HISTORIQUE
Le xéroforme est un tribromo-phénolate de bismuth. C'est sous ce nom que l’a désigné pour la première fois le docteur Heuss de Zurich (1). Mais il était déjà connu quelques années auparavant. En effet, Hueppe (2) en 1893 l'avait utilisé comme antiseptique intestinal dans la dernière épidémie de choléra à Hambourg et en avait obtenu de très bons résultats.
Ce dernier l’essaya non seulement comme antiseptique : intestinal, mais encore, etavec succès, comme antiseptique externe. Il se servit de ce tribromophénolate de bismuth pour recouvrir les plaies infectieuses : panaris, bubons, chancres mous, ulcères de jambes etc... et toujours, ditil, il a obtenu une cicatrisation rapide. Jamais il n’a observé avec le xéroforme d’irritation de la plaie, ni érythème, ni eczéma, comme cela se produit assez souvent avec l’iodoforme.
(1) Therapeutische Monatshefte, avril 1896.
(2) Berliner Klin. Wochenschr., 1893, S. 162.
SE
Quant aux plaies opératoires, elles guérissent, selon ces auteurs, sans réaction, ne donnant jamais de pus.
Heuss à également essayé le xéroforme dans certaines affections cutanées, avec sécrétions de pus, telles que impétigo, SyCosis, mais sans grand résultat.
Son action dessicante et calmante l’a fait également essayé en gynécologie, dans les cas d’érosion du col utérin.
Dans ces derniers temps, Heuss s’en est servi dans les cas de blennorragie, en insufflation ou en suspension dans un liquide, mais les observations ne sont pas encore assez nombreuses, pour qu’il puisse en tirer des conclusions certaines. Mais il avoue que les résultats ont été jusqu'ici très encourageants.