ACTE DEUXIÈME
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
Alors pourquoi plaidez-vous ?
DURAND
C'est mon état.
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
C'est déplorable 1
IRMA
Maman, n'oublie pas que tu m'as promis de me conduire au Louvre.
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
C'est juste. Maintenant qu'elle va se marier, je puis bien lui montrer la sculpture, (a irma.) Tu as ton lorgnon bleu ?
IRMA
Oui, maman.
DURAND
Pourquoi faire ce lorgnon bleu ?
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
Pour la sculpture... Ça met un maillot aux statues,
Les feuilles de vigne ne vous suffisent donc pas ?
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
On n'en met pas assez.
DURAND
On ne peut pourtant pas mettre du raisin I
MADAME DE LA HAUTE-TOURELLE
Du raisin?... C'est déplorable !... Viens, Irma.
Elle remonta.
IRMA
Au revoir, monsieur Albert.
DURAND
Me ferez-vous l'amitié de déjeuner avec moiT
MADAMIi: DE LA H A U TE-T OUREL LB.
Nous VOUS forons cet lionueur.
DURAND
Eh! bien, je vous attends, après votre visite au Louvre. A bientôt, ma clière Irma.
Il profite de ce que madame de la Haute-Tuurelle regarde un tableau avec son lorgnon pour embras>er Irma. MADAME DE L. X HAUTE-TOURELLE, sa retournant.
Monsieur, vous déshonorez ma fille! (a u-.na.) Allons, mon enfant! (a part, ea lorgnant Durand.) Du raisin ! Il est décidément très vulgaire, ce M. Durand.
Elles sortent. DURAND, seul.
Si elle attend une invitation pour venir me voir quand je serai marié, elle attendra longtemps.
GHARVET, entrant, et lui remettant ume carte.
II y a là un monsieur qui désire vous parler.
DURAND, prenaat la carte.
Sapristi ! je n'ai pas beaucoup de temps, moi. (Lisant.) « Javanon, ancien professeur de déclamation... » Faites entrer.