‹ Durand & Durand; comédie-vaudeville en trois actesChapitre 14 sur 79 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LOUISE

Oui. Je suis heureuse de me dire : Il est à moi. . . je suis la seule femme qui regardera dormir désormais le fameux Durand, car tu me seras fidèle, n'est-ce pas?

Ça, je te le jure.

•^"^ LOUISE

Gomme tu as dû faire des conquêtes.

ALBERT

Non!

LOUISE

Je ne suis pas jalouse de ton passé.

ALBERT

Je t'assure que j'ai été très sage.

LOUISE

Faites-le moi croire, je ne demande pas mieux. Maintenant j'ai un service à vous demander, monsieur mon maître.

ALBERT

Lequel, ma chérie ?

LOUISE

Tu as ton cabinet à Paris, ce fameux cabinet que je n'ai pas encore pu voir, depuis un mois que nous sommes ici, parce que tu y fais faire des réparations.

ALBERT

Oui. Eh bien?

LOUISE

Pourquoi ne nous arrangerions-nous pas pour que tu aies ton cabinet dans la maison ?

C'est impossible! je ne peux pas recevoir des assassins chez moi.

LOUISE

C'est juste! Le soir, quand tu rentreras, fatigué par tes clients...

ALBERT

:-■- Ce n'est pas moi qui les sers, (se reprenant.) J'ai un se- ""^ crétaire.

LOUISE

Tu verras comme je te ferai aimer ton intérieur... jamais je ne serai maussade.

ALBERT, à part.

^-' Est-elle gentille !

,y LOUISE.

Quand tu seras préoccupé, je me dirai : il travaille; quand tu seras gai, je sourirai avec toi.

ALBERT, à part.

. Parole d'honneur, si j'étais bachelier, je commencer^rais mon droit demain matin.

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