‹ Du Vrai de beau et du bierChapitre 6 sur 74 · DE CETTE NOUVELLE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE CETTE NOUVELLE ÉDITION

i*' mai 1855. .

11 n'a été fait aucun changement, assez considérable pour être ici relevé, dans cette édition nouvelle, qui est en réalité la cinquième, puisque, avant les deux éditions de 1853, que celle-ci reproduit, il y en avait une publiée par nous en 1845 et formant le t. II delà 1'* série de nos cours, et que déjà même une première avait été donnée, en 1837, sur les cahiers bien imparfaits des élèves de l'école normale.

Cet écrit restera donc désormais dans l'état où il est aujourd'hui. Il contient la doctrine qui paraît déjà dans nos Premiers Essais , et que développent tous nos cours et tous nos ouvrages, le résumé fidèle de la nouvelle philosophie française, dégagé de tout appareil jscolastique, et revêtu de formes qui le mettent à la portée de tout lecteur attentif. Car, à mesure qu'on avance dans la vie, on apprécie et on recherche la simplicité comme auparavant on aspirait à la force. Il n'y a qu'une vraie langue philosophique, celle de Platon, de Descartes, de Bossuet, qui consiste à exprimer ce qu'il y a de plus profond et de plus grand de la façon la plus naturelle. Mais cette langue-là

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