CHAPITRE X
plus de 2,000 pagodes de revenu (1). Un employé, de Bausset, oblenait aussi un paravana pour une aldée. Enfin, Dupleix faisait garder par des pions un certain nombre d’aldées qu’il destinait à « des gens d'ici, » et que Chanda-Sahib lui avait promises (?). Il s'agissait de les exploiter, moyennant redevance au nabab, et Dupleix disait à d'Auteuil de faire sentir au prince qu'on était surpris que, le servant comme on faisait, il ne donnât pas la préférence aux Français sur une bande de queux de noirs.
Outre cela, d'Auteuil reçut une somme de 100 roupies par soldat. Il en remit 6 à chaque homme et garda le reste, sur l’ordre de Dupleix, qui voulait réduire cette gratification à 50 roupies pour augmenter celle des officiers (3).
Ainsi, cette première expédition des Français au service des princes indigènes à tout à fait le caractère d’une expédition de mercenaires. La Compagnie loue ses soldats, elle est payée, les soldats sont payés à leur tour. Ce n'est pas là de la grande politique, c’est avant tout une affaire (4).
) Ibid., 5 septembre 1749.
) Ibid. Lettre du 7 septembre 1749.
) 9156, 45. 9 septembre 1749. Dupleix à d'Auteuil.
) Fr., n. acq., 9169, 71-138. Mémoire pour le sieur Dupleix. Paris, 11 mars IHES MEN IO OT