F. SÉCRÉTIONS
Le catarrhe qui siège communément sur les muqueuses poursuit son cours ou diminue, selon que la maladie progresse ou décline. Parfois, certains phénomènes signalent sa diminution, comme la diarrhée muqueuse, un coryza fluent, etc., phénomènes qui sont comme une espèce de débâcle. Quand, au contraire, la maladie se poursuit, le catarrhe peut persister avec le même caractère , ou bien les muqueuses s'encroûtent et se dessèchent.
La peau reste généralement sudorale et humide,
HISTOIRE ET DESCUIPTION DE l'ÉPIDKMIE. 20:<
dans quelques cas elle se dessèche. Faisons observer, en passant, que, chez les vieux scorbutiques et les diarrhéiques chroniques pris de typhus, la transpiration cutanée est plus difficile et conséquerament la peau bien plus souvent sèche et aride.
Les urines peuvent rester rares et rouges, mais ordinairement elles changent de caractère et sont claires et abondantes. Le professeur russe Mœring les a souvent trouvées albumineuses, mais n'y a rencontré ni ammoniaque ni acide sulfhydrique ; la gêne de la respiration et la combustion incomplète des matériaux carbonés remplaçaient souvent, dans les urines, l'urée par des cristaux d'acide urique.
3° Période accidentelle.
Nous la décrirons avec moins de détails que les deux précédentes, parce qu'elle n'appartient < pas aussi essentiellement au typhus. Elle peut être caractérisée par les accidents les plus divers, empruntant un plus haut degré de gravité aux conditions au milieu desquelles ils se sont développés. Ne pouvant les décrire tous, nous les rangerons sous quelques principaux chefs.