‹ Du typhus de l'armée d'Orient [electronic resource]Chapitre 74 sur 91 · B. SYMPTOMES PECTORAUX · texte numérisé non relu

B. SYMPTOMES PECTORAUX

La poitrine est généralement prise, mais inégalement; parfois, elle ne l’est presque pas. Ainsi, sur l’ Eldorado , M. Lemaire ne note qu’un point pleurétique et deux bronchites; et, à Marseille, M. Bally signale des râles deux fois seulement sur onze cas. Un groupe des malades de M. Godelier présenta presque toujours de la bronchite, tandis qu’elle fut plus rare et plus légère sur un autre groupe. Ces variations signifient tout simplement que les localisations sont diverses. Tandis que les symptômes pectoraux manquent sur un navire, Y Eldorado, ils sont constants sur d’autres bâtiments (Montgrand). Je trouve les râles secs, sibilants et ronflants, assez souvent notés. Nous les avons vus plus fréquemment humides à Constantinople, ou au moins les râles secs du bord antérieur s’accompagnaient de râles humides en arrière et à la base. M. Billot, au Frioul, décrit trois formes, dans l’une desquelles le poumon

est gravement compromis, et nous avons vu qu’à Constantinople l’organe de l’hématose est bien souvent le siège de congestions graves, de pneumonies. En Crimée, il n’y avait eu rien de pareil, d’après M. Monchet : auscultation muette, jamais de lésion sérieuse, jamais de pneumonie hypostatique, comme dans la fièvre typhoïde; toux, dyspnée, oppression: tout cela n’était que de simples phénomènes nerveux sine matériel. Hâtons-nous d’ajouter que tous les observateurs de Crimée sont loin de constater une pareille immunité du poumon, et que M. Mœring a même des tendances prononcées à faire de la poitrine l’aboutissant principal des lésions typhiques.

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