‹ Du typhus de l'armée d'OrientChapitre 61 sur 83 · K. ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

K. ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Pas de lésions dothinentériques, ni de gonflement des ganglions raésentériques dans le typhus. La

HISTOIRE ET DESCRIPTION DE l'ÉPIDÉMIE. 313

seule absence de ces lésions a paru suffisante aux auteurs pour déclarer la non-identité des deux affections; pour nous, ce n'est, comme on le voit, qu'un des nombreux éléments de diagnostic diiïércntiel sur lesquels nous nous appuyons.

Déjà nous avions écrit, dans nos travaux antérieurs sur l'Algérie et sur Rome, que la fièvre typhoïde devient plus rare et se modifie dans ses sypmptômeset même un peu dans ses lésions, à mesure qu'on avance dans les pays chauds. M. Garreau a repris ce fait dernièrement, et lui a donné quelques développements qui lui manquaient : la durée est plus courte dans les pays chauds, et la lésion intestinale ne dépasse souvent pas l'état réticulé. Partant de ces observations, M. Cazalas a prétendu que si l'on n'a pas trouvé de lésions intestinales dothinentériques dans le typhus de Constantinople, qu'il tient pour une fièvre typhoïde, c'est parce que la dothinentérie, modifiée par le climat, ne laisse naturellement que de faibles traces dans cette maladie. Mais, aussitôt après cet énoncé, les médecins du pays se sont levés pour assurer que les lésions de la fièvre typhoïde sont très-caractérisées à Constantinople, et Fauvel a déclaré les y avoir retrouvées avec tous les caractères qu'elles présentent à Paris.

La réplétion de la vessie sur les trois quarts des cadavres des individus qui ont succombé au typhus, est à prendre en considération ; car dans la

fièvre typhoïde, comme dans toutes les maladies en général, les urines sont évacuées involontairement à l'agonie, ou s'échappent à la mort, lors du relâchement des sphyncters.

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