nous le sommes, après un long usage répété sur de grandes personnes et des enfants. Nous l’avons généralement admis dans les proportions et conditions suivantes : i° Pour les enfants, auxquels nous nous intéressons de tout l’amour que nous avons pour eux , petits êtres scrofuleux , rachitiques, l’œil à moitié éteint sous la dent dévorante d’humeurs qui incendient leur petit organisme, paralysent leur intelligence ainsi que leurs actions; il faudrait n’avoir jamais souffert soi-même ou être le type de l’égoïsme, que ne connaît pas la brute, pour ne pas faire tous ses efforts afin de calmer ou de guérir de si intéressantes créatures, qui devraient encore être toutes parfumées du fluide céleste, et qui, au contraire, baignent dans une sphère où les plus sales passions ont déposé leurs virus empoisonnés!!!... C’est à ce moment qu’il faut prendre 1 homme pour le purifier et le racheter du triste avenir qui lui est préparé par le venin qui doit le dévorer lentement le reste de son existence : aussi nous empressons-nous de tendre une main secou* rable à ces frères déshérités de la vie! C’est
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du moins le vœu de notre cœur et le devoir de notre âme.
Cet élixir est bien connu; nous avons cru devoir le ranger au nombre des plantes simples. Il se prend ainsi pour les enfants : une cuillerée à bouche le matin pur, ou dans un demi-verre d’eau, selon lage et la facilité qu’on veut procurer à l’enfant qui le prend; on continue trois jours de suite, on cesse trois jours, puis on en reprend les trois jours suivants, pour cesser de nouveau et recommencer trois autres jours.' Alterner ainsi: trois jours de repos et trois jours de médicament, jusqu’à vingt-sept ?jours de l’un et de l’autre, ce qui fait vingt-sept cuillerées prises et vingt-sept jours' de repos, en tout cinquantequatre jours? Pour préparer et prendre cet élixir, il fautjadministrer trois jours d’avance une légère infusion de feuilles de saponaire , et continuer, cette infusion le matin des jours dans lesquels on ne prend pas d’élixir. On peut, si 1 état de l’enfant est satisfaisant, avant la fin du traitement le cesser, et l’approprier à l’âge et à la gravité du mal; mais dans les sangs vraiment scrofuleux il faut poursuivre le’ traitement jusqu’à guérison parfaite, le doubler ou tripler s il le faut. e° 1 om les
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grandes personnes, elles peuvent la prendre jusqu’à trois cuillerées à bouche par jour; elles sont soumises aux mêmes conditions que les enfants.
Epinards. Comme aliments, ils sont très adoucissants et rafraîchissants et débarrassent le ventre. En lavements ils ont la même vertu.
Estragon. Dans les aliments, il est bon contre les vapeurs et les digestions pénibles.
Fèves de marais. Leurs robes seulement sont très bonnes en décoction, contre la gravelle. Elles font évacuer le sable de la vessie; on en met une poignée sur un litre d’eau; on en boit trois ou quatre verres par jour. J’ai vu de très bons effets de cette tisane.
Figues grasses. Infusion. Très adoucissantes pour les feux de gorge et les inflammations de la bouche, elles peuvent aussi être appliquées extérieurement en cataplasme sur la gorge.
Fraisier (Racine de). Décoction très rafraîchissante, bonne contre les grands feux dans les voies urinaires, et à prendre le matin.
Fraxinelle (Feuilles de). Une infusion est
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bonne contre les grattements ou picotements de la gorge, occasionnés par des vers. C’est un excellent vermifuge et un très puissant résolutif contre les embarras du ventre. Un verre le matin à jeun.
Fumeterre. Infusion. Contre les inflammations d’intestins, les vents, les maux d’estomac, on en met une poignée infuser dans un bouillon de veau, et l’on en prend deux verres par jour.
Genièvre. En liqueur. Un petit verreaprès le repas, chasse et détruit les vents. Apéritif et tonique.
Girofle. Dans les mets, calme l’estomac et facilite les digestions pénibles.
Gruau dit de Bretagne. Très adoucissant pour les maladies de poitrine et les estomacs délabrés. Il faut en mettre une cuillerée à bouche pour un litre d’eau, jusqu’à ce qu’il soit bien cuit, le passer, le couper d’un peu de lait. En prendre matin et soir.
Guimauve (Fleurs de). En infusion. Spécialement adoucissantes pour les estomacs irrités parles glaires qu’elles détachent avec facilité; on en boit à volonté.
Sa racine bouillie dix minutes donne un
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lait excellent pour les gargarismes, les cataplasmes et les lavements.
Sa farine en cataplasme est très adoucissante et rafraîchissante.
Qui (de chêne). En décoction , contre toutes espèces de maladies nerveuses, épilepsie, convulsions, irritations , il tonifie les nerfs et rétablit la circulation des fluides. Pris matin et soir.
Qui (d’orme). Doué delà même vertu que le précédent, il convient mieux dans les épuisements nerveux, dans le manque de l'électricité, que les natures épileptiques ont de trop ; le premier a un suc qui tient de l’arbre où il s’attache, acide et fondant , quand le second, au contraire, tenant également son suc de l’arbre qui le porte, est plus résineux , reliant , tonique et fortifiant. Il convient aux nerfs épuisés jusque dans les fibrilles nerveuses, car il est de leur nature, filandreux et gommeux ( pour trouver une expression, dit la lucide, qui puisse peindre sa nature et ses vertus); il se prend de la même manière. Ce gui m’a été montré et nommé dans un rêve, comme convenant à mon état présent, qui était un épuisement nerveux , qui me tenait dans une dépendance
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de souffrances intolérables depuis quinze mois. Je soumis ce rêve à Adèle, qui me conseilla d en prendre; je m’en trouvai bien, jusqu’à ce qu’une suite d’autres plantes me fussent ainsi révélées dans mes sommeils, révélations que j’ai toujours suivies à la lettre.
fiaitne. Une infasion d’un cœur pour deux verres d’eau qu’on boit à jeun, est calmante et adoucissante.
Les feuilles sans être lavées et pilées, mais appliquées sur la tête à nu, en forme de cataplasme, sontsouveraines contre les névralgies de cet organe.
Les mêmes feuilles, infusées avec un peu de cerfeuil, sont très bonnes pour les bains locaux contre les agitations des parties génitales.
ïiniiriei* amande. Douze feuilles resteront dans un quart d’huile d’olive infusées vingt-quatreheuresau soleil ou prèsdu foyer; on en imbibera de la mie de pain émiettée; on en fera un cataplasme, et on le posera à froid sur toutes douleurs rhumatismales, afin d’en adoucir les angoisses. On peut frictionner toutes douleurs locales avec cette huile, ainsi que les plexus et les reins: on éprouvera un grand soulagement.
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Laurier de cuisine. Bon dans les aliments, il est fortifiant, tue les vers, chasse les vents et facilite les digestions pénibles.
Lavnuiie. L 'infusion des fleurs est très apérilive et stimulante, chasse les vents, calme les nerfs irrités et réveille surtout les idées paresseuses .
lentilles. En décoction, elles sont sudorifiques, et facilitent la petite rougeole à sortir; leur graine en nourriture lâche le ventre et augmente le lait des nourrices.
Lichen ou Pulmonaire de chêne. En infusion, on ne prend que la deuxième; une pincée pour deux verres d’eau; coupée d’un peu de lait, elle est bonne contre les rhumes opiniâtres et violents, les fluxions de poitrine. Le lichen est adoucissant, tonique et rafraîchissant; il nettoie X estomac, le ventreoA la vessie, et rétablit la circulation. Boire à discrétion.
Lierre terrestre. Injusion. Bon contre les affections des bronches, les asthmes, et diffieultéde respirer; on le prendra à volonté.
Lin (Graine de). En décoction très légère, elle est bonne pour les ardeurs d’urine causées par les maux vénériens ou tout échauffement causé par cette action. Un verre le matin à jouit.
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liis. Son huile, mêlée à celle de camomille, est un excellent liniment pour les douleurs névralgiques de la tête. En frotter la partie souffrante.
Màclie- En salade , ou en infusion dans du bouillon de veau, elle chasse la bile et en apaise l'ardeur.
Magnésie non calcinée. Une petite cuillerée à café dans un verre d’eau une demiheure après le repas; est bonne pour les digestions pénibles , corrige les rapports acidesde l’estomac, chasse les vents, décrasse les papilles de cette organe, aiguise l’appétit. On peut la prendre sans danger, de quelques jours à quelques mois.
Marrons ordinaires. La seconde peau ayant été rôtie est mise eu poudre; on en . prend une prise dans un peu d’eau ou dans des confitures, contre la gravelle. Le fruit absorbe l’humidité et est bon à manger pour les hydropiques; l’amande sèche du marron d’ Inde, réduite en poudre, est un violent sternutatoire. En prendre deux prises par semaine.
Marrube- Infusion. Bon contreles rhumes et les fièvres accidentelles, qui causent beau-
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coup d’altération , il pousse aux urines et rétablit la transpiration.
Mauve (Fleurs de). En infusion, elles sont très adoucissantes dans les inflammations de poitrine, et les commencements de rhumes. Boire à volonté.
Mélilot. Une infusion des fleurs est bonne en compresses sur les yeux contre l’inflammation des paupières; son arôme calme les nerfs; appliquée en cataplasme, elle adoucit et résout les agglomérations du sang dans les douleurs locales.
Mendie poivrée Infusion. Bonne contre ce qu’on nomme vapeurs , chaleurs fugaces , elle les calme vivement et chasse les vents. Prise au besoin.
Mercuriale- La prendre en lavements contre les constipations opiniâtres.
Mille-feuille. En infusion. Elle détruit les flueurs blanches et tonifie l’estomac. Prendre matin et soir.
Moreiie. Pilée fraîche et appliquée sur toutes sortes de blessures, écorchures suites d’accidents, elle les cicatrise très vite.
Moutarde lilanclte (Graines de). Deux ou trois cuillerées à bouche par jour , une heure avant chaque repas (une cuillerée à la
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fois bien entendu). Prise avec un verre d’eau ou de tisane quelconque appropriée au mal, elle est très bonne contre les embarras glaireux, bilieux ou verreux de l’estomac et des intestins. Son travail est tout mécanique, et détache facilement les mucosités qui tapissent ces organes et les paralysent dans leurs fonctions ordinaires , en empêtrant leurs papilles ou suçoirs dont ils sont tapissés. Les intestins sont continuellement tendus et nettoyés par le passage de ces agglomérations de graines qui, soudées à ce qu’elles rencontrent, forment des espèces de bouchons de propreté , dirons-nous , qui ne laissent plus séjourner dans leurs replis , nommés anses , ce limon qu’y déposent les excréments des aliments, limons qui engendrent des gaz plus ou moins acides et corrosifs, qui allument un feu dans les intestins d’où naissent les inflammations intestinales et tous les désordres nerveux qui en sont les suites inévitables. Chacun comprendra aisément, par ce simple aperçu, que nos intestins contenant une très grande quantité d’air qui, s’il s’y trouve vicié, irrite par son contact les fi h ri les nerveuses qui les tapissent ; de là naissent les contractions des intestins, et leurs
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convulsions; le séjour de cet air putréfié incendie, selon la puissance qu’il acquiert, tout ce qu’il touche : il en résulte des contractions de l’orifice de l’estomac, des convulsions de cet organe , des pressions et tiraillements dans le voisinage du cœur , des répercussions au cerveau. Qu’on juge du trouble général que peut occasionner un gaz vicié qui échappe au scalpel à l’ouverture du cadavre, qui a pu devenir l’âme damnée de la science médicale et le tourment de Tantale du pauvre malade, qui n’a su que gémir et souffrir.
La graine de moutarde est donc un remède excellent dans ce cas par son travail mécanique , et de plus elle possède une émanation limoneuse très calmante et tonique, dont les molécules, selon les milieux qu’elle traverse , viennent reconforter les différentes liqueurs et fluides qui font notre vie et notre santé , quand ils sont en bon état. Voici ce qu’Adèle me disait un jour à cet égard , en sommeil magnétique : « Le travail de cette graine est admirable; on dirait que chaque graine est un être vivant et intelligent ; la manière dont elle roule sur elle- même en entraînant les g la ires auxquelles
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elle s’attache, est curieuse à voir (c’est en visitant ce travail sur moi -même qu’elle parlait, ainsi) ; elle est suivie d’une masse plus ou moins nombreuse de semblables ouvrières qui aident la première à entraîner des lambeaux plus ou moins grands de ces toiles grasses ; elles descendent doucement comme le ferait une toile d’araignée que traîneraient des mouches prises dans ses mailles ; c’est un vrai convoi de charriage. D’autres sont éparpillées et retardataires , cherchant s’il n’y a rien cl oublié par les premières , et se mettent à préparer un travail que terminera le convoi suivant. C’est admirable d’entendement et de résultat!
s’écrie-t-elle, ne pouvant se lasser de regarder ce singulier combat de la vie avec la mort, de la santé avec la souffrance personnifiée dans quelques graines et quelques humeurs. Cette graine , en entraînant les glaires , devient vermifuge , en ce qu’elle y enserre les masses de petits vers qui pullulent dans ces organes , et qui ne sont pas toujours nos hôtes les plus paisibles. »
Adèle la conseille aussi contre la gravelle, parce que, dans son passage, elle ramasse tout ce quelle trouve et chasse un petit
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sable fin dans la région des reins qui donne naissance à la gravelle et à la pierre , lorsqu à l’agglomération de ces molécules peut s’adjoindre une liqueur collante qui en forme des calculs de différentes grosseurs. Chez les personnes sujettes aux purgations , elle est un très bon préparatif; elle laisse un passage libre à la bile recuite et aux humeurs plus ou moins corporifiées , sans s’étendre sur toutes ses propriétés (qu’il serait peut-être plus juste dénommer résultats de son passage). Adèle la recommande dans un grand nombre de cas ; prise avec persévérance pendant plusieurs mois , on en obtient le plus grand bien.
Pour ce qui nous concerne, nous pouvons affirmer devant Dieu , aux hommes pour lesquels nous avons beaucoup d’amour et de respect, la vérité du récit suivant. Ayant été victime de deux attaques successives de choléra, qui nous avait presque perforé les intestins et désorganisé les voies digestives, au point que notre nourriture les traversait et était rendue sans les avoir fait profiter de ses sucs , nous étions tombé dans un état d’anéantissement, de faiblesse et de souffrance tel, que nous implorions
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de quitter cette vie comme un grand bienfait de la Providence. Tous les remèdes et toutes les lumières scientifiques et somnambuliques avaient été impuissants à nous apporter quelque soulagement. Nous n’avions plus espoir que dans la prière; aussi notre cœur implorait-il l’Éternel avec persévérance et amour. Une nuit, nous eûmes un songe dans lequel nous apparut, au pied de notre lit, un jeune homme à la figure noble et bienveillante, nous montrant un bouquet de graines qu’il tenait dans sa main droite, invitant nos regards à le fixer. Nous crûmes reconnaître cette graine pour celle de millet, et nous fûmes réveillé subitement, entendant à notre oreille une douce voix qui nous disait : Graine de moutarde. Notre cœur était dans une joie inconnue, et nous eûmes grande bâte d’endormir Adèle pour lui demander ce que nous devions penser de ce songe. Elle nous dit que nous devions prendre de cette graine, et qu’elle nous ferait le plus grand bien; ce que nous fîmes dès le jour même.Trois jours étaient à peine écoulés, que nosmatièresfécales reprirent une consistance et une forme qu’elles n’avaient pas eues depuis dix mois. Nous continuâmes ce remède
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pendant quelques mois, nous en trouvant toujours bien. L’appétit revint ainsi que les forces, les transpirations continuelles s’arrêtèrent, l’espoir revint, un mieux sensible n’était pas à mettre en doute; cependant, depuis quelques jours notre graine ne nous semblait plus aussi bonne , une espèce de dégoût nous’gagnait, notre palais n’était plus affecté de cette saveur laiteuse, de cette émanation douce qu’elle laissait après elle. Nous eûmes alors un deuxième songe, dans lequel nousnous trouvâmes transporté dans un beau jardin garni des plus belleset des plus riches fleurs que nous ayons vues; nos regards s’arrêtèrent sur un jeune arbuste couvert de graines, que la maturité en détachait pour joncher le sol; cette graine nous paraissait bien être celle de moutarde, mais d’une nature plus fraîche, et d’une couleur paille admirable avoir. Nous fûmes réveillé comme la première fois, et une voix frappa fortement notre oreille, en disant ces mots par trois fois : sénevé , sénevé , sénevé. Nous ne comprîmes pas alors le sens de ce nom , et Je confondîmes avec celui de chènevis; cependant cette dernière graine ne ressemblait en rien à celle que nous avions admirée à
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notre lever. Nous consultâmes un dictionnaire des plantes , et nous vîmes que sénevé et moutarde étaient synonymes. Dans le sommeil d’Adèle, nous lui soumîmes de nouveau ce songe : elle nous dit que celle que nous prenions maintenant était de l’année dernière, avait conservé sa vertu mécanique, mais qu elle avait perducelle émolliente, desséchée qu’elle était parla vieillesse, et nous conseilla d’en demander de la nouvelle, ce que nous nous empressâmes de faire faire par cette lucide à son réveil; mais celle qu’on nous apporta ne ressemblait en rien par sa couleur à celle de notre songe. Pensant être plus heureux nous-même, quoique très faible pour sortir, nous allâmes avec Adèle chez tous les grainetiers des quais, et n en pûmes trouver de semblable à celle que nous désirions; nous priâmes alors, en passant sur le pont Neuf, l’influence mystérieuse qui nous avait fait avoir cette vision la nuit, de compléter son œuvre en nous conduisant vers le lieu où nous pourrions en trouver : nous vîmes une boutique devant nous, nous y entrâmes en demandant de cette giaine.
Quelle fut notre joie, en voyant une seconde fois celle de notre songe! Le marchand dut
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nous prendre pour un maniaque. Hélas ! nous étions bien malade et bien confiant, voilà tout. Nous en prîmes plusieurs livres, et retrouvâmes l’arome ainsi que les bienfaits que la première nous avait procurés. Aujourd’hui où nous écrivons ces lignes, après cinq mois de ce traitement , nous n’avons pas encore éprouvé un seul dérangement de corps, et nous ne pouvons douter d’un entier rétablissement.
Vingt expériences de ce genre nous ont confirmé dans cet espoir. On ne peut en donner aux enfants qu’une petite cuillerée à café chaque fois ; proportionner les doses aux besoins, surtout après avoir été bien nettoyée de tous les corps qui lui sont étrangers. Cette graine ne se mâche pas; la manière la plus facile que nous connaissions de la prendre est de la mettre sèche dans la bouche, et de l’avaler par gorgées avec le secours d’un verre d’eau ou de tisane.
Il va sans dire que , par sa vertu mécanique , elle accélère la circulation du sang et des fluides, par conséquent elle est bonne dans tous les cas où ces agents de la vie sont paralysés dans leur course par des entraves quelconques. Nous en avons reconnu de bons
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résultats dans ces embarras intestinaux et de l’abdomen, portant les noms de squirrhes , tous corps étrangers à ces organes , qui y ont pris racine en s’y développant dans des proportions effrayantes. Son action, dans ces cas, se conçoit par sa puissance mécanique de vouloir sa place, sans en laisser à ce qui entrave sa marche. Cette action incessante et persévérante devient victorieuse des obstacles qu’elle rencontre; elle les détache petit à petit et les entraîne, comme le ferait une corde à nœuds dans une impasse obstruée par des corps qui gêneraient son mouvement. Sans admettre ce médicament comme universel, nous dirons, avec ceux qui en ont fait usage, qu’elle est un des meilleurs connus, et duquel il n’y a rien à redouter par un usage constant.
Infusion . Contre la stagnation du sang, les convulsions nerveuses et spasmodiques, il rétablit la circulation des fluides; une légère pincée pour un verre d’eau, qu’on prend le soir.
Muscade. Dans les aliments: elle tue les vers, c basse les vents, et facilite les digestions pénibles.
Son huile est très bonne et employée en
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frictions sur les tumeurs de l’abdomen, les squirrhes et les douleurs locales causées par la stagnation du sang.
Xrtvet {Sirop (le). Il se fait ainsi: On choisit de bons navets qu’on coupe par rouelles et qu’on dépose par lits dans un pot de terre, jusqu’à ce que le pot soit plein. On saupoudre chacun de ces lits de sucre, on clôt bien le pot qu’on dépose dans le four à la sortie du pain, poury passer six heures, après lesquelles on le retire, et l’on passe ce sirop à travers un linge clair; on le met dans des bouteilles au frais, puis on en prend au besoin par cuillerée à bouche. Il adoucit les irritations de rhumes opiniâtres et calme les bronches irritées; il est souverain contre la coqueluche des enfants; éprouvé à plusieurs reprises avec succès, on le prend aussi dans les grandes quintes.
Kcflier. Les fruits mangés frais arrêtent le cours de ventre; leur infusion a la même vertu; elle est de plus très adoucissante pour la poitrine. En prendre à volonté.
]Voix tic galle. Une seule en décoction, réunie à trois ou quatre feuilles de noyer pour une injection, convient dans les descentes de matrice.
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Uîoyer. Les feuilles appliquées vertes sur la tête calment les migraines.
En injection elles sont bonnes contre les descentes de matrice ; l’amande de la noix se brûle de manière à en récolter l’huile qui en découle ; cette huile est très salutaire contre les brûlures.
L’enveloppe extérieure, dont on fait une liqueur connue sous le nom de brou de noix , est souveraine contre les coliques; ou en prend un petit verre à liqueur.
Oignon (blanc). Cuit sous la cendre, il fournit un très bon jus contre les esquinancies et les étranglements occasionnés par les inflammations sanguines. Eu gargarisme par petites cuillerées.
Appliqué extérieurement sur les commencements d’abcès ou de clous, il les fait aboutir très vivement.
Ornuger (h euilles d ). Ou s eu sert en infusion contre les agitations et agacements nerveux, la mélancolie, les irritations des bronches, des poumons, desintestins, les vents; une seule feuille pour un verre d’eau. En prendre à volonté, principalement eu se couchant.
Orge. Décoction . Une cuillerée à bouche
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pour un litre d’eau. Très rafraîchissante et nourrissante , elle convient moins aux personnes nerveuses qu’à celles qui sont sanguines. Un verre le matin à jeun.
Orpln. On fait une pommade de ses racines et feuilles avec du beurre bien frais, et on la laisse cuire à un feu très doux ou au bainmarie. Cette pommade est trèsbonne et applicable sur toutes sortes de maux d’aventures, boutons, bubons, panaris, tumeurs, dépôts, abcès, brûlures; surtout contre les hémorrhoïdes. Les racines seules en pommade sont ce qu’il y a de plus adoucissant. Ce remède a été essayé plusieurs fois avec un égal succès.
Orties (blanches). Infusion. Contre les suppressions, elle rétablit le cours des mois, détruit les flueurs blanches, et elle facilite beaucoup la menstruation des jeunes filles. Un verre matin et soir.
Oseille. En faible quantité dans les bouillons rafraîchissants, elle chasse la bile; c’est une plante âcre, brûlante et très irritante; elle ne convient pas à tous les tempéraments; ou doit l’employer généralement avec modération.
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Pai« (Mie de). En cataplasme elle est rafraîchissante et très émolliente.
L’eau panée faite d’une croûte de pain légèrement grillée au feu et infusée dans un litre d’eau, est une boisson très désaltérante.
Pâquerettes, OU PETITES MARGUERITES DES prés. Infusion. Très bon dissolvant contre les coups internes, dépôts ou défaut de circulation ; on le prend à volonté.
Pariétaire. Contre les constipations, feu de la vessie, embarras du bas ventre; on met une poignée pour un lavement; son eau est très bonne pour cataplasmes avec la fécule de pommes de terre.
Pas «raiouette. Infusion. Contre l’engorgement des poumons, inflammations de poitrine; celte tisane est rafraîchissante, pectorale et adoucissante. Prendre matin et soir.
Pas d’âne. Infusion. Tonique , vulnéraire, légèrement sudorifique sans altérer les forces. Prendre le soir.
Patience (Racine de). Décoction. Bonne pour les tempéraments glaireux, elle détache très facilement les glaires de l’estomac, du sang et de la vessie; elle les pousse sous forme de boutons à la peau ou les fait
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évacuer par les urines et les sueurs ; on en met gros et long comme le doigt dans un litre d’eau. Prendre le matin à jeun.
Pavot (Une tête de). Dans un litre d’eau,
cette décoction est très cal mante, sert à délayer
des cataplasmes et peut être appliquée seule en compresses; elle est encore très bonne en lavement, et remplace au besoin le laudanum.
Pcelier (Feuilles de). En infusion, elles sont légèrement purgatives. Cette tisane est bonne pour les petits enfants qui ont la poitrine chargée de ce qu’on nomme des fiâmes , qui ne sont que des glaires à l’état naissant. On en met quatre feuilles pour un verre d’eau, et l’on en prend deux ou trois cuillerées par jour.
Persicaire. Infusion légère. Résolutive , stimulante et calmante, elle pousse les âcretés du sang vers la peau, et détruit les insectes vermineux. Prendre matin et soir.
Persil. En infusion, il dissout les engorgements laiteux des seins; appliqué dessus il a la même vertu et les fait très bien passer.
Pilé tout fraiset mis sur les coupures, il les cicatrise très vite.
Il est bon en fumigation contre lcshémorrboïdes.
Fervente. Infusion. Bonne contre le lait
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répandu, elle active fortement la circulation du sang, s’attaque spécialement aux agglomérations des vaisseaux sanguins. Prendre matin et soir.
Infusée dans du bouillon de veau, elle est très bonne contre les maux de gorge occasionnés par le sang; en fumigations ou en pommade elle est souveraine contre les hémorrhoïdes, les feuilles étant cuites à petit feu dans du saindoux.
Dans les engorgements des gencives, en mâcher quelques feuilles soulage beaucoup les maux de dents qui en sont la conséquence.
Pissenlit. Pour une infusion , on met une pincée dans un litre d’eau; prise le matin à jeun, elle accélère la circulation des humeurs , et elle convient aux natures glaireuses.
Plantain. L 'infusion ou eau distillée des feuilles est très bonne contre les inflammations des paupières, en les bassinant ou y mettant des compresses trempées dans le liquide.
l*oii*eati« Cet alnneut , bon contic les irritations de poitrine, est calmant et adoucissant. Pris en lavement , il a la même vertu contre les douleurs des reins et d entrailles, suite de fatigue. En cataplasme il est très adoucissant.
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Pomme «le terre (Fécule de). En cataplasme elle absorbe l’inflammation très promptement , jointe au son qui rafraîchit et à l’eau de cerfeuil; ce cataplasme cicatrise les ulcérations des intestins, et est appliqué à une chaleur modérée.
Pourpier. Joint aux bouillons rafraîchissants, il est très adoucissant.
Primevère (ou Coucou jaune). En infusion il est très fortifiant et stimulant; c’est un calmant précieux pour les nerfs. Prendre matin et soir.
Pulmonaire. Infusion. Contre les tubercules des poumons, le sang âcre et échauffé qui les irrite et les gonfle. Prendi’e matin à jeun.
Quinquina. On en prend une très légère prise dans des confitures ou deux tranches de soupe, jusqu’à trois fois par jour, pour couper les fièvres faibles; sa vertu devient plus grande, si la bile, qui est presque la cause de toutes les fièvres, a été évacuée par un purgatif; on 1 administre avant ou après les accès, mais non pendant l’accès même.
Le viu de quinquina, si connu, est très
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Ionique, réchauffe les estomacs froids, débarrasse aussi des fièvres lentes et longues. En prendre, deux fois par jour, un petit verre à liqueur.
Raifort. Ôn lecoupe par rouelles pour en faire dans un pot des lits recouverts chacun de sucre en poudre, on les laisse ainsi macérer vingt-quatre heures; on en exprime le jus qui est très bon pris matin et soir, par cuillerées, contre les toux d’irritation et la coqueluche des enfants.
Réglisse (Bois de). Une décoction de trois minutes est bonne dans les tisanes adoucissantes et rafraîchissantes, et est préférable au sucre.
Rlii'barlie. Elle est légèrement purgative et apéritive; on met une demi-once de sa racine dans un litre dcau froide; on en boit à discrétion. Cette eau, mêlée au vin dans les repas, a la même vertu qu’en poudre. On peut en donner pendant huit jours aux enfants qui en ont besoin.
Ri*. 11 est bon contre les embarras du ventre, les fièvres lentes, la chaleur des membi es, le malaise général, on en met une cuillerée à bouche dansun litre d’eau pour une décoction
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que l’on boit à discrétion, mêlée au vin. Cette boisson est très calmante et rafraîchissante-, malgré l’opinion qu’on a du contraire.
La farine de riz en cataplasmes est 1res adoucissante et absorbante.
Komarin. Infusion. Les fleurs sont préférées aux feuilles; elles sont bonnes contre les rhumatismes, douleurs nerveuses, faiblesse générale et delà vue en particulier, les idées tristes et paresseuses, lourdeur des membres, défaut de circulation, crampes d'estomac et des membres, migraine; une pincée des fleurs pour un verre d’eau.
llonces {Boutons de). Une infusion sucrée avec du miel est très bonne contre les grands feux d’urine chez les femmes après leur menstruation; elle calme et dissipe l’inflammation de ces parties. Deux ou trois verres par jour.
La même infusion convient également dans les grands feux de la gorge, en gargarisme;les fcuillesde celte plante ontla même vertu, mais étant plus «âcres, elles ne sont pas du goût de tou t le monde.
line. Cette plante possède une grande puissance; j’en préfèrel’application extérieure
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plutôt qu’intérieurement: c’est un très bon stimulant. L’esprit qui anime cette plante est un tyran absolu , il aime régner en maître; c’est pourquoi elle convient aux hommes dont le moral est craintif et facile à subjuguer: elle leur communique la volonté dont elle est douée, et les rend un peu plus maîtres d’eux-mêmes; étant surtout appliquée sur le front, elle en chasse les idées craintives pour s’y placer en souveraine; je ne conseillerais pas de l’y laisser séjourner trop longtemps, car elle pourrait y opérer un trop grand vide.
On s’en frottera les mains avant de magnétiser une personne qui aurait une suppression, puis on les lui appliquera sur le basventre, cela aura un grand effet; posée sur le creux de l’estomac, dans un petit sachet, et jointe à une égale quantité de thym et de petite sauge, cette plante sera un très bon préservatif contre le mauvais air et les méchants esprits, qui, pour moi, sont la même chose; il est indifférent que ce sachet soit plus près du nombril que de la poitrine.
Safran. Une pincée dans les aliments ou en décoction est calmante et apéritive ; il chasse
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les vents; infusé clans du vin rouge et bu le matin à jeun, un petit verre, il facilite la menstruation.
Salsepareille. Décoction. Dépuratif très bon pour les sangs scrofuleux et vénériens; une pincée pour un litre d’eau dont on prendra un verre matin et soir.
Salsifis. Aliment rafraîchissant.
Saponaire ( Feuilles de). Infusion , bonne contre les tempéraments glaireux, pour les enfants principalement qui ont des humeurs froides; cette plante savonneuse se mêle facilement aux glaires qui circulent avec le sang, les en détache, et les entraîne au dehors miraculeusement. Quelquefois il est utile, après un mois de ce régime, de prendre une légère purgation ; une pincée pour un verre d’eau qu’on renouvelle plusieurs fois par jour.
Sarriette. Une infusion débarrasse les viscères, en chasse les glaires et les humeurs bilieuses; elle détruit les vers de l’estomac et ouvre l’appétit ; un verre le matin à jeun.
En injection dans les oreilles, elle y résout les matières qui y séjournent et causent fort souvent la surdité.
Sauge ( Feuilles de petite). Une infusion
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est très utile contre les idées mélancoliques, défaut de circulation , embarras d’intestins, d’estomac, de tête, dépendant plutôt du système nerveux que d’une autre cause, faiblesse générale , insomnie , roideur des nerfs, des membres; elle peut être employée dans presque tous les troubles nerveux à la manière du thé; une pincée pour un verre d’eau.
Savon noir. Un sou de savon noir dans les bains de pieds est plus puissant que la cendre et la moutarde; c’est pourquoi nous le mentionnons. On ne laissera les pieds que dix minutesjdans ce bain.
Seigle. Décoction. Une cuillerée à bouche pour un litre d’eau; elle esttrès rafraîchissante et adoucissante; un verre le matin à jeun.
La farine de seigle, en cataplasmes , est très résolutive, émolliente , calmante , adoucissante.
Sel «le cuisine. Quatre livres dans un grand bain et une livre dans les bains de pied; il est fortifiant et stimulant; il ouvre et nettoie les papilles de la peau et les facilite à se décharger des humeurs internes; il dégage la poitrine et la tête du sang qui y séjourne, et rétablit l’harmonie générale.
Séné. Une infusion de trois ou quatre
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feuilles pour un verre d’eau pris à jeun, facilite les évacuations, ouvre le ventre; le séné est un laxatif doux, convenant aux tempéraments délicats.
Son. Infusion. Il est adoucissant et rafraîchissant, pour les affections de poitrine, les rhumes opiniâtres ou les irritations; on en prendra un verre matin et soir.
En cataplasme chaud et sec, appliqué sur les parties malades, il est très bon contre la goutte et toutes espèces d’enflures.
Dans les bains, il adoucit et calme les nerfs; on en met un demi-boisseau environ pour un grand bain, moitié moins pour les bains de siège.
Soude. Deux livres dans un grand bain ; elle est bonne contre les maladies de la peau et très fortifiante.
Sureau [Fleurs de). En cataplasmes, elles absorbent l’inflammation causée par des coups cT air.
En infusion , le sureau est sudorifique, rétablit la transpiration , et chasse les humeurs glaireuses par les pores de la peau ; un verre au lit.
En fumigations, le sureau produit le même effet qu’en cataplasmes.
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Tamarin. Décoction de quelques fruits dans deux verres d’eau ; elle est bonne contre le sang scrofuleux et enflammé; elle en arrête la décomposition, le rafraîchit et en fait évacuer doucement les humeurs ; c’est un purgatif léger. Un verre matin et soir.
Thé noir. Infusion. Très calmant. Le thé vert est plus stimulant; le premier est hon contre la difficulté d'uriner ou les urines rares; il eu facilite la sortie; il calme le cœur et réjouit les idées; il est sudorifique et bienfaisant généralement. Le deuxième produit souvent les effets contraires.
Thym. Infusion. Il détruit les vers, pousse les mois, accélère la circulation, soulage les douleurs rhumatismales, chasse les vents, et tonifie l’estomac; un verre matin et soir.
Tilleul Une infusion est utile contre les agitations nerveuses, les sueurs rentrées, les insomnies, irritations des bronches, de 1 estomac, des intestins, crampes, pesanteurs de tête, idées tristes; deux petites branches pour un verre d’eau qu’on prendra bien chaude et sucrée en se mettant au lit.
V écorce (le tilleul est bonne en décoction
contre les feux et pertes d’urine, les petits chancres aux parties génitales, l’hydropisie ; on en
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met gros et long comme la moitié du petit doigtdansun verre d’eau qu’on prendralesoir.
Réduit en poudre, le tilleul est bon pour réveiller l’odorat; deux prises seulement tous les deux jours.
Traînasse. Décoction ou distillation. Elle est bonne contre l’inflammation des paupières, en les bassinant ou en y appliquant des compresses trempées dans le liquide ; ses rameaux rampants ont de l’analogie avec les fibrilles qui tapissent cet organe : c’est dans cette similitude que je trouve sa vertu ; elle convient aussi en cataplasmes , dans toutes sortes d’inflammations locales.
Valériane. Une infusion , matin et soir, fortifie les nerfs et les calme. Bon dépuratif pour les sangs âcres échauffés. Cette plante possède, en dehors des autres, deux fluides abondants : l’un d’une couleur blanche, homogène au fluide nerveux , et le deuxième de couleur rouge , homogène à celui du sang.
Verveine. Fraîche et pilée, appliquée sur les engorgements sanguins, suites de coups, points de côté ou autre cause, elle les dissout très promptement et calme beaucoup.