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Effets et résultats de l'administration des substances médicamenteuses de la
minéralisation des eaux.
A l’extérieur, les substances minérales des eaux ne peuvent guère stimuler la sensibilité de la peau, que lorsque celleci est excoriée, dénudée de son épiderme ou dans un état pathologique qui a altéré la texture de cette enveloppe protectrice (la furfuralion ou la desquammalion des dartres). A rinlérieur,elle8 atteignent toujours la nutrition en modifiant les liquides de deux manières : en les concentrant ou en les fluidifiant par une action directe peu connue. On a attribué la première propriété aux eaux ferrugineuses, raanganésiennes, iodurées, et la seconde aux salines et surtout alcalines; mais ces propriétés sont encore trop douteuses pour que nous puissions nous y arrêter plus longtemps. Nous devons donc principalement insister sur les mouvements organiques et fonctionnels que ces substances minérales déterminent, de manière à arriver au même but par les différentes sécrélions et les élaborations qu’elles sollicitent. Ainsi, suivant que les sécrétions s'opèrent sur les organes intérieurs, de même que le mode balnéaire froid, elles entraînent des sécrétions albumineuses et carbonées, réveillent, par retour ou réaction, l’activité des organes élaborateurs, et augmentent au moyen de celte action unique, mais dont les conséquences sont multiples, l’animalisation du sang; suivant qu’elles déterminent des excrétions de la peau, le mouvement organique est centrifuge, et leurs conséquences diacritiques consistent tout pareillement, comme pour le bain chaud, dans l’excrétion de la protéine, c’est-à-dire de l’albumine, de la fibrine et des sels azotés; d’où résulte, 6inon une fluidiütation du sang, du moins sa moins grande animalisation.
La plupart donc des eaux minérales, ou excitent les excrétions intérieures de l’intestin, du foie, du rein et du poumon, ou les excrétions extérieures de la peau; nous les diviserons donc en purgatives et en diaphoniques pour indiquer leur action capitale primitive. N
Toutes les observations physiologiques et pathologiques
RÉSUMÉ CONCLUANT
relatées attestent que de ces deux actions primordiales des eaux , soit par leurs conséquences diacritiques , soit par le mouvement organique imprimé, découle la source originelle des principales modifications organo-plasliques. C’est donc forcément dans ces fonctions qu’il faut aller chercher les premiers mobiles des diverses résolutions et régénérations, dont la complexité, quoique réelle, se résume pour nous en action décomposante et rcconsliluaute, puisque, peu à peu, toutes les maladies se trouvent modifiées par ces deux conditions
opposées de la nutrition.
Nous n’avons pas dit, cependant, qu’il n’y ait une acliou décomposante que par les sécrétions de la peau, et une action reconstituante que par les sécrétions de l’intestin; nou3 avons, au contraire , assez insisté sur l’enchaînement des phénomènes organiques, dépendant toujours harmonieusement les uns des autres. C’est ainsi que la fibrine naissant de l’albumine, enlever outre mesure de l’albumine , c’est finir par empêcher la reproduction de la fibrine ; tandis que, lorsque l’albumine est en excès, surtout par défaut de transformation fibrineuse, soustraire la partie la plus séreuse, la moins bien élaborée de celte albumine, c’est, surtout si la tonicité fonctionnelle est remontée, déterminer une meilleure transformation fibrineuse. Ce qui n’empêche pas que l’on pourra attaquer toujours une prédominance constitutionnelle albumineuse, en sollicitant les sécrétions intestinales, et une prédominance fibrineuse, en provoquant les sécrétions de la peau.
Il importe seulement qu’on se souvienne qu’entre organes, effets et fonctions , il est toujours question d’un certain et juste degré d’action, qu’il faut atteindre sans dépasser. C'est là toujours le problème de la pratique.
EFFETS ET RÉSULTATS DE L’ADMINISTRATION A L’INTÉRIEUR DES SUBSTANCES MÉDICAMENTEUSES