‹ Durée De La Vitalité Des Tissus Et Des Conditions D'Adhérence Des Restitutions Et Transplantations CutanéesChapitre 24 sur 34 · ETATS · texte numérisé non relu

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mène que nous prenions comme terme de comparaison sont multiples, mais une seule, la chaleur, attira tout d'abord notre attention, comme devant avoir une grande influence sur la prolifération des cellules plasmatiques.

Voilà la série des raisonnements qui nous ont conduit à nos recherches, tant expérimentales que bibliographiques, prouvant l'intervention de l'agent calorique dans le travail cellulaire qui conduit à l’adhérence.

Mais, avant de faire connaître les résultats que nous avons obtenus, nous croyons bon de justifier notre point de départ.’

2. Nous avons dit : le phénomène que nous désirons provoquer est un phénomène d'activité cellulaire du côté du lambeau.

Quelques recherches microscopiques nous ont en effet appris :

4. Qu'il faut le double concours des cellules plasmatiques du lambeau et de celles de la brèche pour qu'il y ait adhésion ;

2. Que, dans tous les cas d’insuccès, les cellules plasmatiques restent inactives du côté du lambeau, tandis que celles de la plaie subissent les mêmes transformations que l’on observe dans les cas où 1l y a adhérence.

Il est donc probable que, si la réunion organique ne s'effectue pas, 1l faut en chercher la cause dans le défaut d'activité dés éléments antomiques du lambeau, qui ne sont pas influencés de la même manière que ceux de la brèche.

Il convenait donc de porter toute notre attention sur .ce lambeau. C'était lui qu'il fallait placer dans un milieu propre à l'apparition des phénomènes de prolifération.

6. En second lieu, nous avons dit que le phénomène que nous étudions était de même ordre que celui de la seæmentation du vitellus chez les ovipares.

Inutile d'insister sur ce point, rien n’est plus comparable aux divisions successives observées dans la masse vitelline (1) quele mode de fractionnement dans le tissu ecnjonctif des cellules préexistantes, pour donner naissance à d’autres cellules semblabies qui dans toutes cicatrisations par première intention, constituent les matériaux d'union. Mais il n’importait pas seulement que les résultats microscopiques fussent les, mêmes, 1l nous fallait de plus, pour être à l'abri de critique, que ces résultats fussent observés sur des corps placés dans les mêmes conditions d'isolement que notre lambeau.

Ce dernier, ne vivant plus de la même vie que le sujet sur lequel il est placé, devait être comparé à des corps sans connexion vasculaire ou nerveuse avec un organisme vivant, et ne recevant de cet organisme aucune influence vitale qui pût expliquer l'apparition de nouvelles cellules. |

En d’autres termes, nous devions assimiler notre lambeau à des corps dont les éléments histologiques reliraient directement et exclusivement leur activité nutritive des forces physiques da monde extérieur.

Nous trouvons, il nous semble, toutes ces conditions réunies dans l’œuf des ovipares soumis à l’incubation.

Nous croyons devoir ajouter que ce sont des phénomènes comparables quoique produits par des causes essentiellement différentes. En effet, bien que ce soit la fécondation qui ait mis l'œuf en état possible d'activité cellulaire, et que ce soit l’irritation produite par le trau-

(1) Coste. Développement des corps organisés. 4 vol., p, 62.

matisme, la dissection, qui ait développé chez la cellule plasmatique une propriété nouvelle (irritabilité formatrice), 1l existe, comme nous l’avons prouvé, des points de ressemblance entre les premiers états anatomiques qui surviennent de part et d'autre.

Mais nous devons faire remarquer que, dans notre ‘ idée, nous n’établissons de rapprochement qu’entre la période de segmentation des cellules plasmatiques et celle des cellules du vitellus, et que nous ne nous occurpons en quoi que ce soit des phénomènes consécutifs, n'en ayant nullement besoin pour édifier notre théorie.

y. Enfin, il nous reste à rappeler l’action de la chaleur dans l’incubation.

Pendant cette période, les ovipares produisent plus de chaleur qu’à l’état normal.

Le thermomètre, placé au milieu d’œufs sous le ventre de la poule, varie de + 42° à + 46° (Gavarret p. 380, Chaleur).

Certaines espèces d’ophidiens, pendant tout le temps que dure l’incubation, se rapprochent des animaux supérieurs par l'excès de leur température sur celle du milieu ambiant.

Valencienne a constaté que la femelle d’un serpent python, les premiers jours de l’incubation, entourait les œufs d’une température de + 39°,5, température qui surpassait de 18° la température de la cage, tandis que d'ordinaire il n’y avait qu’une différence de 2 à 3°.

Ces quelques observations suffisent pour démontrer la grande part que prend la chaleur à la production des premiers phénomènes vilaux.

Tels sont les motifs qui nous ont porté à étudier les effets de la chaleur sur les greffes animales.

Georges Martin. re

Si, pour certains, les vues qui nous ont suggéré nos expériences ne laissent pas que d’être assez spécieuses, nous espérons, du moins, que les résultats auxquels nous sommes parvenu paraîtront suffisamment concluants.

Daus cette étude; nous adopterons les mêmes divisions que celles que nous avons adoptées dans le paragraphe précédent.

1°: Nous analyserons les expériences que nous avons instituées dans ce but ; |

2° Nous chercherons un appui à notre théorie dans les observalions cliniques ou expérimentales connues dans la science ;

3° Nous expliquerons l'influence de la chaleur sur les phénomènes adhésifs.

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