‹ Du Traitement Des Péritonites TuberculeusesChapitre 7 sur 23 · AD A · texte numérisé non relu

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insidieuse de Carnor et Borransxi, la périnéphrite de Lœper. |

L’étiologie de la P. T. est plus facile à préciser que dans les autres localisations de la tuberculose. C’est que, d’une part, elle sereproduit le plus souvent dans les mêmes conditions, d’autre part, elle se traduit dès le début par un ensemble de signes qui permettent d’en déterminer les causes et les prémices.

La péritonite tuberculeuse est avant tout une maladie des sujets jeunes ; particulièrement fréquente entre 6 et 15 ans, elle peut s’observer chez le nourrisson (Marrax) et n’est pas rare chez l'adulte ; maladie de l'enfant, la péritonite tuberculeuse se voit ‘également chez l’adulte, mais de préférence chez la femme.

Les formes en sont variées, les signes nombreux et les modes d'évolution d'autant plus divers. On la rencontre chez les sujets jusqu'alors bien portants, ascite essentielle de la jeune fille, par exemple, qui, malgré son tableau impressionnant par l’abondance du liquide se termine presque toujours par la guérison.

. D’autres fois, la P. T. débute en même temps qu’une pleurésie ; ainsi s’installe insidieusement la tuberculose pleuro-péritonéale de FERNET-BouLLanp.

D’autres fois, la péritonite apparaît à la suite de lésions pulmonaires, diagnostiquées ou Jusqu'à ce Jour méconnues.

Chez l’enfant, on connaît les formes anascitiques,

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les formes circonscrites et les formes appendiculaires, sans oublier les péritonites occlusives, pelviennes, péri-sigmoïdiennes, . dont les infinies variétés ne sont que des formes d’association, ou de complication. |

Îl importe surtout de ne pas ignorer nombre de cas où la P. T. passe inaperçue. Il s’agit alors de tuberculeux pulmonaires présentant au cours de poussées des accidents intestinaux. Pour des raisons diverses l’aggravation passagère des lésions pulmonaires masque le syndrome péritonéal qui s’estompe d’ailleurs rapidement et disparaît du fait du traitement général, cure hygiéno-diététique en particulier.

Tels sont les aspects sous lesquels se présente la P. T. On verra que si les formes en sont multiples les traitements en sont nombreux, chacun justiciable d’une thérapeutique particulière, mais dont le traitement de choix est avant tout à n’en pas douter l’Héliothérapie.

L'enquête étiologique permet souvent de déceler chez l’enfant une contagion familiale. D’autres fois, on peut incriminer une contagion transplacentaire.

Comme facteurs déclenchants, toutes les causes débilitantes ont été invoquées. Plus intéressant est le rôle incontestable des maladies anergisantes : rougeole, coqueluche, fièvre typhoïde, grippe, insuffisance hépatique (FressiNGeEr et Bropin). L’anergie de la grossesse peut également être une cause

favorisante.

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Enfin, la découverte du virus tuberculeux filtrant par FonTEs a permis d'étendre et de préciser certaines formes inconnues dans les cas où un début insidieux et les insuffisances du laboratoire tenaient en échec les investigations du praticien en chnique.

La péritonite dite primitive est souvent en fait un réveil d'infection d’un sujet tubercuhsé lors de la première enfance et porteur seulement d’une 1infection ganglionnaire.

Si le plus souvent on accuse une fatigue, le surmenage, les infections anergisantes, 1l est impossible de nier le rôle des affections du bassin chez la femme et les cirrhoses hépatiques chez l’homme ; surtout dans les formes ascitiques, on voit fréquemment survenir une tuberculose pulmonaire chronique ou granulique et aussi une péritonite bacillaire.

La péritonite secondaire est souvent la conséquence d’une lésion des tissus connexes, intestins, ganglions ou pelvis : infection de voisinage, dès lors ? On ne saurait trop l’affirmer.

Car les voies d'infection ont fait l’œuvre de travaux nombreux ; si l’on ne peut méconnaître la transmission par voie intestinale, on doit reconnaître qu’elle est exceptionnelle. Un peu plus fréquente est la voie lymphatique. Mais surtout, c’est la voie sanguine qu'il faut incriminer, une bacillémie fort discrète servant de phase intermédiaire entre une première localisation et une complication péritonéale, ce, sans extériorisation clinique.

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