INTRODUCTION
Le sujet que nous éntréprenons dé traiter n'est évidemment pas neuf, et nombreux, trop nombreux peut-être, sont les modes de traitement que l’on a tour à tour préconisés contre le chancre Simple et ses complications. Aussi n’avons-nous ni la préténtion, ni le désir d'ajouter un article à cette série interminable. Mais c'est précisément le nombre même de ces méthodes qui peut mettre le praticien dans un grand embarras quand il s'agira, pour lui, de faire parmi elles un choix judiciéux. Le médecin qui en présence d’un cas déterminé, croirait pouvoir appliquer au hasard un de ces nombreux moyens thérapeutiques, aurait certainement à enregistrer plus de mécomptes que de succès. Mais comment choisir ?- D'une part, en effet, il est cértain qué lés -nouvelles méthodes thérapeutiques ne doivènt pas mous fairèé dédaignér les vieilles formules que ñôus
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ont léguées nos devanciers, ni les substances auxquelles ils ont eu recours, car souvent nous devrons les employer, soit par nécessité, soit d'ailleurs parceque chacune d’elles a à son actif des succès incontestables. D'autre part,les nouvelles méthodes, telles que le traitement par la chaleur ou le traitement chirurgical, ont pris et prennent encore, de jour en jour, une telle extension, qu'il devient impossible de ne pas reconnaître qu’elles devront à l'avenir tenir une grande place dans la thérapeutique du chancre simple et de ses complications.
Ne serait-il donc pas possible et utile en même temps d'opérer dans toutes ces méthodes une sorte de classification et de faire, parmi elles, un choix pour un certain nombre de cas types bien:déterminés ? C'est ce double objet que nous aurons en vue dans ce modeste travail : nous serions äamplement dédommagé de notre peine, s’il pouvait de temps en temps, dans le cours de notre pratique médicale, nous fournir les éléments d’une thérapeutique rationnelle dans un cas clinique embarrassant. . Nous diviserons notre travail en deux parties. Dans la première, nous passerons rapidement en revue; en les classant et en indiquant pour chacun d’eux le manuel opératoire, les différents modes de traitement que l’on a employés contre le chancre simple et ses principales complications : phagédénisme, phimosis et bubon. Après avoir vu ainsi ce qu'on peut faire, d'une façon générale, nous tâcherons, dans notre deuxième partie, de répondre, en nous-plaçant ä un point de vue.purernent pratique,
que
à la question suivante: En présence de tel ou telcas, que doit-on faire ? En d’autres termes, nous essayerons de traiter alors la question des indications.
Il nous reste, au début de ce travail, un devoir bien agréable à remplir. Au moment de quitter tous nos Maitres, pour aller mettre en pratique les leçons qu’ils nous ont données, nous avons à leur témoigner notre reconnaissance. Qu'ils soient assurés que nous n'oublierons pas leurs précieux enseignements. Nous remercierons tout particulièrement M. le professeur GAILLETON qui nous a confié le sujet de cette thèse et a bien voulu nous faire l'honneur de la présider.
Nous garderons également, dans notre souvenir, une place toute spéciale à MM. les docteurs Carle et Meynet : la deuxième partie de ce travail est leur œuvre à peu près exclusive,du moins quantau fonds, et les traitements qui y seront indiqués sont ceux qu'ils ont mis en pratique à la clinique de l’Antiquaille.
Que tous nos amis enfin sachént bien que nous n’oublierons pas les excellentes années passées avec eux ; nous espérons que notre séparation ne marquera pas la fin de nos amicales relations.