‹ Du typhus de l'armée d'Orient [electronic resource]Chapitre 5 sur 91 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ayant traité un grand nombre de typhiques dans les hôpitaux militaires de Constantinople ; ayant pratiqué environ quatre-vingts autopsies et recueilli beaucoup d’observations complètes; n’ayant perdu aucune occasion d’établir avec mes confrères un échange d’idées et de résultats ; ayant pris une part très-active aux discussions ouvertes sur le typhus devant la Société impériale ottomane de médecine, discussions auxquelles ont fourni leur tribut une foule de médecins français, anglais, sardes, turcs, allemands, russes, qui tous avaient été appelés à traiter le typhus à l’armée d’Orient, en Irlande, en Silésie, dans les bagnes français, sur les vaisseaux, en Turquie, en Anatolie, en Crimée, en Russie, etc.; ayant enfin achevé ces études dans un voyage en Crimée, où j’ai pu voir les typhus dans les ambulances françaises et dans les hôpitaux russes de

Batchi-Seraï et de Simféropol, j’avais en main les documents nécessaires pour écrire un Traité (lu typhus de l'armée d’ Orient.

Le premier j’ai fait connaître l’anatomie pathologique du typhus de l’armée d’Orient, comme en témoigne la note intitulée : De la non-identité anatomique du typhus et de la fièvre typhoïde , lue à l’Académie impériale de médecine de Paris, en mai \ 855. Le premier aussi, dans un discours prononcé à la Société impériale ottomane le 29 mars 1856, j’ai donné une description complète de ce typhus, et j’ai émis des idées et des principes fondamentaux aujourd’hui adoptés, sans lesquels il était impossible d’étudier et de comprendre l’épidémie qui était à l’étude.

Malgré la prompte et formelle déclaration de M. l’inspecteur Michel Lévy, qui, dès ses premiers pas, a reconnu et annoncé la maladie, l’épidémie typhique de l’armée d’Orient ayant eu quelque peine, à son origine du moins, à se faire accepter comme typhus, et quelques médecins, très-rares il est vrai , ayant persisté dans la négation, il fallait établir , avant tout , que cette épidémie était bien le typhus.

Pour parvenir à cette démonstration , aussi bien que pour arriver à comprendre et à décrire l’épidémie régnante, il est nécessaire de traiter au préalable la question suivante :

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