C. CIRCULATION, FIÈVRE, CALORIFICATION
La fièvre change de caractère, et parfois, comme nous l'avons dit, en un très-court espace de temps. Le pouls faiblit, devient plus dépressible, plus petit, en augmentant ordinairement de fréquence , alors il atteint 120, 130, rarement 140 pulsations. Dans quelques cas adynamiques et comateux, il se ralentit au contraire, et il peut même, exceptionnellement, tomber au-dessous de 60 pulsations. L'irrégularité du pouls n'est pas rare ; et lorsque des concrétions fibrineuses se forment dans le cœur, pendant la période' ultime, les contractions sont tumultueuses , désordonnées, irrégulières, non isochrones à la pulsation artérielle. La peau reste chaude et garde la moiteur comme état habituel ; les cas dans lesquels elle se dessèche sont néanmoins plus fréquents que dans la première période. La chaleur générale est à peu près toujours augmentée, mais moins que dans la précédente période. Dans quelques cas graves, elle est diminuée, et il y a ou non des sueurs froides. Les cpistaxis sont assez rares
dans cette période ; quelques-unes paraissent vraiment critiques.
Le sang, moins riche que dans la première période, quelquefois un peu diffluent, peut, au contraire, se couvrir d'une couenne , lorsque quelques organes deviennent le siège d'une phlegmasie intense; mais, le plus souvent, l'action de la maladie générale, qui tend à la dissolution, l'emporte sur l'action de la phlegmasie locale, qui tend à augmenter la fibrine, et le sang n'est pas couenneux.