‹ Dürer, l'œuvre du maîtreChapitre 16 sur 24 · GRAVURES SUR BOIS · texte numérisé non relu

GRAVURES SUR BOIS

P. 165. On a conservé à B;lle , dans la Galerie de peinture de la ville, la planche de cette gravure, la plus ancienne évidemment des gravures sur bois de Durer. Elle porte au dos celte remarque : Albert Durer de Norinergk (sic). Cette planche a d'abord servi de frontispice à la seconde édition des Epîtres de S' Jérôme, imprimées à Bâle, à VOfficine de Nicolas Kessler, en 1492. Cela prouve également que Durer a séjourné et travaillé à Bâle cette année-là (cf. Daniel Burckhardt, Le Séjour d'A. Durer à Bâle en 1494. Munich 1892).

P. 166. Voyez la remarque sur le portrait de Wolge.mut p. 56, et la remarque p. 195.

P. 169. Cette gravure n'a pas encore été expliquée d'une manière satisfaisante. Par ce titre < Ercules " inscrit au haut de la scène, on devine seulement que Durer a fait un emprunt à l'histoire d'Hercule, conçue dans l'esprit du Moyen-Age.

P. 172 à 187. Les deux premières éditions de l'Apocalypse de S^ Jean parurent en 1498 sans frontispice et avec texte allemand et latin. Cette gravure ne fut ajoutée qu'en 1511, à la troisième édition, en langue latine.

P. 190 et 191. Ces deux gravures sont contenues dans l'édition des œuvres de la nonne HroswiTHA ou RoswiTHA, publiées en latin par Conrad Celtes (Nuremberg 1501). P.-\ssa- VANT et Thausing (I- p. 276) contestent à Durer la paternité des illustrations, tandis que Retberq les lui attribue (Gravures en taille-douce et sur bois de Dilrer p. 25) et le prouve en les rapprochant des gravures sur bois incontestablement dues à ce maitre . Dernièrement Giehlow, lors de la fondation de la Durer Society en 1900, a également soutenu que ces illustrations sont de la main de Durer. D'après W. Weisbach : Les premières années de Durer (Leipzig 1906) p. 77, c'est, tout au plus, un modèle de dessin rapidement esquissé par Durer.

P. 192 et 193. Ces deux gravures ont été exécutées par Durer pour les Quatuor libri amorum , ouvrage du savant humaniste et poète Conrad Celtes (Nuremberg 1502). Dans la seconde. Celtes à genoux tend son livre à l'empereur Maxlmilien, assis sur son trône.

P. 194. Celte gravure, qui porte à gauche les armes de Pirkiiei.mer, à droite celles de Rieter, est attribuée à Durer, sinon par la signature, qui manque, du nK)ins jiar l'analogie de style avec les gravures des pages 192 et 193.

P. 195. R. de Retberg assigne à cette gravure la date de 1507, sans doute à cause du tableau illustrant le même sujet (p. 42). Pourtant Thausing est d'avis qu'elle a été faite antérieurement et s'appuie, pour le prouver, sur la manière dont elle a été conçue et dessinée. Dodgson, dans son Catalogue des Gravures sur bois allemands et flamandes. (vol. 1, 1903, p. 269) a parlé de cette gravure comme d'autres travaux de Durer, tels que le Mànnerbad. VHerkules. etc. (le Bain d'hommes, l'Hercule) et l'a placée dans le groupe précédent, qui se compose de copies sans signature.

P. 197. Le Saint de droite n'est pas Jérôme, comme le prétend Bartscii et, après lui, Retberg ; c'est Onuphre, comme Thausing l'a établi avec raison.

P. 201 à 220. La série de gravures illustrant la Vie de Marie date tout entière des années 1504 et 1505, à l'exception des deux feuilles portant la date de 1510 et du frontispice. Une édition complète a paru en volume en 1511.

P. 223 à 225. Désignées par Durer lui-même sous le nom des Six Nœuds dans son

Notes explicatives

Journal de Voyage dans les Pays-Bas p. 73 , ces gravures d'ornementation inspirées apparemment par des modèles analogues de vieilles gravures italiennes ont, avec leur énigmalique inscription Accademia Lconardi Vinci, fourni sans doute des motifs de reliure à des livres de luxe (cf. SCHERER, L'Art de l'ornement chez Diirer, Strasbourg

P. 248. Faisait partie, à l'origine, de la Petite Passion gravée sur bois ; mais DCref^ l'a remplacée par la gravure de la page 234 à droite, parce que la première, probablement, ne l'avait pas satisfait. Gravée à très peu d'exemplaires.

P. 250 (à gauche). Illustration d'une feuille volante, contenant un texte de 56 lignes, en vers, peut-être écrits par DORER lui-même, dont les initiales figurent au bas du poëme.

P. 253. La première édition de la Grande Passion ^ ne porte aucune date et a paru avant 151!. Les gravures des pages 255 et 257 à 262 ont été dessinées et publiées même avant 1500.

P. 2Ô4. Cette gravure a ceci d'étrange, qu'elle montre treize disciples rassemblés autour du Christ. On peut l'expliquer peut-être en disant que le personnage qui verse du vin, à gauche, a été ajouté postérieurement (cf. Sciierer, Album de l'Art Chrétien, Stuttgart 1904, p. 136 sqq.).

P. 265 (à gauche). Le Christ en Croix est l'illustration d'une feuille volante portant un texte de 90 vers signés de l'initiale de Durer.

P. 268. D'après la légende, le Christ marqué des stigmates est apparu au pape Grégoire le Grand (mort en 604) pendant une messe, au moment de la transsubstantiation. Durer l'a montré debout sur son tombeau et entouré des instruments de son supplice.

1*. 274. j-'rontispice du [)e vitanda Usura . traduit en latin du grec de Plutarque par PlRK- HEIMER (Nuremberg 1513).

P. 276 et '277. Durer a reçu en 1512 la commande de l'Arc de Triompiie , le sujet le plus grandiose qui ait jamais été traité par la gravure sur bois (Thausing). Le conseiller artistique de l'empereur Maximilien, Jean Stabius, en avait dessiné le plan détaillé et accompagné de l'inscription suivante: L'Arc de Triomphe de l'empereur Ma.\i.n\iliex doit être érigé devant lui de la même manière que, dans l'antiquité, les arcs de triomphe se dressaient devant les empereurs romains dans leurs villes. On voit encore de tels monuments en ruines ou debout. > Durer n'a livré que les dessins dont, en 1515, il avait terminé la première moitié. Jérôme Andrâe, praticien qui possédait toute la confiance de l'artiste, prit soin d'exécuter les bois. C'est pour cette raison que Durer n'a pas marqué ces gravures de ses initiales, comme il l'a fait pour tous les ouvrages sortis de sa main. Il y a mis seulement ses armoiries, à côté de celles de Stabius et d'un inconnu (v. p. 304). L'œuvre gigantesque, qui se compose de 92 bois existant encore aujourd'hui, n'était d'ailleurs pas destinée à être considérée comme un ensemble. Chacune des gravures devait être examinée à part ; aussi l'exécution, dans les moindres détails, a-t-elle été calculée à cet effet. Sous l'arc central , aux pieds de Maxi.mii.ien assis sur son trône, est étalé un arbre généalogique, à droite et à gauche duquel on voit 102 armoiries de villes sujettes de l'Empereur. Au-dessus des deux portes latérales, vingt-quatre encadrements renferment la peinture des exploits et campagnes de Maxi- .mii.ien. Sur les colonnes et piliers qui flanquent le monument apparaissent des parents de l'Empereur ; ailleurs, des personnages symboliques figurant ses vertus complètent le monument. On a laissé trois encadrements vides pour les futurs exploits du triomphateur dont la mort, survenue avant l'achèvement de l'cruvre, on empêcha l'accomplissement. On n'a plus que de très rares exemplaires des premiers tirages de l'Arc de Triomphe. Notre réimpression s'est inspirée du modèle que conserve le Cabinet Royal des Gravures de Stuttgard. On n'a pas encore déterminé la part exacte que prit Durer à l'exécution de l'œuvre (cf. les ouvrages récents : Fischnaler, Revue du Ferdinandeum. Innsbruck HK)2 p. 308 sqq. et Giemlow, Contributions à l'Histoire de l'Art, \'ienne 1903 p. 91 sqq.). P. 309 et 310. DORER a dessiné les deux hémisphères célestes sur la commande de Jean Stabius et d'après les indications de l'astronome Conrad Heinfogel. Sur celui du Sud se

Notes explicatives trouvent, en haut à gauche, les armoiries du cardinal Mathieu Lang, coadjuteur de Salzbourg ; à droite en haut on lit la dédicace au cardinal ; à gauche en bas, on voit les armoiries de Stabius, de Heinfooel et de Durer, sous l'inscription : Johann Stabiiis ordinavit. Conrodiis Heinfogel posait. Albertus Diirer imaginibus circumscripsit. A droite en bas, entouré d'un ourlet de nuages, est écrit le privilège impérial interdisant toute contrefaçon. Sur l'hémisphère boréal on voit dans les coins des profils d'astronomes ; en haut à gauche : Ar^Aïus CiLix ; ;i droite : Ptolemeus Aegyptius ; en bas à gauche : M. Mani.ius Romanus ; à droite : Azoï'iii Arabus.

P. 312. Thausing compte cette gravure parmi les authentiques de Durer.

P. 313. La première impression de cette gravure a été faite pour le livre de messe d'EiCii- STETTER, paru en 1517 à Nuremberg ; la seconde, pour la seconde édition de la Bible de Luther en 1624.

P. 316. DODGSON l'attribue à H ans Weiditz.

P. 317 (à gauche). Durer a dessiné les armoiries avec les trois têtes de lion pendant son voyage aux Pays-Bas, comme on peut le conclure de son Journal (p. CO). Pour qui? On ne l'a pas encore découvert. — (A droite.) Quant aux armoiries de Laurent Staiber, on doute qu'elles soient de la main du maître.

P. 318. D'après le témoignage de Durer dans son Voyage aux Pays-Bas (p. 60), il a tracé ' à grands traits sur bois un dessin qu'on pourra graver s les armoiries des Seigneurs de Rogendorff, Guillaume et Wolfgang, qui demeuraient à Anvers, au service de l'empereur. 11 n'a donc pas exécuté lui-même la gravure. On n'a découvert jusqu'ici qu'une épreuve de cette planche; elle se trouve à Nuremberg, au Musée Germanique. Malheureusement un fragment considérable en a été enlevé à l'angle de droite, dans la partie inférieure. C'est cette pièce unique que donne notre reproduction.

P. 319. Frontispice de la 3»^ édition de la constitution de Nuremberg (Réformation de la ville de Nuremberg). Thausing le regarde comme authentique ; par contre, de Retberg n'y voit qu'un travail d'atelier.

P. 320. Rien ne certifie que les armoiries de Stabius soient de la main de Di rer ; mais les étroites relations de l'artiste avec Stabius et l'analogie de style avec des dessins d'armoiries qui sont incontestablement de Durer constituent une présomption qui est presque une preuve. 11 existe encore une autre gravure de ces armoiries qui se distingue de celle que nous reproduisons par ces détails : que le champ a deux échancrures ; que le nom de Jean Stabius se lit des deux côtés du champ ; et enfin que l'ensemble est entouré d'un cadre avec inscription latine. Il y manque par contre la couronne de laurier, en haut à gauche. D'après Thausing, il n'y a que les armoiries pourvues d'une couronne de laurier qui soient attribuables à Durer. Du fait que les armoiries de l'architecte impérial Jean Tschertte, avec lequel Durer était en relations amicales, montrent un v diable des bois avec deux chiens couplés, et que le mot tschcrt, tiré du tchèque, signifie < diable ou satyre , ces armoiries rentrent dans la catégorie des armes < parlantes . Les armes de Stabius sont peut-être authentiques, mais celles de Tschertte assurément non.

P. 321. Ulrich Varnbuler, le savant ami de Pirkhei.mer et d'ERAS.ME, était aussi celui de Durer. Il fut conseiller impérial et, après 1507, protonotaire à la Chambre de Justice impériale. L'inscription, recouverte en partie, sur le cartouche à droite, d'une bandelette blanche, doit, au dire de Thausing, être lue de la manière suivante : Albertus Piirer Noricfu)s hac Imagine Vlrichiini cognom(en)to Varnbuler. Ro. Caesarci Regiminis in Imperio a Secretis , simul (ar)chigrammateum . vt qucin anwt vnicc , etiani postcritati (vul)t cognitum reddere, colereque conatur.

P. 322 à 329. Un supplément à l'Arc de Triomphe de Maxi.milien devait donner lieu à une gravure sur bois encore plus considérable : le cortège triomphal de l'Empereur Maxi- MILIEN ». Durer a également collaboré à ce second ouvrage. Mais on ne peut lui attribuer sans hésitation que le Char de Triomphe , comme l'établissent plusieurs témoignages, les lettres de l'Empereur à Pirkhei.mer, et l'inscription détaillée mise par

Notes explicatives

Durer même sur la dernière feuille (\\ p. 329). Pirkheimer avait dessiné le plan et imaginé toutes les parties, d'après le goût du temps, avec un tel luxe de savantes allégories, que les roues elles-mêmes revêtaient une signification symbolique. L'œuvre fut publiée en deux éditions, en 1522 et 1523, avec texte allemand et latin de Pirkhei.mer, qui explique dans ces lignes la signification des figures allégoriques et leur application à Maximilien. Sur la collaboration de Durer aux autres parties du cortège triomphal, voir les remarques des pages 360 à 383.

P. 330. Bien que Durer écrivît son nom avec un D, ce cjuc corrobore son monogrr.mme, on employait aussi la forme Thurer. C'est ainsi qu'il est nommé dans les lettres de l'empereur iMAXi.Mll.lEN (cf. p. 329) et sur la dernière page du Char de Triomphe. Ses armes avec une porte (Tiir), et qui du reste étaient déjà celles de son père, sont donc des armes parlantes.

P. 332. Dessinée par Durer pour la traduction latine du Ptolémée de Pirkhei.mer, qui parut en 1525 à Strasbourg, cette gravure est d'une incontestable authenticité, comme il résulte de deux lettres écrites par Jean Tsciiertte à Pirkhei.mer. (Cf. Tiiausing, Durer //-', p. 223.)

P. '■\X\ à 335. Kxtrnit de l'ouvrage de DURER : Enseignement de la mesure avec le compas et la règle en lig.ies, surfaces, volumes >. Les gravures de la page 333 sont tirées de l'édition de 1525 ; celles de la page 335 n'ont figuré que dans l'édition de 1538. Elles proviennent probablement des papiers trouvés chez Durer après sa mort. La colonne de la page 334 fait allusion au soulèvement des paysans et doit être considérée comme une satire,

P. 337. Porte à son verso l'inscription suivante : /// imoij^inein liobani Hcsse siii ab Alberto Durera huius oetatis Apelle grapliice expressam etc. A été employé ultérieurement pour une édition des Poésies de Hesse.

P. 338. Frontispice du livre paru en Octobre 1527 : Traité de la fortification des villes, bourgs et châteaux .

P. 339 et 340. Les anciens catalogues voient dans cette gravure la représentation du Siège de Vienne par les Turcs, événement qui pourtant n'a eu lieu qu'en 1529. Comme le croit Tiiausing, DCrer ne l'aurait faite qu'en marge et à l'occasion des études auxquelles il s'exerçait pour exécuter l'œuvre de la page 338.

SUPPLÉMENT (Gravures d'authenticité douteuse)

P. 343. Ce n'est pas Durer qui a gravé ce dessin, dont il est d'ailleurs Fauteur. C'est probablement un Italien qui a exécuté la gravure. D'après Tiiausing [Diirer II', p. 80), ce serait une contrefaçon d'EoiDlus Sadei.er, faite d'éléments tirés de gravures sur bois ou en taille douce.

P ■Ul Feuille volante qui parut en 1496 avec un poëme du médecin frison le Docteur Ulsen. Les armoiries placées au-dessus des épaules du malade sont celles de Nuremberg ; celles qui se trouvent sous ses pieds montrent un soleil. Au-dessus de la tête du malade on voit une sphère avec le zodiaque. La gravure est aussi coloriée, et de la même manière que celles de la Chronique universelle de Schedel. Thausixo déclare qu'elle n'est pas l'ctuvre de Durer ; nous croyons qu'il a raison.

P. 345. Attribuée par SciliMiDT [Rep. f. Kunstw. XVL 305) à Schàufelein , ce qui n'est guère soutcnabic. Dodoson y voit la copie d'un tableau original de Durer. L'ensemble aussi bien que les détails rappellent assez la technique de l'artiste pour qu'on puisse la lui attril)uer. Weishacii tient ce tableau, comme les copies mentionnées par Dodgson (V. reninrque p. 195) pour une gravure copiée d'après un original de Durer.

P. 346. L'original, en l'état primitif, se trouve dans le Cabinet d'estampes de Berlin. D'après WniSBACH, c'est une gravure sur un fond dessiné par Durer, dont il faut placer la date vers 1500. Une seconde réplique, avec marge supérieure, se trouve au même endroit; deux autres états sont en la possession du Cabinet de Dresde.

Notes explicatives

P. 347. Feuille volante avec un poème de Celtes à la louange de S' Sebald. Au-dessous se trouvent les armoiries de Schreyer et de Celtes. Thausing assigne à la gravure la date de 1496. Dodgson l'attribue également à Durer. D'après Weisbach , paru tout d'abord dans le De Felicitate Norimbergae (1501).

P. 348 et 349. Ces deux gravures ont d'abord paru dans le livre Revelationes Sanctae Brigittae (Nuremberg 1500). Ce n'est que dans la 3^" édition du livre, publiée en 1504, qu'elles portent, avec les armes impériales, les initiales de Durer. Thausing {Durer I ^ p. 276, 277) conteste que l'œuvre soit de Durer.

P. 350. D'après une lettre de Nicolas Kratzer à Durer, en date de 1524, cette gravure reproduit les traits de l'historiographe impérial Stabius. Elle fut d'abord publiée en 1513 avec un poëme en l'honneur de S' Coloman. Thausing le premier en a contesté l'authenticité ; Schmidt (Rep.f. Kunstw. XVI. 305) l'attribue à Springinklee ; Dodgson se range à cette opinion.

P. 351. Sur un exemplaire de Dresde se trouve encore l'inscriiition (/. linidcr Conrad ci A\itbriider des Grossen Korthausen. Cette gravure ne rappelle guère la technique de Durer et doit être attribuée à un autre artiste, peut-être à Sciiaui-elein.

P. 352. Sur des réimpressions postérieures, publiées isolément, se trouve le monogramme de Durer, ajouté après coup. D'après Thausing, c'est une des meilleures œuvres de Durer. Mais le caractère décoratif, de pauvre style, jure avec celui des ouvrages authentiques de la même époque. L'hypothèse de Dodgson , qui y voit une gravure de Springinklee, d'après une esquisse que Durer aurait dessinée sur un bois, est plutôt tirée par les cheveux. On peut plus vraisemblablement attribuer entièrement l'œuvre à l'élève de l'artiste.

P. 353. Attribué à H. Weiditz par Dodgson dans les AI///, d. Ges. f. vervielf. K. p. 66.

P. 354. La partie inférieure et les pieds ont été ajoutés après coup. La gravure n'est pas de Durer.

P. 355. Malgré la maladresse du paysage, cette gravure offre tant d'analogie avec la technique de Durer que Dodgson l'attribue au maître avec raison.

P. 356. Cette gravure servit d'ornement à un bref d'indulgence qui avait un texte de 32 lignes à gauche, 24 lignes à droite, l'un et l'autre textes placés au-dessous de l'illustration. Dans un second bref, la gravure fut allongée par le bas ; mais cette addition dénote une main maladroite. Bartsch compte cette gravure parmi les œuvres authentiques ; mais aucune preuve n'étaie son opinion.

P. 357 à 359. Gravures destinées à l'ouvrage rêvé par Maximilien: le c Freydal . Des 255 miniatures qui existent et qui ont été exécutées en 1555, cinq seulement furent gravées sur bois. Dodgson les attribue à Durer. On ne peut guère être d'accord avec lui et l'on doit plutôt y voir la main d'un artiste tel que Burgk.mair.

P. 360 à 383. Le < Cortège de l'Empereur Maximilien était la seconde partie de la grande série de gravures dont l'empereur avait imaginé l'ensemble pour sa plus grande gloire. L' « Arc de Triomphe en formait la première partie. Le Char de Triomphe tenait le milieu dans le cortège ; c'est également DOrer qui en a fait le dessin et qui l'a reconnu comme son ouvrage en le signant de son nom. Mais la part qu'il y a prise ne peut être exactement évaluée. Tandis que Bartsch attribue le dessin de tout le cortège à Hans Burgk.mair, qui certainement a pris une grande part à l'exécution de l'ouvrage, Thausing veut que Durer lui-même ait exécuté les gravures que nous avons reproduites. Schestag, tout en différent de Thausing sur quelques points secondaires, {Annuaire des Collections d'art de l'Auguste Maison Impériale vol. I, ISS.ii a cherché à déterminer la part qu'a prise Durer à l'œuvre commune.

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