‹ Du XéroformeChapitre 23 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Si nous jetons un coup d'œil sur les différents résultats obtenus soit au laboratoire, soit à la clinique, nous voyons que le xéroforme mérite d’être pris en considération par les thérapeutistes.

1° Au point de vue de ses propriétés physiques et chimiques, c’est une poudre insipide, ne dégageant qu’une légère odeur. Son insolubilité presque complète lui donne les qualités que M. Bouchard à considérées comme indispensables chez un antiseptique intestinal.

2 Introduit dans le tube digestif, il ne subit que de légères modifications dans l'estomac. En présence du suc intestinal il se transforme en tribromophénol d’une grande puissance antiseptique et en oxyde de bismuth qui se combine aux alcaloïdes ou ptomaïnes ou toxines pour iormer des composés insolubles.

Une faible partie de ce tribromophénol est éliminée par les urines ; l’oxyde de bismuth par les fécès.

3 Sa toxicité est excessivement faible. Nous l'avons administré chez des cobayes jusqu'à la dose de huit grammes.

Chez l’homme, des doses de 2 à 3 grammes suffisent pour entretenir l’antisepsie du tube intestinal.

AT ASE

4o Quant à son action sur les fonctions digestives, nous pouvons dire que jamais nous n’avons constaté d'effets nuisibles. Chez nous cependant quelques nausées, qui ont rapidement disparu lorsque nous avons remplacé le xéroforme en cachets par le xéroforme en potion gommeuse.

Chez presque tous les typhiques que nous avons traités, nous avons constaté, au bout d'un certain temps, une constipation qui, chez quelques-uns, à été opiniâtre, et cela sans aucun retentissement sur l’état général.

Un fait qu’il est bon de mettre en lumière, c’est La disparition presque cornplète de la fétidité des selles. Nous avons surtout remarqué cette action désodorisante du xéroforme chez les typhiques atteints d'hémorragie intestinale.

5° Le xéroforme est inaltérable à l'air. De plus il ne se décompose qu'au dessus de 120 et par conséquent est facilement stérilisable.

Vu par le Président de thèse, Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 11 juillet 1896.

Nancy, Je 11 juillet 1896.

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