‹ Du typhus de l'armée d'OrientChapitre 71 sur 83 · C. APPAREIL DIGESTIF · texte numérisé non relu

C. APPAREIL DIGESTIF

En général, la langue ne se sèche que tard, et le fuhgo, quand il existe, est plus tardif encore. Ces faits ressortent des observations faites en France, à Constantinople et en Crimée. Voici à peu prèscomment s'exprime M. Mouchet : langue saburrale, anorexie, vomissements, soif excessive, qui porte le malade à avaler un litre de tisane d'un trait; langue humide et rose chez les uns, puis sèche, brûlée, mais Ijamais fuligineuse, comme dans la fièvre typhoïde; bien souvent, dans les cas très-graves, la langue n'était qu'un peu sèche, rouge pâle.

M. Billot : fuligo, sécheresse et raccourcissement

de la langue, du troisième au quatrième jour ; phénomènes qui ne durent que quatre jours, quelle que doive être la terminaison de la maladie.

La localisation abdominale a été rare presque partout, et le ventre est resté généralement indolent; un certain météorisme se développant dans le cours de la maladie a été, comme à Constantinople, le seul symptôme qui rappelât la fièvre typhoïde. M. Mouchet n'a point trouvé le météorisme en Crimée : abdomen souple, indolent, sans gargouillement, un peu sensible à la pression dans la région iléo-cœcale; cependant je trouve le gargouillement, qui manquait à Constantinople, noté sur le Saiié, et M. Montgrand parle aussi de gargouillement prononcé dans la fosse iliaque droite; mais M. Bally ne l'a pas rencontré. La constipation est la règle, comme à Constantinople, et, selon M. Mouchet, elle durait jusqu'à quinze ou seize jours après la convalescence. Généralement, quand elle se montrait, ce n'éta t que consécutivement. Cependant M. Montgrand parle de la diarrhée apparaissant dès l'origine. Les 30 premiers malades deM. Godeliereurent aussi de la diarrhée ; elle manqua ensuite sur les sujets qui entrèrent dans son service pour le typhus. M. Mouchet a vu le typhus marcher avec la constipation, l'hiver; avec la diarrhée, à partir du mois de mai. En Russie, de graves lésions du gros intestin sont souvent survenues à la fin du typhus.

VABIABILITÉ DES KORMES ET DES CARACTÈRES. 341

Les vomissements sont rares à peu près partout et manquent souvent. Les lombrics, si fréquents dans l'épidémie de l'armée d'Espagne, sous le premier Empire et dans beaucoup d'épidémies antérieures, ne sont notés qu'exceptionnellement ici, si ce n'est par M. Lemaire, sur V Eldorado. M. Mouchet signale 1-a paralysie de la vessie, fait relaté quelquefois aussi à Constaniinople.

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