Recherches sur Part sraniatre, Paris
2. Paris, 1815, in-fol., ouvrage émineiit qui subsistera quand même le temps aura emporté quelques-uns de ses détails.
3. Réimprimés depuis sous le titre d'Essais sur V idéal ilnnssts applications pratiques. Paris, 18^7.
ne pouvait donc offrir à l'artiste. Nous regrettons que l'honorable lauréat, devenu depuis membre de l'Institut, ait prétendu que cette locution de beau idéal, si elle eût été connue des Grecs, aurait voulu dire beau visible, parce que l'idéal vient de tlSoç qui signifierait seulement, suivant M. Émeric David, une forme vue par l'œil. Platon aurait été fort surpris de cette interprétation exclusive du mot ûSoç. M. Quatremère de Quincy accable son inégal adversaire sous deux textes admirables, l'un du Timée, où Platon marque avec précision en quoi le véritable artiste est supérieur à l'artiste ordinaire, l'autre du commencement de l'Oraleur, où Cicéron explique la manière de travailler des grands artistes, en rappelant celle de Phidias, c'est-àdire du maître le plus parfait de l'époque la plus parfaite de l'art.
« L'artiste ' qui, l'œil fixé sur l'être immuable, et se servant d'un pareil modèle, en reproduit l'idée et la vertu, ne peut manquer d'enfanter un tout d'une beauté achevée, tandis que celui qui a l'œil fixé sur ce qui passe, avec ce modèle périssable ne fera rien de beau. »
« Phidias 2, ce grand artiste, qu^nd il faisait une statue de Jupiter ou de Minerve, n'avait pas sous ses yeux un modèle particulier dont il s'appHquaitàexpri-