F. LÉSIONS ORGANIQUES DIVERSES
Les congestions qui caractérisent la première, et qui persistent encore si souvent dans la deuxième période, aboutissent fréquemment à des lésions organiques profondes, ramollissements, phlegmasies, engorgements, etc., qui survivent à la maladie qui lésa engendrées. On pourrait très-bien ne plus considérer ces états comme une période du typhus, mais comme des affections consécutives. Cependant, puisque ces lésions reconnaissent le typhus pour cause et que, loin de constituer de simples lésions locales, elles s’accompagnent le plus souvent de symptômes généraux qui tiennent à un reste de typhus, et que leur nature est modifiée par cette in-
HISTOIRE ET DESCRIPTION DE l’ÉPIDÈMIE. 209
fluence, on peut tout aussi bien les considérer comme nous l’avons fait.
Ce sont des lésions plilegmasiques ou hypostatiques du parenchyme pulmonaire, hépatisations, splénisations, ramollissements, engorgements, apoplexies survenues précéderinnent; des épanchements pleurétiques ; des congestions du foie avec ramollissement ou induration ; des congestions cérébrales, des épanchements séreux sous-arachnoïdiens, des flux intestinaux, dernier phénomène qui n’a pas été fréquent chez nous, mais qui paraît l’avoir été chez les Russes. Les divers états peuvent exister isolément, ou, plus souvent, se réunir sur le même sujet.