‹ Du typhus de l'armée d'Orient [electronic resource]Chapitre 57 sur 91 · D. TRAITEMENT DES ACCIDENTS DE LA TYP11ISATION A PETITE DOSE · texte numérisé non relu

D. TRAITEMENT DES ACCIDENTS DE LA TYP11ISATION A PETITE DOSE

Ces accidents constituent déjà un état morbide; le poison a été absorbé; l’économie n’en est pas sidérée, mais réagit contre lui, parce qu’il a été introduit à petites doses et que l’individu est peutêtre arrivé peu à peu à une sorte d’assuétude.

La céphalalgie persistante exige l’abstention des travaux d’esprit. Ceux qui, placés sous cette influence, écrivent, étudient, méditent, exaspèrent la douleur de tête, et l’embarras des idées s’ensuit quelquefois aussi.

S’il y a des frissons, il faut tâcher de rappeler la chaleur et de provoquer la transpiration. Deux fois nous avons été dégagé par une sueur abondante due à des boissons diaphoniques prises étant au lit et chaudement couvert.

HISTOIRE ET DESCRIPTION DE l’ÉIMDÉMIE.

Si l’appétit manque, s'il y a un peu d’embarras gastrique, il faut prendre un vomi-purgatif. Le purgatif suffit le plus souvent. J’y ai eu recours deux ou trois fois pendant une période de typhisation qui a duré deux mois et demi.

Surmontez le sentiment de fatigue, étaliez promener à cheval ou à pied au grand air. Ayez une nourriture substantielle, mais facilement digestible, buvez de bon vin , prenez quelques excitants diffusibles, et surtout, si vous le pouvez , conservez un bon moral et un peu de gaieté dans ces tristes circonstances.

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